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Les Éléments Disparus de Disneyland Paris
Retour sur les Effets et Détails qui ont Fait la Magie du Resort

L'article

rédigé par Élias Leprince
Publié le 07 février 2021

Ouvert en 1992, puis évoluant au fil de longues décennies, Disneyland Paris est un Resort qui a progressivement changé de visage depuis ses premiers jours. Combien de souvenirs marquants remontent uniquement à la mémoire de celles et ceux qui ont connu la jeune destination dans les années 1990 ? Combien de visiteurs partent aujourd’hui encore à la recherche de détails qu’ils sont persuadés d’avoir vus il y a très longtemps, mais qu’ils ne parviennent pas à retrouver malgré la plus grande des persévérances ? Comme tout lieu sur Terre, Disneyland Paris s’est parfois métamorphosé, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, pour répondre à divers besoins successifs ; ceci engendrant la disparition d’éléments significatifs comme l’apparition de nouveaux détails dignes d’intérêt. Walt Disney lui-même, qui était par ailleurs connu pour son souci d’apporter constamment un grand nombre de modifications à Disneyland, défendait l’idée que son Parc ne serait jamais achevé tant qu’il resterait de l’imagination dans le monde. Le Resort européen n’a pas dérogé à la règle.

Projets abandonnés, corrections apportées au fil du temps, retrait d’effets trop contraignants à maintenir, remplacements… Nombreuses sont les raisons pour lesquelles un élément peut être retiré, remplacé, voire complètement effacé. Mais nombreux sont également les documents qui ont permis de les immortaliser. Il est alors temps de revenir sur les plus remarquables d’entre eux pour une plongée inoubliable dans un Disneyland Paris en perpétuel changement.

Les Arches Lumineuses de Noël

En tant qu’entrée du royaume enchanté qu’est le Parc Disneyland à Disneyland Paris, Main Street, U.S.A. est le Land servant d’introduction à tout ce qui attend les visiteurs. Ce rôle n’est jamais plus probant qu’à la période de Noël, lorsqu'il doit leur offrir un spectacle époustouflant dès les premières minutes. Et quel spectacle s’offre en effet à leurs yeux avec l’immense sapin qui s’érige fièrement sous la neige, au centre de Town Square résonnant de joyeux airs de Noël ! Cependant, ce tableau enchanteur ne se cantonnait pas à cela autrefois, comme peuvent s’en souvenir celles et ceux qui ont eu l’occasion de célébrer les diverses saisons hivernales du Resort au cours des années 1990.


(Source: Photos Magiques)

En effet, une fois passé le sapin, c’était toute l’avenue qui était illuminée par de grandes arches étincelantes, encadrant la vue sur Le Château de la Belle au Bois Dormant scintillant à l’horizon. Ces grandes arches, qui avaient été révélées au public dès Noël 1993, conféraient une dimension bien plus magique aux Parades qui défilaient en-dessous d’elles et accompagnaient même les Cérémonies d’Illumination du Sapin de Noël. Elles ont égayé toutes les saisons de Noël des années 1990 jusqu’au début des années 2000, mais ont malheureusement connu leur dernier Noël en 2004. Par la suite, elles ont laissé place à de plus sobres ornements.

La Pharmacie du Dr. Chilton

Besoin d’un peu d’aspirine ? Le Docteur Chilton a ce qu’il faut dans sa pharmacie au 76, Town Square. Ou plutôt avait… En effet, cet établissement, autrefois situé entre Town Square Photography et l’entrée de Discovery Arcade, était l’adresse où les citoyens de Main Street, U.S.A. venaient chercher leurs nécessaires panacées. En réalité, ce bâtiment n’était qu’une façade décorative avec des vitrines exposant divers remèdes ou concoctions typiques du début du vingtième siècle, ajoutant ainsi un contraste bienvenu dans la juxtaposition des différentes enseignes du Land.


(Sources: Jack Spence / David Goebel)
 

Au début des années 2000, Town Square Photography a été agrandi pour se voir ajouter le Photographic Studio, un endroit où les visiteurs pouvaient être photographiés à la mode victorienne. La façade et l’espace disponible derrière Dr. Chilton's Pharmacy ont donc été reconvertis pour cet usage, remplaçant par là même toute mention du bon docteur par celle de George Eastman, fondateur de Kodak, prenant les commandes de l'établissement nouvellement nommé The George Eastman Photographic Studio. Cependant, avec le remplacement de Town Square Photography par New Century Notions - Flora’s Unique Boutique en 2014, la façade de l’ancienne pharmacie est revenue à sa fonction première de simple décor, à la différence près qu’elle expose dorénavant les appareils électriques de Franklin Electric Lighting & Appliances Co.

