George Lucas
Date de naissance :
Le 14 mai 1944
Lieu de Naissance :
Modesto, en Californie, , aux États-Unis
Nationalité :
Américaine
Profession :
Réalisateur
Producteur
Scénariste

Le portrait

rédigé par
Publié le 01 mai 2017

À partir de la fin des années 1960, une nouvelle génération de cinéastes fait main-basse sur le cinéma américain. Surnommé le Nouvel-Hollywood, ce mouvement parvient en quelques films à redonner un sacré coup de jeune à une industrie jugée par certain vieillissante. Renouvelant les genres, il se compose de génies au nombre desquels Steven Spielberg, Francis Ford Coppola, Brian de Palma, Martin Scorsese, Michael Cimino et un bien-sûr George Lucas.

George Walton Lucas, Jr. est né le 14 mai 1944 à Modesto, une agglomération située à l’est de San Francisco, dans le nord de la Californie. Ses parents, Dorothy et George, tiennent une papèterie et élèvent le petit George et ses trois sœurs Ann, Kathleen et Wendy selon une éducation stricte calquée sur les valeurs de l’Eglise luthérienne. Dès le plus jeune âge, le garçon se plonge dans l’univers coloré des comics, préférant en particulier les histoires d’horreur et de science-fiction, Les Quatre Fantastiques de Jack Kirby figurant notamment parmi ses préférés. Durant l’adolescence, il se passionne aussi pour les westerns qui passent à la télévision, pour le rock ’n’ roll et pour la mécanique, des loisirs qui lui permettent de s’évader d’un quotidien parfois difficile et de se libérer du harcèlement scolaire dont il est victime. Passant le permis dès seize ans, il se voit déjà pilote de course professionnel mais un accident de voiture survenu deux ans plus tard, le 12 juin 1962, avec son Autobianchi Bianchina met un terme à son rêve.

Découvrant ses idoles sur le petit écran, George Lucas commence surtout à fréquenter les salles de cinéma lorsqu’il arrive à l’université. Et alors qu’il étudie l’anthropologie et la littérature sur les bancs du Modesto Junior College, il découvre avec un fort intérêt les œuvres expérimentales de Jordan Belson et Bruce Conner ainsi que le cinéma européen de Fellini et des réalisateurs de la Nouvelle Vague française Jean-Luc Godard et François Truffaut. Il fait alors le choix de suivre leur voie et s’inscrit dans la classe de cinéma de l’Université de Californie du Sud où il se lie d’amitié avec Randall Kleiser, Walter Murch, Hal Barwood et John Milius. Elève de l’animateur Les Novros, il tourne dès le milieu des années 1960 ses premiers courts-métrages, Look at Life, un photomontage des grands moments de la décennie, Herbie, une expérimentation sur fond de jazz, Freiheit, l’histoire d’un étudiant allemand cherchant à gagner l’ouest dans une Europe divisée par le Rideau de fer, ou encore 1:42:08 qui montre une Lotus 23 tournant sur un circuit automobile. Suivent The Emperor, un biopic sur l’animateur de radio Bob Hudson, Anyone Lived in a Pretty How Town inspiré du poème d’E. E. Cummings, et 6-18-67, un montage sur les paysages du désert tourné sur le plateau de L’Or de MacKenna, un western de J. Lee Thompson dont Lucas devait fournir un making-of.


Electronic Labyrinth: THX 1138 4EB

Diplômé de l’université en 1967, George Lucas rejoint les rangs de l’U.S. Air Force mais il est rapidement écarté à cause de ses nombreux excès de vitesse. Dans les mois suivants, il est convoqué pour faire son service militaire au Vietnam mais il est exempté à cause de son diabète. Il retourne alors sur les bancs de l’Université de Californie du Sud, dans la classe enseignant la production de films. Là, il tourne Electronic Labyrinth: THX 1138 4EB, un sujet court futuriste financé par la Navy en échange de leçons de cinéma dispensées aux marins par Lucas lui-même. Réalisé en douze semaines et monté par Verna Fields, l’une des professeurs de l’université, le court-métrage fait sensation auprès de ses camarades, notamment un certain Steven Spielberg. Il remporte en outre le premier prix lors de la troisième édition du festival national du film étudiant organisée au Lincoln Center de New York. Lauréat d’une bourse d’étude décernée par la Warner, George Lucas obtient alors le droit de suivre le tournage du film de son choix. Il se retrouve ainsi sur le plateau de La Vallée du Bonheur, un film musical de Francis Ford Coppola avec qui se lie d’amitié.


