Le Lapin Blanc
Date de création :
Le 28 juillet 1951
Nom Original :
The White Rabbit
Créateur(s) :
Mary Blair
Wolfgang Reitherman
Fred Moore
Apparition :
Cinéma
Télévision
BD
Parcs
Jeux Vidéo
Voix Originale(s) :
Bill Thompson (Alice au Pays des Merveilles)
Corey Burton (Disney’s Tous en Boîte)
Michael Sheen (Alice au Pays des Merveilles, film live de Tim Burton et Alice de l’Autre Côté du Miroir)
John Lithgow (Once Upon a Time in Wonderland)
Voix Française(s) :
Paul Ville (doublage de 1951 d'Alice au Pays des Merveilles)
Guy Piérauld (doublage de 1974 d'Alice au Pays des Merveilles et Disney's Tous en Boîte)
William Coryn (Alice au Pays des Merveilles, film live de Tim Burton et Alice de l’Autre Côté du Miroir)
Interprète(s) :
Patrick Richwood (Adventures in Wonderland)

Le portrait

rédigé par Thibaut Ange
Publié le 11 juin 2020

Le Lapin Blanc est un personnage apparu dans Alice au Pays des Merveilles, le treizième Grand Classique des studios Disney sorti en 1951. C’est lui qui mène Alice jusqu'au Pays des Merveilles. Il s’inspire ainsi de l’un des plus célèbres personnages créés par l’auteur britannique Lewis Carroll dans son roman Alice's Adventures in Wonderland (Les Aventures d'Alice au Pays des Merveilles), un récit surréaliste ayant pour héroïne une petite fille, publié en 1865. Illustré par Sir John Tenniel, le roman connaîtra une suite, Through the Looking-Glass, and What Alice Found There (De l’Autre Côté du Miroir), paru six ans plus tard, en 1871.

Un Lapin Trop Pressé...

Dans l’œuvre originale comme dans le Grand Classique de Disney, ce lapin aux yeux roses portant un gilet et un nœud papillon, et possédant une montre à gousset qu’il ne quitte pas des yeux, attire donc l’attention de la jeune Alice et, en suscitant sa curiosité, la conduit bien involontairement à pénétrer dans le Pays des Merveilles. Alors qu'elle se met à rêvasser pendant que sa sœur lui lit sa leçon d'Histoire, la fillette aperçoit en effet le lapin courant tout en se lamentant à tue-tête qu'il est en retard. Elle se lance tout de go à sa poursuite en pénétrant à plat-ventre dans son terrier et atterrit au Pays des Merveilles après une chute vertigineuse et interminable, sous le regard interloqué de sa chatte Dinah, demeurée elle à l’entrée du terrier.

Une grande partie du film retrace alors la poursuite du Lapin Blanc par Alice, curieuse de connaître les raisons qui poussent ce curieux personnage à se presser et pour quelle destination. Après être parvenue à passer la porte dans laquelle il s’est engouffré, la jeune fille voit ainsi le lapin s’échapper à travers bois alors qu’elle est prise malgré elle dans une « course saugrenue » menée par un étonnant Dodo. Tentant désespérément de suivre sa trace, la fillette croise de nouveau sa route à trois reprises lors de son périple dans le Pays des Merveilles.

Elle le retrouve tout d'abord dans sa « jolie petite maison », une demeure coquette installée en lisière de forêt. Obnubilé par son prétendu retard, le Lapin la prend pour sa domestique, une certaine Marianne, et lui ordonne d'aller lui chercher ses gants. Alors qu'Alice fouille dans sa chambre à la recherche des gants oubliés, elle trouve des biscuits et, bien imprudente, décide d’en goûter un qui la fait instantanément grandir de façon démesurée. Elle se retrouve ainsi prise au piège de la maison : ses bras et ses jambes gigantesques sortant par les portes et fenêtres et poussant le lapin, inquiet de sa lenteur et venu à sa rencontre à l’intérieur, à fuir à toute vitesse.