Les Verrières des Arcades

Quel plaisir que celui de flâner le long de Main Street, U.S.A. par une calme et belle journée d’été ! Mais ce plaisir doit-il inexorablement disparaître lorsque le temps se gâte ou lorsque l’avenue est bondée ? Bien sûr que non, Liberty Arcade et Discovery Arcade sont là pour ça. Ces deux galeries parallèles à l’avenue principale jouent en effet le double rôle d’abri en cas d’intempéries et d’itinéraires alternatifs en cas de forte affluence. Conçues comme des rues marchandes couvertes, leurs plafonds vitrés protègent de la pluie tout en laissant entrer la lumière. Si peu de visiteurs se souviennent aujourd’hui de ce détail en particulier, les verrières semblant étrangement opaques et obscures depuis plusieurs années, c’est qu’elles étaient en réalité mises en lumière grâce à un système de rétroéclairage qui n’est malheureusement plus en fonctionnement.


(Sources: Eddie Sotto / Beat Glauser)

Liberty Arcade et Discovery Arcade étant situées à l’intérieur de bâtiments, elles avaient besoin d’un éclairage artificiel pour simuler la lumière du jour à travers leurs verrières. Cet éclairage avait été soigneusement conçu pour s’accorder à la véritable luminosité extérieure en fonction des heures de la journée. L’Imagineer Eddie Sotto, attentif au moindre détail, avait même pris soin d’y faire ajouter des feuilles mortes, agglomérées dans certains coins au-dessus des vitres comme entassées par le vent, pour ainsi donner l’impression que c’était bel et bien le ciel qui se trouvait au-dessus de ces parois de verre.

Les Opossums de Big Thunder Mountain

Qui a dit que Big Thunder Mountain n’avait pas de looping ? Cet avis n’est certainement pas partagé par cette famille d’opossums suspendue par la queue à la branche d’un vieil arbre au-dessus de l’ancienne voie ferrée. Plusieurs fois par jour, ces trois curieux rongeurs se retrouvaient en effet emportés malgré eux par l’appel d’air provoqué par chaque passage de train, au point de tournoyer à toute vitesse autour de la branche avant de revenir à leur position initiale. De quoi leur donner le tournis…


(Sources: The Travel Manifest / Disneyland Paris Bons Plans)

Depuis 2016, ils semblent aller mieux car la restauration de la vieille mine d’or au cours de l’année a supprimé cet effet et leur a depuis permis de garder la tête en bas sans trop de dérangement. 

J.Nutterville

Thunder Mesa, ville de l’Ouest haute en couleur, est peuplée de personnages aussi variés qu’excentriques. Parmi ses plus éminents citoyens figure celui qu'il est préférable de ne rencontrer qu’une seule fois dans une vie, au demeurant le plus tard possible : le croquemort J. Nutterville. Un homme froid, à l’allure peu avenante, propriétaire d’un discret établissement de pompes funèbres non loin de Phantom Manor.


(Sources: Figment Jedi / Maleficious Villain)

Bien que la compagnie des vivants ne dût guère être à son goût, ce personnage inquiétant avait pour habitude de quitter son atelier et de se mêler aux foules, mais jamais sans s’équiper de son mètre dépliant. Errant dans les environs de l’ancienne propriété des Ravenswood, il scrutait attentivement les passants de son regard glaçant et se permettait même de relever les mesures de certains clients potentiels… juste au cas où.

La Fontaine d'Adventureland Bazaar

Adventureland Bazaar constitue l’entrée monumentale d’Adventureland, la mystérieuse contrée exotique attisant les convoitises des plus grands aventuriers et explorateurs. Un beau contraste se dessine d’emblée entre l’opulence de cette cité orientale et la nature indomptée qui s’étend au-delà, et rien ne l’incarne mieux que le lustre majestueux suspendu sous l’arche du rempart. Ce lustre semble aujourd’hui bien seul car à l’origine, une grande fontaine mauresque laissait couler son eau juste en-dessous de lui.

Cette fontaine manquant à l’appel est l’un des rares éléments observables à l’ouverture du Parc Euro Disneyland en 1992, mais qui n’y sont pas restés au-delà de la première année. Le seul vestige que la fontaine a laissé derrière elle est une discrète mosaïque orientale au sol encadrée par des bancs de pierre.