American Graffiti 

En 1969, George Lucas, fraîchement marié avec la monteuse Marcia Lou Griffin, suit en tant que caméraman la tournée des Rolling Stones pour le film Gimme Shelter qui sort l’année suivante. Il prend au même moment son envol avec la création d’American Zoetrope, un studio indépendant situé à San Francisco qu’il fonde avec son ami Francis Ford Coppola. Désireux de travailler loin des grosses majors hollywoodiennes, l’entreprise produit Les Gens de la Pluie réalisé par Coppola et le premier long-métrage de George Lucas, THX 1138, inspiré d’un de ses courts-métrages et qui raconte l’histoire d’une société futuriste contrôlée par un régime totalitaire. Mais le film, cofinancé par la Warner, reçoit un accueil désastreux de la part de ses producteurs qui exigent qu’un nouveau montage soit opéré. Proposé en salles en 1971, le long-métrage modifié par le studio est un semi-échec au box-office. Lucas, désormais bien décidé à s’assurer du contrôle créatif total sur ses futurs films, quitte alors American Zoetrope et se lance en solo. Il fonde sa propre société de production, Lucasfilm, Ltd avec laquelle il écrit et tourne son second projet, American Graffiti, une comédie dramatique coproduite avec Universal et racontant la dernière nuit d’une bande de copains de Modesto sur le point de se séparer pour faire leurs études sur la côte est. Mettant en scène de jeunes acteurs comme Richard Dreyfuss, Ron Howard et Harrison Ford, le long-métrage, qui mêle les passions de son réalisateur pour les voitures et le rock ‘n’ roll, attire le public et reçoit plusieurs prix, notamment les Golden Globes de la meilleure comédie et de la révélation de l’année décerné à Paul Le Mat. Lucas lui-même est récompensé par le National Society of Film Critics Awards et le New York Film Critics Circle Award. Egalement nommé pour le Golden Globe et l’Oscar du meilleur réalisateur, il s’incline cependant face à William Friedkin récompensé pour L’Exorciste et George Roy Hill sacré pour L’Arnaque.

Grâce au succès public et critique d’American Graffiti, George Lucas se fait rapidement un nom et se voit proposer de tourner Apocalypse Now, long-métrage sur la Guerre du Vietnam. Le projet avorte cependant pour cause de divergences artistiques avec Coppola qui décide de le réaliser lui-même. Le cinéaste cherche alors à produire un film pour les préadolescents et jette son dévolu sur Flash Gordon. Mais une fois encore, l’idée tombe à l’eau, Lucas et la société détenant les droits sur la série télévisée ne parvenant pas à se mettre d’accord. Qu’à cela ne tienne, George Lucas fait le pari d’écrire sa propre histoire de science-fiction. Mais rapidement, il se trouve confronté à la dure réalité d’Hollywood. Personne ne souhaite le suivre dans ce nouveau projet intitulé Star Wars : Un Nouvel Espoir. Personne ne manifeste un grand enthousiasme pour ce space opera inspiré de La Forteresse Cachée, un classique japonais d’Akira Kurosawa. Seul Alan Ladd, Jr, l’un des patrons de la Fox, accepte finalement de le financer. Lucas peut alors développer son script. Et pour assurer la conception des nombreux effets spéciaux, il crée en 1975 une nouvelle société, Industrial Light and Magic qui, avec les années, doit devenir l’une des meilleures dans son domaine avec à son palmarès des succès comme E.T. L’Extraterrestre, Les Goonies, Retour Vers le Futur, Le Secret de la Pyramide, Les Sorcières d’Eastwick, Qui Veut la Peau de Roger Rabbit, Total Recall, Jurassic Park, Forrest Gump, Jumanji, Men in Black et plus récemment Harry Potter à l’Ecole des Sorciers, Pirates des Caraïbes : la Malédiction du Black Pearl, Le Monde de Narnia – Chapitre 1 : Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire Magique ou encore Iron Man, Marvel's Avengers et Doctor Strange. Le réalisateur fonde aussi Skywalker Sound qui, avec les talents de Gary Kurtz et Ben Burtt, se spécialise dans la postproduction sonore, le montage de son et la création d’effets sonores.