Le Lapin Blanc croit en effet que sa maison est occupée par un terrible monstre et fait appel au Dodo qui passait par là pour l'en déloger. Ce dernier entreprend alors de solutionner le problème en interpellant Bill, un lézard ramoneur, pour passer par la cheminée afin de déloger le monstre. Le malheureux échoue toutefois lamentablement propulsé dans les airs par un éternuement d’Alice... Le Dodo envisage ensuite une méthode plus radicale : mettre le feu à la maison du Lapin Blanc ! Malgré ses vives protestations, ce dernier voit sa charmante maisonnée sur le point d’être incendiée, le Dodo utilisant la porte de son jardin, une partie de son mobilier ou son perchoir à moineaux comme combustibles. Ne souhaitant pas finir en fumée, Alice ramasse alors une carotte dans le jardin du lapin et croque dedans, ce qui a pour conséquence inattendue de la faire immédiatement rétrécir à la taille d'une fourmi. Réalisant qu’il est désormais encore plus en retard qu’auparavant, le Lapin Blanc quitte aussitôt sa maison, poursuivi par une Alice minuscule, laissant sur place le Dodo qui, lui, tente toujours d’allumer un feu.

Le Lapin Blanc réapparaît un peu plus tard au cours de la scène de célébration de non-anniversaire organisée par le Chapelier Toqué, le Lièvre de Mars et le Loir, à laquelle Alice a pris part. Traversant le jardin en prétextant de nouveau être en retard, il est attrapé par le Chapelier qui lui déclare que cela n’a rien d’étonnant, sa montre retardant de deux jours et dix secondes. Crédule, le Lapin Blanc laisse le Chapelier et le Lièvre examiner l'objet et tenter de le réparer à leur façon : ils plongent alors la montre dans du thé avant de l’ouvrir, la tartiner de beurre puis y ajouter deux cuillères à sucre, de la confiture et un peu de citron. Refermée, la montre, cadeau du cousin Jeannot reçu à l’occasion de l’un des non-anniversaires du Lapin Blanc, tremble, s’agite, bouge dans tous les sens, bref devient folle ! Elle finit par rendre l’âme sous un coup de maillet frénétique asséné par le Lièvre de Mars ; les lamentations du Lapin Blanc n'y changeront rien, expulsé par les propriétaires des lieux, il reprend sa route vers une destination inconnue. Alice essaie de nouveau de suivre sa trace…

Finalement, alors qu'elle est arrivée dans le Royaume de Cœur, Alice découvre que le Lapin Blanc est en fait une sorte de valet chargé d'annoncer très officiellement l'arrivée de la Reine de Cœur… et accessoirement celle de son freluquet de mari, le Roi de Cœur, que le lapin oublie toujours. C’est sans nul doute cette importante responsabilité auprès de la souveraine du royaume qui expliquait son empressement depuis le début. Sa fonction veut en effet que ce soit lui qui, à l’aide de sa trompette, introduise la partie de croquet qui voit la Reine de Cœur affronter Alice en duel. Plus tard, quand la Reine a été renversée par le Chafouin et que cette dernière a accusé Alice d’en être responsable, le lapin annonce également le début du procès d'Alice. C’est ainsi lui qui rappelle à la cour les faits reprochés à la jeune prévenue ayant conduit la reine à perdre son sang-froid, puis qui appelle les différents témoins à la barre.

À la fin du film, poursuivie par la Reine de Cœur et tous les autres personnages qu'elle a rencontrés au cours de son périple, Alice se réveille et se rend compte que tout ce qu'elle a vécu depuis qu'elle a commencé à suivre le Lapin Blanc n'était qu'un rêve. La jeune fille s'était en effet endormie dans l'arbre où elle écoutait la leçon d'histoire lue par sa grande sœur, faisant du Lapin Blanc comme des autres habitants du Pays des Merveilles des personnages imaginaires n'ayant existé que dans ses songes...

Le Lapin Blanc est sans nul doute le plus sensé des personnages qu'Alice rencontre au cours de son périple au Pays des Merveilles. Il ne poursuit en effet qu'un seul et unique but du début à la fin du film, être à l'heure à son travail ! Nul autre habitant du royaume ne peut prétendre être aussi responsable. À l’inverse, il manque sérieusement de caractère et se laisse souvent déborder par les personnages loufoques qu’il rencontre. Ainsi, il se révèle à plusieurs reprises totalement impuissant à imposer ses volontés ou à dire non face aux autres personnages, comme quand le Dodo décide de brûler sa maison ou lorsque le Chapelier Toqué et le Lièvre de Mars s’emparent de sa montre pour prétendre la réparer, la détruisant totalement.