L'Arche de Fantasyland

Symbole de Disneyland Paris par excellence, Le Château de la Belle au Bois Dormant constitue également le majestueux portail vers le monde enchanté de Fantasyland. Mais il n’est cependant pas le seul à remplir ce rôle particulier car une autre entrée, moins imposante, se trouve au nord-est, marquée par deux tours quasiment identiques. Celles-ci étaient autrefois reliées entre elles par une arche dont les finitions n’avaient rien à envier aux autres éléments du Parc. Le nom de Fantasyland, entouré d’une banderole, y était peint d’une manière qui n’était pas sans rappeler les noms traditionnellement affichés à l’entrée des autres Lands.


(Sources: DLP Treasures / Passion DLP)

Surplombant la route de la Parade, cette arche avait néanmoins le désavantage d’imposer une restriction de hauteur aux chars passant en-dessous d’elle. Or, l’année 1999 devait inaugurer la Parade Disney ImagiNations, dont certains chars pouvaient atteindre onze mètres de haut. Il fut alors décidé de retirer l’obstacle de l’arche, après sept ans de bons et loyaux services. Depuis, les deux tours sont les seuls vestiges de ce que fut cette entrée monumentale, fidèles sentinelles veillant sur le chemin menant vers les contes de fées.

Les Lagons Enflammés de Discoveryland

Terre de découvertes, Discoveryland s’ouvre avec un paysage pour le moins spectaculaire. Le chemin est encadré de rochers volcaniques aux allures cristallines, baignant pour la plupart dans des mares au point d’ébullition. Ce caractère quasiment extraterrestre de l’entrée de Discoveryland a été travaillé par les Imagineers dans le but de donner l’impression que le Land était bâti sur un site volcanique lui conférant son énergie naturelle.


(Source: Disney & More)

Afin de souligner davantage ce détail particulier de l’histoire, ils avaient à l’origine conçu un effet saisissant sous la forme d’éruptions de flammes surgissant de ces Crater Pools vaporeux. Cet effet, formant parfois un tracé ardent sur l’eau ou éclatant en une brève gerbe de flammes, avait l’avantage de surprendre les visiteurs sans méfiance et d’attiser leur curiosité face à ce Land encore inexploré. 

La Légende de l'Hypérion

L’un des véhicules attirant immédiatement le regard après avoir franchi l’entrée de Discoveryland est l’imposant dirigeable Hyperion, amarré au sommet d’un immense hangar. Ce géant des cieux, affrété et visiblement prêt à partir, semble pourtant bien endormi. Quel mystère se cache derrière tout cela ? Les visiteurs qui se posaient la question pouvaient justement trouver quelques indices sur un panneau situé devant l’entrée.

L’histoire et les caractéristiques techniques de l’appareil y étaient détaillées, racontant les aventures de l’unique capitaine qu’il avait connu et les quarante-neuf expéditions qu’il avait entreprises. Seulement, le matin de son cinquantième départ, ce capitaine a mystérieusement disparu sans laisser de traces. Élucidant le mystère pour les uns ou au contraire l’accentuant pour les autres, ce panneau est resté à la vue de tous jusqu’à la fin des années 2000. Il est aujourd’hui toujours présent, mais simplement recouvert par un menu du Café Hyperion.

Buffet-Automobile au Café Hyperion

Chaud devant ! Service rapide ! Tous en voiture !

Si ce n’était pas nécessairement le genre de formules qu’attendaient les visiteurs patientant aux comptoirs du Café Hyperion, c’était bel et bien le tableau qu’ils découvraient dès leur entrée dans l’ancien hangar du dirigeable du Capitaine Brieux. Ils pouvaient en effet apercevoir deux curieuses automobiles rutilantes dont la cargaison n’était ni plus ni moins que des assortiments de mets, crudités ou sauces pour accompagner les repas proposés.


(Source: J°o°eL)

Très astucieuses interprétations rétrofuturistes de la notion de buffet, ces voitures « ElectroMatic », comme elles étaient nommées, sont restées présentes pendant de longues années, permettant certainement une meilleure répartition des foules que peut connaître ce lieu.

L'Orgue de Disney& Co.

Conçue pour évoquer les arts forains, Disney & Co. est la boutique idéale pour tout enfant souhaitant enrichir sa collection de jouets. Rien en ce lieu ne représentait mieux cet univers festif que le grand orgue situé en son centre. Présent dès l’ouverture du Parc Disneyland en 1992, il n’avait d'ailleurs rien à envier à ses homologues de Main Street Station ou du Carrousel de Lancelot, et diffusait même l’ambiance musicale de la boutique composée de fanfares de cirque.