Star Wars : Un Nouvel Espoir

Pour filmer Star Wars : Un Nouvel Espoir, George Lucas pose ses caméras en Tunisie puis à Londres. Au casting, quelques pointures comme Sir Alec Guinness et Peter Cushing, mais surtout une distribution essentiellement composée d’acteurs inconnus comme Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher. Le tournage est épique. Le montage initial, jugé mauvais par Lucas, nécessite d’être refait. Les effets spéciaux, cruciaux dans ce genre de production, mangent une grande partie du budget. Lucas, pris de stress, est hospitalisé. Finalement, Star Wars : Un Nouvel Espoir sort dans les salles américaines le 25 mai 1977. Et le public se déplace en masse pour voir ce nouveau classique de science-fiction. Les foules sont telles devant les cinémas que les forces de l’ordre sont obligées d’intervenir. Star Wars : Un Nouvel Espoir rapporte la bagatelle de 250 000 dollars le jour de sa sortie et devient rapidement un véritable phénomène de société rapportant des millions de dollars et assurant à Lucas, qui négocie avec la Fox d’empocher les recettes des produits dérivés, une sécurité financière extraordinaire pour ses futurs projets. Le long-métrage est également salué par la critique et la profession qui le récompensent de nombreux prix, notamment le Los Angeles Film Critics Association Award du meilleur film, le Golden Globe de la meilleure musique, les BAFTA de la meilleure musique et du meilleur son ou encore les Saturn Awards du meilleur film, du meilleur acteur dans un second rôle pour Alec Guinness, du meilleur scénario, de la meilleure musique, des meilleurs costumes, des meilleurs maquillages et des meilleurs effets spéciaux. Nommé onze fois aux Oscars, il repart également avec les statuettes de la meilleure direction artistique, des meilleurs costumes, du meilleur son, des meilleurs effets visuels, de la meilleure musique, ainsi que le prix du meilleur montage remis à Richard Chew, Paul Hitsch et Marcia Lou Griffin, la femme de Lucas, et un Oscar spécial décerné à Ben Burtt pour ses effets sonores. George Lucas lui-même est distingué en remportant le Saturn Award du meilleur réalisateur et en étant nommé aux Oscars et aux Golden Globes dans la catégorie meilleur réalisateur, deux prix qui lui échappent cependant encore.

Après Star Wars : Un Nouvel Espoir, George Lucas pose sa caméra pour se consacrer uniquement à l’écriture et à la production. Avec Lawrence Kasdan, il signe tout d’abord deux suites à sa saga galactique, Star Wars : L’Empire Contre-Attaque qui sort en 1980 et dont la réalisation est confiée à Irvin Kershner, l’un de ses enseignants lorsqu’il était étudiant, et Star Wars : Le Retour du Jedi mis en scène par Richard Marquand et proposé dans les salles en 1983. Lucas et Kasdan s’associent également avec Philip Kaufman pour écrire Les Aventuriers de l’Arche Perdue, un film d’aventure avec Harrison Ford dans le rôle de l’archéologie Indiana Jones. Coproduit et réalisé par son ami Steven Spielberg qui avait communiqué son envie de mettre en scène un épisode de James Bond avant que Lucas ne lui parle de son aventurier, le film remporte un immense succès. Devenant en quelques semaines le plus gros succès de l’année 1981, il donne naissance à une nouvelle saga qui se poursuit avec Indiana Jones et le Temple Maudit en 1984 puis Indiana Jones et la Dernière Croisade en 1989. George Lucas écrit aussi Willow, un film confié à Ron Howard et qui raconte l’histoire d’un fermier qui recueille un enfant dont la prophétie dit qu’il mettra un terme au règne tyrannique de la reine Bavmorda.

