Georgette
Date de création :
Le 18 novembre 1988
Nom Original :
Georgette
Créateur(s) :
Glen Keane
Will Finn
Kathy Zielinski
Michael Cedeno
Apparition :
Cinéma
Télévision
BD
Parcs
Voix Originale(s) :
Bette Midler
Voix Française(s) :
Michelle Bardollet (Voix parlée)
Marie Ruggeri (Voix chantée)

Le portrait

rédigé par Karl Derisson
Publié le 07 septembre 2022

Au milieu des années 1980, les studios Disney s’attaquent à un monument de la littérature anglaise, Oliver Twist de Charles Dickens. Paru en 1837, le roman voit cependant son intrigue déplacée dans le New York contemporain. Baptisé Oliver & Compagnie, le film fait aussi le pari de remplacer la plupart des protagonistes humains par des alter egos animaliers au nombre desquels figure notamment la caniche Georgette.

Georgette ou l'Amour inconditionnel de... Soi !

« En scène, Georgette ! Votre public vous réclame ! ». Le majordome Winston pousse discrètement un interrupteur. Le rideau se lève sur une plate-forme tournante portée par des « cariatides » en forme de caniches. Sous sa couverture, Georgette s’éveille doucement.

S’étirant les muscles, la chienne s’est offerte comme chaque jour une bonne grasse matinée. Mais il est temps à présent de se préparer pour la journée. Et il y a du boulot ! Georgette a en effet une mine épouvantable. Ses bigoudis sur la tête, elle porte sur son visage les stigmates d’une nuit qui, semble-t-il, a été longue. Elle-même effrayée par son propre reflet, la caniche observe sa mine déconfite avant d’appliquer le maquillage nécessaire pour cacher cernes et autres traits tirés.

Incarnation vivante de ce qu’elle estime être la perfection, Georgette se tartine les paupières de fard. Elle fait sauter ses bigoudis. Elle se met un peu de poudre sur le corps. Elle remonte sa poitrine. La voilà fin prête à entrer dans le monde ! Autour d’elle, les étagères croulent sous les prix prestigieux et autres coupes de toutes sortes. À l’évidence, Georgette est un être exceptionnel qui sait prendre la pose pour charmer les humains et faire battre les cœurs de ses congénères canins. Même les oiseaux semblent fous d’elle.

Après avoir fièrement paradé au balcon de sa suite, Georgette daigne descendre à la cuisine afin que Winston lui serve son petit-déjeuner. Imaginant que sa gamelle en or massif l’attend déjà en bas remplie d’une délicieuse nourriture, quelle n’est pas sa surprise de découvrir alors Oliver en train de manger. Pire ! Le petit chat de gouttière est en train d’engloutir sa pitance dans son bol à elle. Outrage !

Choquée, Georgette se met à aboyer afin que Winston la débarrasse de ce sale petit intrus. Ne voyant personne venir, elle décide de régler cela elle-même. Cherchant à effrayer le petit chat, elle est toutefois rapidement coupée dans son élan par Jenny, sa maîtresse qui l’informe qu’Oliver fait à présent partie de la famille.

Rongée par la jalousie, Georgette a du mal à retenir sa colère. Elle n’est plus le centre d’intérêt de la maison. Oliver est en train de lui voler l’amour exclusif que la jeune Jenny lui vouait jusqu’alors. Il a même reçu en cadeau un bol gravé à son nom et un collier confirmant qu’il ne partira jamais. Pour Georgette, c’est intolérable et il faut mettre un terme à cette situation sur le champ.

L’occasion lui en est donnée dès le lendemain, lorsque Roublard, Tito, Francis, Einstein et Rita, le gang de chiens de Fagin, débarquent dans le manoir pour porter secours à Oliver qu’ils pensent être en grand danger. Fouillant dans toute la maison pour le retrouver, ils pénètrent bientôt dans la chambre de Georgette qui, assise devant son miroir, ronge son frein. Prise de panique en apercevant ce petit monde, la caniche devient hystérique. Incapable de retenir sa peur, elle monte sur sa coiffeuse qui se renverse et se fracasse sur le sol.

La frayeur laisse rapidement sa place à la colère lorsqu’elle comprend que Roublard n’est impressionné ni par sa beauté, ni par son palmarès. Elle s’emporte aussi contre Tito qu’elle considère comme « un débris de l’espèce canine » puis contre Rita qui s’interroge sur l’identité de ce Rex dont le portrait trône sur le rebord d’un meuble. Francis, qui s’empiffre de ses meilleurs chocolats, et Einstein, qui renifle ses produits de beauté, en prennent également pour leur grade !