(Sources: Disney and More / DLP Info)

L’orgue formait un même ensemble avec les comptoirs de caisse qui l’entouraient et il n’était pas rare de voir les foules s’amonceler autour de lui, causant parfois quelques problèmes de circulation dans cet espace déjà bien étroit. Au cours d’une grande rénovation en 2011, la boutique s’est donc vue retirer cet élément hautement significatif. Mais l’orgue n’a pas pour autant disparu car il a depuis trouvé une seconde vie à Storybook Circus au Magic Kingdom de Walt Disney World Resort.

Les Tipis de Wilderness Trail

Tout voyageur entrant à Frontierland aura certainement remarqué la présence de trois tipis shoshones non loin du Fort Comstock. Témoignant des relations pacifiques qui pouvaient exister entre les pionniers et les tribus indigènes, ils étaient originellement ouverts au public et concluaient toute visite de l’attraction Legends of the Wild West. Les visiteurs pouvaient ainsi librement emprunter Wilderness Trail, un chemin serpentant jusqu’au petit campement, et y découvrir les trois tipis au bord d’un ruisseau. Dans chacun d’entre eux grésillaient encore les braises d’un feu qui dégageait une fumée sortant par leur sommet.


(Sources: Disney and More / Vintage Disney Parks Channel)

Toujours présents aujourd’hui et aisément observables d’une certaine distance, les tipis ne sont pas à proprement parler des éléments de décor disparus, mais il n’est malheureusement plus permis de s’en approcher. Malgré cela, ils ne sont pas négligés pour autant et certains de leurs effets sont encore bien fonctionnels, comme par exemple la fumée s’échappant de leurs sommets.

Les Pirates de l'Ombre

Peu d’aventures mettent en scène l’art du combat comme le fait Pirates of the Caribbean. L’attraction, remarquable pour ses nombreux Audio-Animatronics, avait recours à une méthode particulière : l’utilisation d’ombres en arrière-plan en complément des personnages animés. Certaines scènes, comme celles du fort inondé ou du sac de la ville, bénéficiaient ainsi grandement de ces effets dynamiques.


(Sources: SoCal Attractions 360 / Laurent558)

Grâce à des projections aux murs, sur des voiles ou à travers des fenêtres à la manière d'ombres chinoises, des soldats se relayaient donc aux créneaux de fusillade face à des assaillants croisant le fer tandis que des forbans s’en prenaient aux habitants de la ville qui refusaient de se soumettre sans combattre. Mais voilà, certaines de ces scènes pouvaient être assimilables à une représentation de violences faites aux femmes : un sous-discours difficilement acceptable dans un Parc Disney. Elles ont par conséquent progressivement disparu au cours des années 2010 ; les toutes dernières étant retirées à l'occasion de la rénovation de l’attraction en 2017.

Les Quenouilles au Feu

Lorsque le Roi Stéphane a décrété que toutes les quenouilles du royaume devaient être brûlées pour protéger sa fille, les Imagineers n’y sont pas allés par quatre chemins. Ils ont entassé les instruments de filage dans l’âtre de la cheminée à l’étage du château… au beau milieu de véritables flammes !


(Source: Vintage Disney Parks Channel)

Comme de nombreux effets s’appuyant sur l’utilisation du feu, celui-ci a fini par être remplacé après seulement quelques années. L’effet actuel, avec lequel les quenouilles se consument sur un lit de braises rougeoyantes, met en scène un résultat similaire à moindre risque. Mais en comparaison, l’effet d’origine témoigne une fois encore du souci du détail et de l’audace animant les Imagineers.

Empreintes de Stars

Avec ses célèbres étoiles portant les noms de légendes du septième art, le Walk of Fame de Hollywood est l’un des symboles les plus mémorables de la capitale du cinéma. Semblable d’un certain point de vue à un petit Hollywood, la Place des Stars du Parc Walt Disney Studios se devait d’avoir son équivalent et a rassemblé plus d’une vingtaine de noms.


(Source: Photos Magiques / jellep)

Certaines de ces grandes figures cinématographiques avaient même participé à la conception du Parc. Y figuraient entre autres Roy E. Disney, Angela Lansbury, Julie Delpy, Robert Hossein, Michael J. Fox, Francis Veber, Pierre Tchernia, Ornella Mutti ou encore Rémy Julienne. En 2015, une rénovation de la place et un remplacement intégral des sols s’imposaient. Les empreintes ont alors été retirées pour laisser place à un nouveau pavage.