La Conception du Personnage

Les illustrations originelles de John Tenniel sont, au final, largement modifiées : si elles conservent leurs apparences initiales, elles revêtent bien vite un style purement disneyen. Le travail d'adaptation se voit ainsi confié à Mary Blair, remarquée pour sa participation aux films latino-américains, Saludos Amigos et Les Trois Caballeros. Elle prend ici le parti d'utiliser des couleurs primaires et de simplifier les dessins des décors, jusqu'à leur donner un aspect minimaliste caractérisé par une quasi absence de contours et de réalisme. Elle a su alors parfaitement coller aux attentes de Walt Disney, très attaché à donner à son film, à la fois, une atmosphère britannique, un côté enfantin et une ambiance d'absurde. Tout le fruit de l'incroyable travail de Mary Blair dans Alice au Pays des Merveilles peut assurément se trouver condensé dans les décors de la maison du Lapin Blanc.


Illustrations de John Tenniel pour le roman de Lewis Carroll

Le personnage du Lapin Blanc a été principalement animé par Wolfgang Reitherman, se chargeant notamment de toute la scène se passant dans la maison du lapin. Pour Alice au Pays des Merveilles, il a aussi supervisé l'animation d'Alice, du Dodo et de Bill le lézard. Entré aux studios Disney en 1934, il a dirigé l'animation du Miroir Magique dans Blanche Neige et les Sept Nains (1937), de Monstro la baleine dans Pinocchio (1939), de la souris Timothée dans Dumbo (1941), d'Ichabod Crane et du Cavalier Sans Tête dans Le Crapaud et le Maître d'École (1949), des souris Gus et Jaq dans Cendrillon (1950), du crocodile Tick Tock Croc dans Peter Pan (1953) ou encore de Maléfique transformée en dragon dans La Belle au Bois Dormant (1959). Il devient co-réalisateur sur Les 101 Dalmatiens (1961), puis réalisateur sur tous les Grands Classiques de Merlin l'Enchanteur (1963) aux (Les) Aventures de Bernard et Bianca (1977). Il a aussi joué comme acteur dans le film Le Dragon Récalcitrant (1941). Membre de l'équipe des "Neuf Vieux Messieurs", il a reçu la distinction de « Disney Legend » en 1989, à titre posthume.


Dessins de Mary Blair

Fred Moore a aussi animé le personnage dans quelques scènes de la seconde moitié du film. L’artiste a commencé à travailler chez Disney sur des courts-métrages de Mickey Mouse et des Silly Symphonies. C'est notamment lui qui a créé et animé les Trois Petits Cochons. En 1934, il se voit confier la supervision de l'animation des Nains avec Bill Tytla pour Blanche Neige et les Sept Nains (1937). Pour Pinocchio (1940), il a surtout animé le personnage de Crapule. Par la suite, Moore a travaillé sur l'animation des Centaurettes dans Fantasia (1940), et a créé le modèle de Mickey en apprenti sorcier avant d'en superviser la séquence. Devenu spécialiste de l'animation de Mickey, il se charge du plus célèbre personnage des studios Disney dans les cartoons Le Brave Petit Tailleur (1938), Chien d'Arrêt (1939) ou encore Les Années 90 (1941).


Model sheet du personnage

En version originale, le Lapin blanc est vocalisé par l'acteur Bill Thompson qui prête aussi sa voix au Dodo. Né le 8 juillet 1913 à Terre Haute aux États-Unis, il débute très tôt en tant que comédien à la radio au milieu des années 30 avant de passer au cinéma au début des années 40. Ses plus grands succès seront assurément ses différents rôles dans la comédie radiophonique Fibber McGee and Molly à partir de 1936 mais également la voix qu'il donne au personnage de Droppy dans les cartoons de Tex Avery sortis chez MGM. Pour les studios Disney, il va assumer plusieurs autres toons emblématiques dont le roi Hubert dans La Belle au Bois Dormant, Monsieur Mouche dans Peter Pan, Jock, Bull, Dachsie, Joe et le Policier dans La Belle et le Clochard, le vieux Spike l'Abeille dans le cartoon Soyons Associés, Picsou dans le cartoon Picsou Banquier ou Comment Réussir dans la Finance, le Professeur Owl dans les cartoons Adventures in Music : Melody et Les Instruments de Musique jusqu'à l'Oncle Waldo dans Les Aristochats, son dernier rôle avant de mourir le 15 juillet 1971.