Dans le même temps, Lucas produit plusieurs autres longs-métrages supervisés par ses amis comme American Graffiti, la Suite, la suite du classique de 1973 confié à Bill L. Norton, Twice Upon a Time de John Korty, Mishima de Paul Schrader, Labyrinthe de Jim Henson, Howard… Une Nouvelle Race de Canard de Willard Huyck, Tucker de Francis Ford Coppola ou encore Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles de Don Bluth coproduit avec Spielberg. Avec Coppola, il finance aussi en 1980 Kagemusha, un long-métrage réalisé par Akira Kurosawa, l’une de ses idoles. Sollicité par les studios Disney, George Lucas produit par ailleurs deux nouvelles attractions pour les parcs à thème, Captain Eo réalisé par Francis Ford Coppola avec Michael Jackson, et Star Tours, respectivement inaugurées en 1986 et 1987.

Rentabilisant au maximum sa saga Star Wars avec des centaines de produits dérivés et des productions à la télévision tantôt réussies et tantôt assez douteuses parmi lesquelles L’Aventure des Ewoks et La Bataille d’Endor, George Lucas consacre une partie de ses gains au développement de nouvelles technologies pour le cinéma et le monde du divertissement en général. Pour ce faire, il continue de créer de nouvelles sociétés. En 1979, il engage Ed Catmull et John Lasseter qui prennent la tête de Lucasfilm Computer Division. La compagnie, après sa revente pour cinq millions de dollars au cofondateur d’Apple Steve Jobs, est renommée Pixar. Créée en 1982, LucasArts se consacre pour sa part au développement de jeux vidéo donc certains, comme Monkey Island et Maniac Mansion: Day of the Tentacle, deviennent des classiques. L’année suivante, THX Ltd., fondée avec Tomlinson Holma, œuvre dans le développement de nouveaux systèmes de son révolutionnaires pour les salles de cinéma. Dans un genre totalement différent, George Lucas, que l’Académie des Oscars récompense d’un Irving G. Thalberg Award, met enfin en place en 1991 une fondation, The George Lucas Educational Foundation, une organisation non lucrative dont la mission est d’encourager l’innovation au sein des établissements scolaires.

Après son divorce survenu en 1983 et la perte d’une bonne partie de sa fortune, George Lucas, père adoptif de la petite Amanda née en 1981, exprime dès la fin des années 1980 son envie de se replonger dans la saga Star Wars. L’univers qu’il a créé est en effet plus populaire que jamais, en particulier grâce aux bandes dessinées publiées par Dark Horse et les romans écrits par Timothy Zahn. Et Lucas décide de se repencher sur son projet de nouvelle trilogie donc l’action se situerait avant les films précédents et raconterait comment Anakin Skywalker est devenu Dark Vador. Confirmant l’information en 1993 dans les colonnes de la revue Variety, il se met alors à écrire dès 1994 ce qui s’appelle encore Star Wars - Episode 1: The Beginning. Il n’abandonne cependant pas ses activités de producteur qu’il exerce notamment sur la série télévisée Les Aventures du Jeune Indiana Jones diffusée sur ABC, ni celle de scénariste, signant le script de Radioland Murders de Mel Smith. En 1997, Lucas se replonge dans le passé et décide de rénover les premiers épisodes de Star Wars avec les technologies les plus modernes. Modifiant de nombreux plans, les films ressortent dans les salles puis en vidéocassettes. Mais contre toute attente, les changements opérés provoquent un véritable tollé auprès des fans qui accueillent cependant en grandes pompes Star Wars : La Menace Fantôme. En salle en 1999, le film marque le grand retour de Lucas derrière la caméra plus de vingt ans après Star Wars : Un Nouvel Espoir et devient le plus gros succès de l’année, frôlant le milliard de dollars de recettes. Et contrairement à la première trilogie, le cinéaste met également en scène les deux films suivants, Star Wars : L’Attaque des Clones cosigné avec Jonathan Hales en 2002 puis Star Wars : La Revanche des Sith présenté hors compétition à Cannes le 15 mai 2005. Jugés inférieurs à leurs prédécesseurs sortis deux décennies plus tôt, les nouveaux épisodes du space opera phénomène, dans lesquels Lucas offre au passage de tous petits rôles à sa fille Amanda ainsi qu’à Katie et Jett, ses deux autres enfants adoptifs nés en 1988 et 1993, sont associés à plusieurs séries télévisées, Star Wars: Clone Wars produite par Lucas et diffusée sur Cartoon Network, puis Star Wars: The Clones Wars.