Les Oscars de Walt Disney

Au cours de sa longue carrière, Walt Disney a remporté un nombre conséquent de récompenses à en faire pâlir d’envie ses concurrents. Il est encore aujourd’hui la personne détenant le record inégalé de vingt-six Oscars, un succès que les Imagineers ont tenu à célébrer à Walt's - An American Restaurant.


(Source: Eddie Sotto)

La réception de l'établissement entièrement dédié à la vie et à l’œuvre du célèbre créateur était autrefois décorée, entre autres curiosités, des répliques de deux de ses Oscars, remises par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. Mises en valeur devant les fenêtres donnant sur Main Street, U.S.A, elles rendaient un bel hommage à celui qui a su révolutionner en son temps le septième art.

La Tombe Engloutie

Malgré son cadre peu avenant, le cimetière de Boot Hill qui s’étend au sud-ouest de l’ancienne propriété des Ravenswood est l’un des meilleurs endroits pour admirer le paysage sauvage des Rivers of the Far West. Il n’aura certainement pas échappé aux promeneurs que ce terrain semble cependant quelque peu instable au vu de la rive effondrée. Ce détail était originellement particulièrement mis en valeur par la présence d’une tombe qui semblait avoir été emportée dans l’eau.


(Sources: Troj TV / Photos Magiques)

Cette pierre tombale à moitié immergée n’était vraiment visible que depuis les bateaux à aubes de la Western River Line, les Keelboats ou les canoës voguant à proximité. Elle ne portait ni nom ni épitaphe, mais uniquement la forme d’une ancre rappelant ironiquement son emplacement précaire. S’agissait-il de la sépulture d’un matelot ? Si c’était le cas, son propriétaire n’aurait pu rêver de meilleure concession pour passer l’éternité.

Le Toboggan de la Reine de Cœur

Toutes ces marches pour atteindre le sommet du Queen of Hearts Castle ! Et autant pour redescendre !

Si l’irascible Reine de Cœur avait formulé un tel reproche aux Imagineers, ils en auraient répondu de leurs têtes. Heureusement pour eux, ils ont eu la présence d’esprit d’ajouter un toboggan autour de la tour nord-ouest du château situé au cœur d'Alice's Curious Labyrinth, juste au cas où... Ce moyen de descendre, bien plus rapide et plus amusant, a fait la joie des petits visiteurs de marque dès son ouverture en 1992. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’ils peuvent se vanter d’avoir dévalé les remparts d’un château en toboggan.

Les enfants se lançaient ainsi près de l’escalier qu’empruntaient leurs parents pour descendre, effectuaient une courbe autour de la tour, et atterrissaient au rez-de-chaussée entre les deux entrées d’escaliers où ils retrouvaient leurs familles. Cette conception posait malheureusement quelques problèmes opérationnels et pour cette raison, les plus jeunes n’en profiteront que très peu de temps avant que le toboggan ne soit condamné et ses entrées scellées. Cependant, faisant partie intégrante de l’architecture du château, il est resté, bien qu’inaccessible, intact comme au premier jour.

Les Parapluies de Cherbourg

En se promenant par une belle journée ensoleillée dans les allées de Backlot aux Walt Disney Studios, il n’est pas improbable de sentir la pluie tomber. Pourtant, le ciel est dégagé et rien ne semble annoncer le mauvais temps. Pas d’inquiétude, c’est ce qui se produit fréquemment devant les vitrines de la boutique Les Parapluies de Cherbourg, un endroit où le temps semble toujours se gâter.


(Source: Photos Magiques)

Hommage au cinéma de Jacques Demy, ce décor exposant tout un assortiment de parapluies reproduisait la devanture emblématique du film éponyme. Outre sa fonction décorative, il servait également de point photo car un parapluie ouvert, fixé sur un lampadaire, permettait d’abriter les visiteurs alors qu’une averse se déclenchait. Après dix-sept années à avoir surpris et amusé les familles, ce décor a fini par être retiré quand Backlot est entré dans une longue phase de travaux en 2019 pour se transformer en Avengers Campus.