Appelant Winston en renfort, la diva retrouve son calme lorsqu’elle comprend que ces intrus sont en réalité à la recherche d’Oliver. Quelle aubaine ! Ces vulgaires mendiants sont en fait sa chance. Cachés aux yeux de Winston venu inspecter la chambre, tous sont conduits par Georgette après du chat qui dort profondément. Apaisé, Oliver est à l’évidence heureux et Rita pense qu’il vaut mieux le laisser là. La caniche s’inscrit alors en faux avant de saisir le petit par le cou afin de le jeter dans une taie d’oreiller qu’elle s’empresse de donner au gang. Afin d’échapper au majordome, toute la bande est finalement poussée dehors avec Oliver.

Enfin débarrassée du chaton, Georgette savoure sa victoire. Oliver a déguerpi. Satisfaite, elle attend le retour de Jenny. Vautrée sur ses coussins, elle regarde sa gym à la télévision en mangeant des bonbons. Lorsque la petite fille est enfin rentrée de l’école, elle fait mine de chercher le chat porté disparu. Elle savoure par là même sa victoire en jetant la gamelle d’Oliver à la poubelle. D’une froideur exceptionnelle, elle ne peut en outre se retenir de pouffer quand Jenny, dévastée, lui apprend que le chaton a en fait été kidnappé...

Georgette perd néanmoins son sourire quand Jenny décide de retrouver coûte que coûte son petit chat. Malgré elle, la caniche se retrouve embarquée dans une aventure rocambolesque dont elle se serait bien passée. Emmitouflée dans son imperméable rose, elle vit un véritable cauchemar. La voilà en effet emmenée par sa jeune maîtresse jusqu’aux quais, un endroit des plus abominables et crasseux. Assise dans une flaque d’eau, elle est trempée jusqu’aux os. Une mouche lui tourne autour du visage. Tirée sans ménagement par Jenny qui ne souhaite pas s’attarder ici, la caniche n’est plus que l’ombre d’elle-même !

Son calvaire n’est pourtant pas prêt de s’arrêter. Effarée, Georgette assiste à l’enlèvement de Jenny par Bill Sykes, l’un des pires parrains de la mafia. Il faut à présent s’unir avec la bande de Fagin pour la sauver. Le danger est partout. Pénétrer dans le repaire de Sykes n’est déjà pas une mince affaire... La malheureuse Georgette se casse même un ongle, pauvre d’elle-même !

Usant de ses charmes pour encourager Tito à prendre tous les risques pour mener à bien le sauvetage de Jenny, Georgette participe en neutralisant un temps Roscoe et Desoto, les molosses de Sykes. Lorsque la fillette est enfin libérée, elle embarque avec les autres chiens à bord du bolide minable de Fagin. La course-poursuite qui s’engage est périlleuse. Les véhicules s’engouffrent dans l’un des tunnels du métro. Georgette hurle de panique.

Sykes et ses dobermans tués, tout rentre finalement dans l’ordre. Fermement agrippée au chariot de supermarché soudé telle une remorque au scooter de Fagin, Georgette est saine et sauve. N’ayant jamais pensé vivre une telle aventure, la caniche consent finalement à voir Oliver rejoindre la famille. Elle accepte en outre les avances de Tito qu’elle invite dans sa chambre. Le chihuahua ne tarde cependant à fuir loin de cette « mégère » qui souhaite lui faire prendre un bain aux algues !

La Conception du personnage

Georgette est la femelle caniche appartenant à la famille Foxworth. Logée dans leur hôtel particulier situé sur la Cinquième Avenue, la chienne s’est fait un nom en devenant un animal de concours remarqué et remarquable. Les médailles et autres récompenses s’accumulent en effet dans sa suite. Georgette a ainsi reçu cinquante-six rubans bleus, quatorze trophées régionaux et six titres de championne nationale et mondiale. Cerise sur le gâteau, le Time lui a un jour consacré sa Une, faisant d’elle une véritable star dans le monde des chiens et des Hommes.

Couronnée de gloire, Georgette est loin d’avoir la victoire modeste. La chienne est une vraie diva qui attend des autres qu’ils se prosternent à ses pieds. Sa liste de courtisans canins est longue comme le bras. Partout, les portraits de ses amants s’accumulent. Clin d’œil amusant des artistes de Disney, même le sinistre Professeur Ratigan semble faire partie de ses admirateurs comme en témoigne une photographie noyée parmi des dizaines d’autres. Un certain Rex possède le privilège de voir son cliché isolé des autres. Outre les chiens, les oiseaux qui roucoulent dans le jardin bavent également devant la beauté et le charisme de Georgette.