Après avoir ressuscité la saga Star Wars, George Lucas, récompensé d’un Life Achievement Award remis par l’American Film Institute le 9 juin 2005 et inscrit l’année suivante au sein du Science Fiction Hall of Fame, s’attaque à redonner un second souffle à Indiana Jones. Apparaissant sur la scène des Oscars en 2007 aux côtés de ses amis Steven Spielberg et Francis Ford Coppola pour remettre à Martin Scorsese le prix du meilleur réalisateur pour Les Infiltrés, il retrouve donc dès 2008 le réalisateur des trois premiers films et les scénaristes Jeff Nathanson et David Koepp avec qui il signe Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal. Présenté au Festival de Cannes le 18 mai 2008, le film reçoit cependant un accueil tiède de la part du public et de la critique. Présent lors de l’inauguration en 2011 de Star Tours: The Adventures Continues aux Disney’s Hollywood Studios, Lucas produit en 2012 Red Tails d’Anthony Hemingway, l’histoire d’un groupe d’afro-américains incorporés dans les United States Army Air Forces durant la Seconde Guerre mondiale. Trottant dans la tête de Lucas depuis le début des années 1990, le film est un échec au box-office…

En 2012, George Lucas annonce son retrait, Kathleen Kennedy, l’une de ses collaboratrices qui a produit la majorité des films de Spielberg, devenant co-présidente de Lucasfilm, Ltd. Souhaitant ne plus produire de superproductions pour se concentrer sur des petites productions indépendantes, il crée la surprise le 30 octobre en vendant sa compagnie pour quelques 4,05 milliards de dollars à The Walt Disney Company qui devient de fait propriétaire de toutes ses grandes franchises, Indiana Jones et Star Wars pour lesquelles les studios de Mickey annoncent déjà le développement de nouvelles suites. Assistant aux premières réunions de travail, Lucas collabore ainsi en tant que consultant à Star Wars : Le Réveil de la Force. Mais le producteur est rapidement agacé par les orientations choisies par les équipes de J. J. Abrams et se retire. Déçu, il se retourne alors contre Disney, affirmant à la presse avoir vendu sa société « à des marchands d’esclaves », une déclaration sur laquelle il revient cependant rapidement. Goûtant très peu au scénario de Star Wars : Le Réveil de la Force, trop proche selon lui du premier opus sorti en 1977, Lucas admet cependant beaucoup aimer les choix fait pour Rogue One : A Star Wars Story. En 2015, il revient à ses premières amours et signe Strange Magic, un film d’animation de Gary Rydstrom. Mais une fois encore, la critique est sévère et le long-métrage fait un flop. A la même époque, la rumeur d’un cinquième épisode d’Indiana Jones se répand, Steven Spielberg et Harrison Ford ayant donné leur accord pour rempiler. Mais en octobre 2016, Lucas se retire de l’écriture du scénario, ne conservant qu’un rôle de producteur exécutif.