Sous les Étoiles de Festival Disney

Disney Village, autrefois connu sous le nom de Festival Disney, est la zone de divertissement nocturne par excellence de Disneyland Paris. Fort de cette ambition dès son ouverture en 1992, ce lieu mettait tout en œuvre pour instaurer une atmosphère festive une fois la nuit tombée et le Parc Disneyland fermé. Et l’un de ses éléments les plus mémorables était incontestablement son ciel étoilé artificiel, matérialisé par un réseau de câbles soutenus par les grands piliers le long de l’allée et équipés d’ampoules. En s’illuminant de nuit, ce dispositif formait des lignes de points lumineux du plus bel effet striant le ciel.


(Sources: Archiguide / SRA Architectes)

C'était là un effet idéal pour agrémenter les soirées de Festival Disney. Malheureusement, le passage de la tempête Lothar l'a fortement endommagé comme d'autres éléments du Resort en 1999. Il a été finalement démonté en décembre 2005 avec la rangée de piliers qui le soutenait au centre de l'allée, ne laissant derrière lui que les autres rangées sur les côtés.

The Main Street Quartet

S’il existe des sourires qui évoquent l’atmosphère chaleureuse de Main Street, U.S.A., ce sont bien ceux des chanteurs de The Main Street Quartet, le quatuor de style « Harmonie Barbershop » qui se produisait originellement dans la célèbre avenue. Belle contribution à la « streetmosphère » des lieux, ce groupe de joyeux compères comprenait alors sept membres qui se relayaient : Martin Baker, Paul Garret, Stephen Green, Mark Grindall, Jim Mullen, Stuart Owen et John Ward.


(Source: The Main Street Quartet)

Pendant les quatre premières années du Resort, The Main Street Quartet a enchanté des foules de visiteurs, non seulement sur Main Street mais également pour d’autres occasions exceptionnelles ayant lieu dans tout le Resort. Malheureusement, tout a une fin, et celle du quatuor arriva en 1995.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là car ces chanteurs, aussi enthousiastes qu’au premier jour, ont coutume de se rassembler de temps à autre pour venir participer à des événements spéciaux ou célébrer des dates anniversaires de la destination, démontrant ainsi que leur lien avec elle ne s’est jamais totalement rompu.

Le Moulin de Cottonwood Creek Ranch

Fantasyland n’a pas toujours été le seul Land de Disneyland Paris à arborer fièrement son Vieux Moulin. Frontierland en possédait également un, autrefois situé au bord de l’étang de Cottonwood Creek Ranch. Contrairement à ce que les visiteurs pouvaient croire au premier abord, ce moulin à vent était authentique et datait de 1880 !


(Sources: David Goebel / Disney and More)

Plus d’un siècle après sa création, alors qu’il avait déjà connu une très longue vie dans une ferme des États-Unis, il fut découvert par l’Imagineer Pat Burke qui était alors à la recherche d’objets typiques du Far West pour Frontierland. Le propriétaire du moulin avait pour habitude de prendre son petit-déjeuner en le regardant, mais face aux demandes de la ville qui voulait s’en débarrasser et au grand intérêt qu’éprouvait Pat Burke pour l'artefact, il accepta finalement de s’en séparer, sachant que le moulin aurait droit à une seconde vie en Europe. Quel prix le vieux fermier a-t-il demandé pour une telle transaction ? Un simple poste de télévision. Voilà ce qui s’appelle une bonne affaire !

Le Rocher Qui Basculait

Adventure Isle à Adventureland regorge de petites surprises à chaque tournant. L’une d’elles était l’immense rocher appelé « le rocher qui bascule », situé non loin de l’épave du navire de la famille Robinson, isolé au beau milieu d’une clairière entre la partie nord et la partie sud de l’île. Il ressemble à s’y méprendre aux autres rochers aux alentours, mais les visiteurs qui s’asseyaient ou montaient dessus avaient la surprise de le faire légèrement basculer d’un côté ou de l’autre.


(Source: Photos Magiques)

Ce système de basculement était au départ conçu comme une forme de jeu, mais au fil du temps, il a été de plus en plus considéré comme un risque pour la sécurité des visiteurs et des enfants. C’est pourquoi, en 2008, le rocher a été définitivement immobilisé, ne se distinguant plus des autres rochers qui peuplent l’île. Cependant, la carte d’Adventure Isle le mentionne toujours sous son nom original, « le rocher qui bascule ».