Dans sa version française, la voix du lapin est celle de Paul Ville pour le premier doublage du film en 1951 tandis que pour celui de 1974, c'est Guy Piérauld qui incarne le personnage. Cet acteur et scénariste, surtout connu pour son activité dans le doublage, a aussi interprété Monsieur Moustache dans Le Crapaud et le Maître d’École, le chien Toughy dans La Belle et le Clochard, la souris Croquenote dans Robin des Bois, Grignotin dans le doublage de 1997 de Les Aventures de Winnie l’Ourson (1977). Il double également Bugs Bunny dans la version française de Qui Veut la Peau de Roger Rabbit (1988).

Bill Thompson
Guy Piérauld
Autres Apparitions Animées

Le Lapin Blanc est apparu à de nombreuses reprises parmi les clients du club tenu par Mickey et ses amis dans la série télévisée Disney’s Tous en Boîte (2001-2004). Figurant dans le générique d’ouverture de la série, tenu par le col par Daisy tandis qu’il tient sa montre en main, semblant indiquer qu’il est l’heure du début du spectacle, il est visible dans plusieurs épisodes. Dans Le Grand Secret de Clarabelle, la vache annonce ainsi qu'elle révélera un grand secret à la fin de l'émission qu'elle anime. Se sentant concernés, plusieurs personnages Disney se confient alors à elle. Parmi eux, le Lapin Blanc confesse qu'il n'a jamais été en retard et qu'il n'est qu'un imposteur. Dans l'épisode Mickey contre Shelby, il se cache derrière le bureau d'accueil du club tenu par Daisy lorsqu'Alice demande à cette dernière si elle ne l'a pas vu. Dans l'épisode Tout le Monde Aime Mickey, il demande à Daisy de reprogrammer sa réservation pour le club au lendemain, prétendant de nouveau être en retard.
Il figure aussi au casting de deux films direct-to-video compilant des épisodes de la série avec quelques scènes inédites, Mickey, la Magie de Noël (2001) et Mickey, le Club des Méchants (2002).


Disney's Tous en Boîte (2001)

Le lapin a fait l’objet de plusieurs cameos. Dans Aladdin et le Roi des Voleurs, troisième volet de la saga Aladdin sorti directement en vidéo en 1996, le Génie prend brièvement son apparence lors du mariage d’Aladdin et Jasmine, au moment où il déclare être en retard pour la cérémonie qu'il doit présenter, réinterprétant alors la chanson du lapin dans Alice au Pays des Merveilles. Dans un épisode de la série télévisée Phinéas et Ferb (2007-2015), il apparaît furtivement lors de l’entrée en scène de Perry l’Ornithorynque, alias l’Agent P.


Aladdin et le Roi des Voleurs (1996)

Le Lapin Blanc Dans Des Productions Live

Le lapin issu de l’imagination de Lewis Carroll a aussi fait des apparitions dans des productions Disney en prises de vues réelles dérivées d'Alice au Pays des Merveilles. Il figure ainsi dans la série musicale Disney’s Adventures in Wonderland (1992-1995), initialement diffusée sur Disney Channel, dans laquelle les personnages sont des acteurs ou des marionnettes. Depuis chez elle, la jeune Alice, jouée par l'actrice Elisabeth Harnois, peut donc se rendre au Pays des Merveilles en traversant son miroir. Le Lapin Blanc y est joué par l'acteur Patrick Richwood. Il y est à la fois le confident, le chef cuisinier, le laquais et l'assistant de la Reine de Coeur, se déplaçant principalement sur des rollers provoquant régulièrement sa chute.


Disney's Adventures in Wonderland (1992)

Le Lapin Blanc figure aussi au casting du film live Alice au Pays des Merveilles réalisé par Tim Burton (2010), dans lequel il est affublé du nom de Nivens McTwisp. Personnage secondaire, il n'y fait que quelques apparitions.