Désormais retiré des affaires, George Lucas épouse le 22 juin 2013 sa compagne Mellody Hobson lors d’une cérémonie organisée au Skywalker Ranch le 22 juin 2013. Papa d’une nouvelle petite fille, Everest, née le 12 août, le cinéaste consacre désormais sa fortune à des actions caritatives, donnant notamment en 2005 un million de dollars au Martin Luther King Jr. Memorial puis, en 2006, cent quatre vingt millions de dollars à l’Université de Californie du Sud pour qu’elle développe sa section cinéma. Avec Bill Gates et Warren Buffett, il promet par ailleurs de léguer la moitié de ses biens à des œuvres de charité. Par l’intermédiaire de la George Lucas Educational Foundation, il milite également devant le Congrès pour la mise en place d’un réseau sans fil gratuit pour les établissements scolaires. En juin 2013, il travaille par ailleurs à la création du Lucas Cultural Art Museum, un musée dans lequel sera exposée sa collection d’œuvres d’art, en particulier ses nombreuses illustrations et peintures signées Norman Rockwell. Pensant installer l’institution au sein du Presidio de San Francisco, il n’obtient cependant aucun accord avec le conseil d’administration et change son fusil d’épaule, proposant le projet, renommé le Lucas Museum of Narrative Art, à la municipalité de Chicago qui accepte de lui céder un terrain au cœur du Museum Campus, le parc situé en bordure du lac Michigan. Mais en juin 2016, il se heurte à un groupe d’opposants souhaitant protéger le site. George Lucas rapatrie alors son musée en Californie et choisi finalement de le construire dans le quartier d’Exposition Park à Los Angeles. Enfin, en avril 2016, Lucas offre plusieurs centaines de milliers de dollars en vue de la construction du Barack Obama Presidential Center à Chicago, le siège de la fondation créée par le président Obama qui, en juillet 2013, lui décernait la National Medal of Arts en récompense de sa contribution en faveur du cinéma américain.

Couronné d’un Disney Legend Award en août 2015 puis d’un Kennedy Center Honor en décembre 2015, George Lucas demeure sans conteste l’un des maîtres du cinéma américain. Souvent décrié par ses fans, il est parvenu en quelques films à marquer de son empreinte le Septième Art en redonnant notamment une place de choix à la science-fiction. Un génie !