La Tour de Raiponce

Lorsque les visiteurs s’engagent sur le canal du Pays des Contes de Fées, la première scène qui s’offre à leurs yeux est un tableau rassemblant trois contes des Frères Grimm : Blanche Neige et les Sept Nains, Hansel et Gretel et Raiponce. Ce dernier conte en particulier n’avait au départ pas d’équivalent dans le répertoire des classiques Disney à l’ouverture de la zone. Aussi, lors de la conception de l’attraction pour l’année 1994, les Imagineers étaient libres de proposer leur propre interprétation de la prison de la célèbre princesse à la longue chevelure. Ils avaient alors créé une tour de pierres grisâtres, dont la toiture était surmontée d’une girouette en forme de paire de ciseaux et dont l’une des fenêtres laissait échapper une longue tresse de cheveux blonds.


(Sources: Photos Magiques / David Goebel)

C’est donc cette tour que les visiteurs du Parc Disneyland ont pu apercevoir lors de leurs croisières dans le monde des contes de fées pendant plus d’une quinzaine d’années. Mais en 2010 est sorti au cinéma le film Raiponce des Studios Disney, qui a dès lors donné une nouvelle vision du fameux édifice. Pour s’adapter à cette nouveauté, la tour originale de l’attraction s’est donc rapidement vue remplacer par une version plus conforme à son apparence dans le film.

Clint Eastwood sur Grand Écran

Les visiteurs qui séjournent au Disney’s Hotel Santa Fe ont la surprise d’y arriver en se garant non pas sur une simple aire de stationnement, mais sur un parking évoquant un cinéma Drive-In. Cependant, une plus grande surprise les attendait originellement lorsqu’ils apercevaient l’Homme sans nom sous les traits du célèbre Clint Eastwood sur l’écran surmontant l’entrée. Reconnaissable à son chapeau, son poncho et sa cigarette, le personnage emblématique de la Trilogie du Dollar de Sergio Leone fixait son regard pénétrant sur l’horizon dans ce qui semblait être une image figée. Est-il possible de faire plus symbolique pour un hôtel plongeant ses clients dans les États-Unis légendaires ?


(Source: Salon Mickey)

En 2011, le Disney’s Hotel Santa Fe a connu une grande rénovation qui a introduit une thématique autour du film Cars. De nombreux éléments de décor ont été remplacés et l’Homme sans nom a alors cédé sa place à Flash McQueen et Sally Carrera sur l’écran, le couple de voitures accueillant dorénavant les visiteurs sur le parking.

Les Dalles Gravées de la Promenade Disney

En 1997, à l’occasion de ses cinq ans, Disneyland Paris offre un cadeau atypique à ses visiteurs : la possibilité de louer une dalle gravée portant leurs noms et ceux de leurs proches placée au sol de la Promenade Disney à l’entrée des Fantasia Gardens. Ces dalles hexagonales de vingt-cinq centimètres de diamètre étaient ainsi louées pour une durée de dix ans et, selon le prix, pouvaient être de couleur brique ou en granit rose. Nombreux sont ceux qui ont profité de cette belle implication du public dans le prestige de la destination, y compris des célébrités comme Michael Jackson ou quelques champions du monde de l'Équipe de France de football 1998.


(Sources: Histoires de Disney / Disneyland Paris Bons Plans)

En plus des noms, la personnalisation des dalles pouvait également inclure le lieu de naissance ou de résidence, ou encore la date de visite, de naissance, de mariage ou de tout autre événement important pour les heureux bénéficiaires, ceux-ci recevant en prime un certificat approprié. Leur disponibilité a pris fin au début des années 2000 et la Promenade Disney est vite devenue comme un motif de fierté pour ce public. Mais en 2016, une importante rénovation entamée auparavant sur les sols des Fantasia Gardens a imposé leur retrait définitif, sans restitution aux acquéreurs. Censées durer initialement une décennie, les plus anciennes seront finalement restées dix-neuf ans en place, près du double de la durée prévue.

Zorro

Tout n’a pas toujours été que calme et sérénité au Fuente del Oro Restaurante. Celles et ceux qui y ont mangé entre 1992 et 1993 se souviennent très probablement de l’irruption de deux bretteurs sur les toits de l’hacienda. Armé de son épée et de son fouet, Don Diego de la Vega, sous le masque du justicier Zorro, se retrouvait en effet souvent face au Sergent Garcia, les deux ennemis finissant par croiser le fer avec panache.


(Source: Androland)

Au son de la célèbre chanson de la série éponyme, le brave Zorro s’amusait ainsi à provoquer et à berner le sergent maladroit, mais lorsqu’ils en venaient au combat à mains nues, ils donnaient l’impression que l’un d’eux allait être précipité du toit. Ces courts affrontements pimentant les repas des spectateurs n’ont malheureusement duré que jusqu’en 1993. Mais ils ne sont pas tombés dans l’oubli pour autant car, aujourd’hui encore, Zorro figure sur le rideau de scène du Lucky Nugget Saloon, guettant le crime depuis les toits de Frontierland. 