Alice le repère bondissant furtivement dans des bosquets dans le jardin de Lord Ascot, le père d’Hamish avec qui elle est contrainte de se fiancer. Au moment où le garçon disgracieux fait sa demande, le Lapin réapparaît à la seule vue d’Alice, brandissant une montre qui conduit la jeune fille à décliner la proposition et à quitter les lieux, se lançant à la poursuite de l’animal à travers le jardin puis à travers les bois jusqu’à l’entrée d’un terrier où il s’engouffre. Se penchant au-dessus du trou, Alice tombe alors dedans et, après une chute vertigineuse, se retrouve au cœur du Pays des Merveilles. Elle y retrouve le Lapin Blanc qui était chargé de l’attirer jusque là depuis le monde extérieur. En compagnie des frères Tweedle Dee et Tweedle Dum, du Loir et du Dodo, il emmène la jeune femme jusqu’à Absolem, une chenille, afin de vérifier qu’elle est la bonne Alice, capable de combattre le Jabberwocky, tel qu’indiqué sur un parchemin oracle. Le groupe se voit alors attaqué par le Bandersnatch, un animal terrifiant, accompagné de soldats-cartes menés par le Valet de Cœur qui capturent le Lapin Blanc et le Dodo. Alice parvient à s’enfuir tandis que les jumeaux Tweedle sont capturés à leur tour par l'Oiseau Jobbard de la Reine Rouge Iracebeth.


Alice au Pays des Merveilles (2010)

Alice retrouve le Lapin Blanc quand elle se rend au palais de la Reine Rouge pour sauver le Chapelier Toqué, lui aussi retenu. Servant la Reine et sa cour, le lapin blanc parvient à subtiliser à la Reine le fameux parchemin prédisant l’avenir. Il permet ainsi à Alice d’apprendre que l’épée vorpaline, seule arme capable de vaincre le Jabberwocky, est cachée dans le château, dans l'antre du Bandersnatch. Le lapin s’évanouit quand il découvre la blessure que la bête féroce a faite à un bras d’Alice lors de leur première rencontre.

Alors qu’Alice est parvenue à récupérer l’épée et à prendre la fuite pour le palais de la Reine Blanche Mirana, sa sœur la Reine Rouge condamne à mort le Chapelier quand elle s’aperçoit du vol. Nivens McTwisp est présent dans l’assistance quand le Chapelier s’avance vers l’échafaud et se cache les yeux quand le bourreau s’apprête à trancher sa tête. Remplacé par le Chat du Cheshire, le Chapelier s'en sort indemne, appelle à la révolte contre la Reine Rouge et prend la fuite vers le palais de la Reine Blanche en compagnie du Lapin Blanc, des jumeaux Tweedle et du Loir.


Alice au Pays des Merveilles (2010)

Le lendemain, le Lapin Blanc lance un appel pour la désignation du champion de la Reine Blanche qui devra affronter le Jabberwocky, puis déroule le parchemin démontrant qu’Alice est la seule capable de triompher du monstre. Le « Jour Frabieux » arrivé, le lapin annonce sur un échiquier géant le combat entre les champions des Reines Rouge et Blanche. Il prend la fuite lors de l'apparition du Jabberwocky, puis réapparaît quand Alice a tranché la tête du monstre.

Le film de Tim Burton a donné lieu à une suite, Alice de l’Autre Côté du Miroir (2016), réalisé par James Bobin et pour lequel Burton a conservé la production. Le Lapin Blanc Nivens McTwisp y apparaît de nouveau aux côtés des autres personnages du Pays des Merveilles quand Alice y est de retour après avoir navigué à travers le monde durant quelques années en tant que capitaine sur le Wonder, le bateau de son père décédé. Le lapin se montre particulièrement inquiet de voir la jeune fille partir rendre visite au Temps afin d’explorer le passé pour retrouver la famille du Chapelier Toqué et sauver ce dernier de la dépression.

Après avoir trouvé le Temps, Alice lui subtilise la Chronosphère qui lui permet de voyager dans le passé. Elle y retrouve le Lapin Blanc quand elle se retrouve accidentellement le jour du couronnement de la Reine Rouge Iracebeth. Le lapin est alors parmi l’assemblée réunie pour l’occasion. De retour dans le présent, Alice retrouve le Chapelier mourant chez lui, dans son lit. Le Lapin Blanc qui vient de l’ausculter indique que « c’est à peine si son cœur bat ». Remis sur pied après avoir appris d’Alice que sa famille est en vie, prisonnière de la Reine Rouge, le Chapelier décide d’aller la secourir. Le Lapin Blanc accompagne le Chapelier, Alice et la Reine Blanche jusqu’au repaire d’Iracebeth.