La filmographie

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001
THX 1138
Réalisateur / Scénariste • Science-fiction • Warner Bros.
1971
Cinéma
1971
Cinéma
002
Réalisateur / Scénariste • Comédie dramatique • Universal Pictures
1973
Cinéma
1973
Cinéma
003
Star Wars : Un Nouvel Espoir
Réalisateur / Scénariste • Science-fiction • 20th Century Fox
1977
Cinéma
1977
Cinéma
004
Intervenant • Documentaire
1977
Télévision
1977
Télévision
005
Producteur • Comédie dramatique • Universal Pictures
1979
Cinéma
1979
Cinéma
006
Star Wars : L'Empire Contre-Attaque
Scénariste / Producteur • Science-fiction
1980
Cinéma
1980
Cinéma
007
Intervenant • Documentaire
1980
Télévision
1980
Télévision
008
Scénariste / Producteur • Aventure • Paramount Pictures • IMAX
1981
Cinéma
1981
Cinéma
009
Intervenant • Documentaire
1981
Télévision
1981
Télévision
010
Scénariste / Producteur • Science-fiction
1983
Cinéma
1983
Cinéma
011
Producteur • Animation Image par Image • Warner Bros.
1983
Cinéma
1983
Cinéma
012
Intervenant • Documentaire
1983
Télévision
1983
Télévision
013
Intervenant • Documentaire
1983
Télévision
1983
Télévision
014
Scénariste / Producteur • Aventure • Paramount Pictures
1984
Cinéma
1984
Cinéma
015
Star Wars : Les Aventures des Ewoks - La Caravane du Courage
Scénariste / Producteur • Science-fiction
1984
Télévision
1984
Télévision
016
Star Wars : Droïdes
Producteur • Animation 2D • 13 Épisodes
1985 • 1985
Télévision
1985 • 1985
Télévision
017
Producteur • Animation 2D • 2 Saisons
1985 • 1986
Télévision
1985 • 1986
Télévision
018
Producteur • Drame • Warner Bros.
1985
Cinéma
1985
Cinéma
019
Star Wars : Les Aventures des Ewoks - La Bataille pour Endor
Scénariste / Producteur • Science-fiction
1985
Télévision
1985
Télévision
020
Star Wars : Droïdes - Heep Le Destructeur
Producteur • Animation 2D
1986
Télévision
1986
Télévision
021
Labyrinthe
Producteur • Fantastique • TriStar Pictures
1986
Cinéma
1986
Cinéma
022
Howard... Une Nouvelle Race de Héros
Producteur • Science-fiction • Universal Pictures
1986
Cinéma
1986
Cinéma
023
Scénariste / Producteur • Fantastique • Metro-Goldwyn-Mayer
1988
Cinéma
1988
Cinéma
024
Producteur • Comédie dramatique • Paramount Pictures
1988
Cinéma
1988
Cinéma
025
Producteur • Animation 2D • Universal Pictures
1988
Cinéma
1988
Cinéma
026
Indiana Jones et la Dernière Croisade
Scénariste / Producteur • Aventure • Paramount Pictures
1989
Cinéma
1989
Cinéma
027
Scénariste / Producteur • Aventure • 2 Saisons
1992 • 1993
Télévision
1992 • 1993
Télévision
028
Scénariste / Producteur • Aventure • Australie
1993
Télévision
1993
Télévision
029
Producteur • Aventure
1994
Télévision
1994
Télévision
030
Scénariste / Producteur • Comédie • Universal Pictures
1994
Cinéma
1994
Cinéma
031
Producteur • Aventure
1995
Télévision
1995
Télévision
032
Producteur • Aventure
1995
Télévision
1995
Télévision
033
Producteur • Aventure
1996
Télévision
1996
Télévision
034
Scénariste / Producteur • Aventure
1996 • 1996
Télévision
1996 • 1996
Télévision
035
Star Wars : Droïdes - Les Pirates et le Prince
Producteur • Animation 2D • 20th Century Fox
1997
Vidéo
1997
Vidéo
036
Producteur • Animation 2D • 20th Century Fox
1997
Vidéo
1997
Vidéo
037
Star Wars : La Menace Fantôme
Réalisateur / Scénariste • Science-fiction • Disney Digital 3-D
1999
Cinéma
1999
Cinéma
038
Star Wars : L'Attaque des Clones
Réalisateur / Scénariste • Science-fiction • IMAX
2002
Cinéma
2002
Cinéma
039
Producteur • Animation 2D • 3 Saisons
2003 • 2005
Télévision
2003 • 2005
Télévision
040
Star Wars : Droïdes - Le Trésor de la Planète Cachée
Producteur • Animation 2D • 20th Century Fox
2004
Vidéo
2004
Vidéo
041
Producteur • Animation 2D • 20th Century Fox
2004
Vidéo
2004
Vidéo
042
Star Wars : La Revanche des Sith
Réalisateur / Scénariste • Science-fiction
2005
Cinéma
2005
Cinéma
043
Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
Scénariste / Producteur • Aventure • Paramount Pictures
2008
Cinéma
2008
Cinéma
044
Star Wars : The Clone Wars
Producteur • Animation 3D • Warner Bros.
2008
Cinéma
2008
Cinéma
045
Producteur • Animation 3D • 6 Saisons
2008 • 2014
Télévision
2008 • 2014
Télévision
046
Producteur • Documentaire
2012
Télévision
2012
Télévision
047
Producteur • Aventure • 20th Century Fox
2012
Cinéma
2012
Cinéma
048
Producteur • Documentaire
2012
Télévision
2012
Télévision
049
Strange Magic
Scénariste / Producteur • Animation 3D • Touchstone Pictures
2015
Cinéma
2015
Cinéma
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La parcographie française

001
Star Tours
Producteur • Simulateur de vol
1992 • 2016
Fin d'activité
1992 • 2016
Fin d'activité
002
Producteur • Cinéma 3D
1992 • 1998
Fin d'activité
1992 • 1998
Fin d'activité
003
Producteur • Science-fiction
2010 • 2015
Fin d'activité
2010 • 2015
Fin d'activité
004
Producteur • Simulateur de vol
2017
En activité
2017
En activité

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