   

La Roue du Vieux Moulin

1993 est l’année lors de laquelle Euro Disneyland a inauguré un grand nombre de petites attractions pour augmenter son offre et sa capacité suite à sa première année d’ouverture. Parmi elles figure la transformation de The Old Mill, jusqu’alors un simple point de restauration rapide, en une attraction de roue panoramique nommée Les Pirouettes du Vieux Moulin. Le principe était simple : les visiteurs montaient à bord de nacelles en forme de gigantesques seaux, chacune fixée à un axe de la roue, tandis que le mouvement de rotation les hissait en hauteur pour profiter d’une vue insolite sur les alentours.


(Source: Designing Disney)

Difficile à exploiter en raison des intempéries ou de sa faible capacité, l’attraction a définitivement fermé en 2002 après neuf ans d’activité, ramenant le Vieux Moulin à son premier rôle de point de vente uniquement. L’ensemble est cependant resté inchangé dans la décennie suivante, servant généralement de décor occasionnel pour le Village de Noël de Belle qui réemployait les seaux pour les remplir de cadeaux et de friandises. Ces seaux ainsi que la roue seront finalement retirés en 2011, laissant seulement derrière eux leur support, ainsi que le quai d’embarquement devenu plus tard une zone fumeur.

Le Scarabée

Parcourir la dangereuse surface d’un astéroïde n’a rien d’une sinécure, mais c’est pourtant la tâche qui revient à Harry Stamper et à ses hommes dans le film Armageddon. Heureusement pour eux, une cinquantaine de créateurs d’effets spéciaux a pris la précaution de leur concevoir un imposant véhicule tout terrain, équipé de douze pneus inspirés du Rover Sojourner utilisé lors d’explorations martiennes : le Scarabée, ou Armadillo en anglais. Après avoir permis de sauver le monde d’une destruction certaine, ce géant de métal a pu profiter d’une retraite bien méritée au Parc Walt Disney Studios. Ce Parc a ouvert en effet en 2002 avec l’attraction Armageddon - Les Effets Spéciaux, basée sur le film éponyme et dont le Scarabée est en quelque sorte devenu l’emblème.


(Sources: Shawn Slater / Photos Magiques)

Quelle meilleure introduction au monde des effets spéciaux de Backlot que la vue de ce mastodonte sur un terrain rocailleux accidenté ? C’est ainsi une place que le Scarabée a assidûment conservée pendant dix-sept ans. Mais en 2019, avec la fermeture de l’attraction, son retrait, tout comme celui de tout décor évoquant l’univers du film d’action, était inévitable.

Les Façades de La Légende de Buffalo Bill

S’il est un spectacle qui a durablement marqué l’histoire de Disneyland Paris, c’est bien La Légende de Buffalo Bill. Ouvert avec Festival Disney en 1992, il a connu une existence record de près de vingt-huit ans au sein d’un complexe qui a, de son côté, subi de profondes transformations sur une aussi longue période. Parmi ces transformations figure néanmoins celle de la façade du spectacle phare qui était originellement très sobre, bien que d’un rouge marqué. L’immense affiche de Buffalo Bill couvrait ainsi l’entrée, et à quelques mètres se trouvait une effigie abstraite évoquant la discipline du rodéo.


(Sources: EuroDisney - The Early Years / Christophe Pruvot)

Dans les années qui ont suivi, Festival Disney a été rebaptisé Disney Village et, en 1997, un complexe cinéma Gaumont a ouvert en lieu et place de cette première façade qu’il était alors nécessaire de modifier. Une nouvelle entrée est conçue, surmontée des effigies de Buffalo Bill chevauchant fièrement au soleil couchant et de Sitting Bull contemplant solennellement l’horizon.


(Source: Jack Spence)

L'année 2009 a introduit une nouvelle version du spectacle, avec l'arrivée de Mickey et ses amis. Dès lors, Mickey a été rajouté aux côtés des deux personnages déjà présents, se maintenant en rappel le long du mur à l'aide d'une corde et pointant le doigt vers l'entrée. Au cours des années 2010, les statues de Buffalo Bill et de Sitting Bull ont été retirées, laissant Mickey seul à côté d'un grand emplacement vide. Enfin, le spectacle-phare a connu sa dernière représentation en mars 2020.


(Sources: Jon Fiedler / North Platte Telegraph)

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