Alice de l'Autre Côté du Miroir (2016)

Dans le film live de Tim Burton comme dans sa suite, le Lapin Blanc est interprété par l'acteur britannique Michael Sheen, connu pour ses rôles dans les films The Queen (2006) de Stephen Frears où il incarne le Premier ministre Tony Blair, Blood Diamond (2006) d'Edward Zwick où il joue le rôle de Simmons, ou encore Frost/Nixon, l'Heure de Vérité (2008) de Ron Howard dans lequel il campe le journaliste et présentateur télévisé britannique David Frost.
Voix française du personnage dans les deux films, William Coryn a aussi interprété les rôles de Fleur pour le doublage de 1978 du Grand Classique Bambi (1942), le Génie dans La Bande à Picsou - Le Film : Le Trésor de la Lampe Perdue (1990) et le Docteur Martin Griffiths dans Clochette et l'Expédition Féerique (2010).

Encore plus récemment, le Lapin Blanc est apparu dans la série télévisée live Once Upon a Time in Wonderland (2013-2014), produite par ABC Studios et dérivée de la série Once Upon a Time - Il Était Une Fois (2011-2018). Ce spin-off fait ainsi apparaître une Alice adolescente dans le Londres du XIXe siècle. La jeune fille, internée en hôpital psychiatrique pour démence, est secourue par le Lapin Blanc (surnommé Percy) et le Valet de Coeur Will Scarlett qui la ramènent au Pays des Merveilles. Plus tard, le Lapin Blanc est fait prisonnier par Jafar, qui le contraint à travailler pour lui. Dans cette série, le lapin est campé par l'acteur américain John Lithgow, récompensé d'un Emmy Award en 2016 pour son interprétation de Winston Churchill dans la série The Crown de Netflix (depuis 2016).


Once Upon a Time in Wonderland (2013)

Autres Apparitions

Au-delà de ses apparitions à l’écran, le Lapin Blanc est également visible à de nombreuses reprises dans des bandes dessinées inspirées du Grand Classique Alice au Pays des Merveilles et publiées dans divers magazines et comics dans plusieurs pays. Dès le mois de mai 1951, une histoire de 48 pages inspirée du film d’animation, écrite par Del Connell et dessinée par Riley Thomson et Bob Grant, paraît au rythme d’une page par semaine dans un comic strip aux États-Unis, puis dans plusieurs pays européens. Elle a été par la suite rediffusée dans plusieurs magazines, notamment dans Mickey Mouse Weekly (États-Unis) et Mickey Magazine (Belgique).

En France, le Lapin Blanc a fait la couverture, aux côtés d’Alice, du n°1188 du Journal de Mickey paru en mars 1975. Le numéro contenait une histoire sur cinq pages reprenant le déroulé du film d’animation.

Le Lapin Blanc a également signé plusieurs apparitions dans des jeux vidéo. Il figure notamment dans Disney's Villains' Revenge (Buena Vista Games, 1999), dans la série de jeux Kingdom Hearts (Kingdom Hearts en 2002, Kingdom Hearts Re: Chain of Memories en 2007, Kingdom Hearts 358/2 Days en 2009, Kingdom Hearts: Coded en 2008), dans Kinect : Disneyland Adventures (Microsoft Studios, 2011) ou encore dans Disney Magical World (Nintendo, 2014). Il apparaît sous sa version live du film de Tim Burton dans le jeu Disney Universe (Disney Interactive Studios, 2011).
Plus récemment, il est apparu dans des jeux développés pour smartphones : Disney Magic Kingdoms (Gameloft, 2016) dans lequel le joueur développe son Parc à thèmes Disney, et Disney Emoji Blitz (Disney Mobile, 2016).

Kingdom Hearts (2002)
Disney Magic Kingdoms (2016)
Dans les Parcs à Thèmes

Le Lapin Blanc a fait son apparition dès l’ouverture du premier Parc Disney en Californie en 1955. Des photos d’archives le montrent en effet, dans un costume sommaire, aux côtés d’Alice et de Walt Disney lors de l’inauguration de l’attraction Alice in Wonderland en 1958. Son costume a ensuite évolué plusieurs fois jusqu’à sa forme actuelle.

Inauguration de l'attraction Alice in Wonderland
(Disneyland Resort, 1958)
Le Lapin Blanc avec Alice et le Chapelier Toqué
dans les années 1960

Aujourd’hui, le Lapin Blanc est un personnage qui se rend régulièrement à la rencontre des visiteurs des Parcs à thèmes Disney de par le monde. Ses sorties se font souvent en compagnie d'Alice et du Chapelier Toqué. Il porte alors toujours sa tenue de travail du Royaume de Coeur.

À Disneyland Resort, le Lapin Blanc participe parfois au jeu des chaises musicales organisé par le Chapelier et le Lièvre de Mars. Il apparaît pour cela sous la forme d’un Audio-Animatronic dans l’attraction Alice in Wonderland, où les visiteurs embarquent dans des wagonnets reprenant le design de la Chenille pour un parcours scénique dans lequel ils poursuivent le Lapin Blanc au cœur du Pays des Merveilles.
Sur la place centrale du Disneyland Park, plusieurs personnages possèdent une statue en bronze à leur effigie, parmi lesquels le Lapin Blanc. Une autre statue du lapin est également visible dans Fantasyland, où sa maison (The White Rabbit Cottage) est installée.

Alice in Wonderland (Disneyland Resort)
Statue à Disneyland Resort

À Disneyland Paris, une statue du Lapin Blanc tenant sa montre à la main figure à l'entrée de l'attraction Alice's Curious Labyrinth, accueillant les visiteurs qui viennent déambuler dans les impasses du labyrinthe inspiré du film d’animation de 1951.

À Tokyo Disneyland, une statue du Lapin Blanc est visible devant le Queen of Hearts Banquet Hall, restaurant inspiré de l'univers du film Alice au Pays des Merveilles.

Alice's Curious Labyrinth (Disneyland Paris)
Queen of Hearts Banquet Hall (Tokyo Disney Resort)

Le Lapin Blanc participe aussi à de nombreuses parades. Il figurait sur la Main Street Electrical Parade, parade nocturne qui a défilé pendant de nombreuses années dans plusieurs Parcs Disney de par le monde. À Walt Disney World Resort, il apparaissait lors de la Celebrate A Dream Come True Parade (2009-2014) et peut être vu aujourd’hui lors de la Festival of Fantasy Parade du Parc Magic Kingdom (depuis 2014). À Disneyland Paris, il apparaissait lors de la Disney's Once Upon a Dream Parade (2007-2012) et la Disney Magic on Parade (2012-2017). À Tokyo Disney Resort, il défile sur l'un des chars de la parade Dreaming Up! (depuis 2018).

25 ans de Disneyland Paris
Disney's Festival of Fantasy Parade (Walt Disney World Resort)

Enfin, le personnage est visible lors de certains spectacles, tels que le show nocturne Fantasmic! à Disneyland Resort, apparaissant lors de la scène finale réunissant de nombreux Personnages Disney sur le Mark Twain Riverboat, et le spectacle nocturne Once Upon a Time de Tokyo Disney Resort.

Personnage trop pressé, le Lapin Blanc constitue le fil rouge du Grand Classique Alice au Pays des Merveilles. Allant sans cesse de l’avant sans donner d’explications, il conduit Alice à s’aventurer toujours un peu plus au cœur du Pays des Merveilles, à la rencontre de personnages de plus en plus fous. Grâce au travail préparatoire de Mary Blair puis des deux principaux animateurs en charge du personnage, le Lapin Blanc est une vraie réussite visuelle. Plusieurs générations ont, depuis sa création, fredonné au moins une fois sa plus célèbre des répliques :

"Je n'ai pas le temps de dire au revoir, je suis en retard, en retard !"

Poursuivre la visite

Les Réseaux Sociaux

www.chroniquedisney.fr
Chronique Disney est un site amateur, non officiel, sans lien avec The Walt Disney Company, ni publicité,
utilisant des visuels appartenant à The Walt Disney Company ou des tiers par simple tolérance éditoriale, jamais commerciale.