Pour entreposer ses récompenses, Georgette dispose d’une suite gigantesque à l’étage de la maison. Son lit trône au sommet d’une plate-forme sculptée. Son portrait apparaît sur tous les murs. Les moulures, les rideaux et les tentures, le plafond haut de plusieurs mètres donnent à l’endroit un cachet royal. Sur sa coiffeuse, parfums de luxe et maquillages de marque s’accumulent. Dans la cuisine, une gamelle en or massif l’attend chaque jour avec de délicieux repas préparés par le majordome. Quant à l’extérieur, Georgette se réveille tous les matins avec une vue splendide sur Central Park où les cabots l’attendent, telle une Juliette de pacotille à la recherche de son Roméo éperdu.

Habituée au luxe depuis toujours, Georgette nourrit un certain mépris pour le « bas-peuple ». Personne, hormis ses nombreux amants, ne trouve grâce à ses yeux. Ayant l’insulte facile, la caniche est pompeuse, égoïste et fière d’elle-même. Loin de se comporter comme un animal domestique loyal, Georgette ne traite pas mieux les humains, notamment Winston, le majordome de la famille sur qui elle aboie dès qu’elle a besoin de quelque chose. Elle ne semble d’ailleurs pas plus éprise pour la petite Jennifer dont le chagrin ne semble pas l’attendrir plus que cela.

La vanité de Georgette n’a d’égale que sa jalousie pour Oliver dont elle tente de se débarrasser par tous les moyens sans imaginer une seule seconde que ses actes puissent mettre la vie du chaton en grave danger. Durant le dernier quart du film, la chienne change néanmoins d’attitude en aidant le gang de Fagin à libérer la petite fille et son chat. Elle permet même à Roublard et aux autres de gagner du temps en affrontant elle-même Roscoe et Desoto qu’elle neutralise un temps grâce à une bâche en toile. À la fin de l’histoire, aucun indice ne laisse penser que Georgette éprouve toujours la même haine pour le héros.

Stéréotype du caniche, souvent représenté comme un chien bourgeois, Georgette possède une fourrure d’un blanc immaculé rehaussée de touches couleur « bleu bébé ». Ses yeux sont maquillés de violet et agrandis grâce à de faux cils. Un ruban rose orne son cou. Disposant d’une garde-robe gigantesque, Georgette s’habille parfois avec des vêtements des plus ostensibles. Chapeau à larges bords, manteau léopard avec épaulettes pour élargir la carrure... La caniche est à la pointe de la mode des années 1980 ! En somme, « la Perfection, c’est [elle] » !

Aucun personnage, dans l’œuvre de Charles Dickens, ne s’apparente réellement à Georgette. Il est toutefois possible d’y voir quelques similitudes avec Charlotte, la bonne à tout faire des Sowerberry, le couple de croque-morts. Agressive, la servante déteste en effet Oliver qu’elle maltraite dès que l’occasion se présente afin de plaire à Noé Claypole dont elle est tombée amoureuse. Tous les deux s’enfuient bientôt vers Londres en n’oubliant pas d’emporter avec eux tout l’argent des Sowerberry. Désormais connus sous le nom de Monsieur et Madame Bolter, ils rejoignent le gang de Fagin. Attirant à elle les hommes de peu de vertu, Charlotte sait utiliser ses charmes pour les manipuler. Sans le dire clairement, l’histoire laisse entendre qu’elle sombre dans la prostitution.


Extraits du storyboard

L’animation de Georgette est confiée à Glen Keane, Will Finn, Kathy Zielinski et Michael Cedeno.
Animateur de talent passé sur les bancs du California Institute of the Arts (CalArts) avant d’être engagé par Filmation, Glen Keane débute sa carrière chez Disney en 1974 en participant à la production des (Les) Aventures de Bernard et Bianca. Sous l’égide d’Eric Larson, de Frank Thomas, d’Ollie Johnston, de John Lounsbery, de Wolfgang Reitherman et de Milt Kahl, les derniers pionniers qui partent tous progressivement à la retraite, il collabore ensuite à l’animation de Peter et Elliott le Dragon, Rox et Rouky, Le Noël de Mickey, Taram et le Chaudron Magique, Basil, Détective Privé et Oliver & Compagnie. Créateur de Ratigan et de Sykes, il brille en 1989 puis durant la décennie 1990 en donnant vie à Ariel, Marahute, la Bête, Aladdin et Tarzan, puis à John Silver dans La Planète au Trésor - Un Nouvel Univers. À l'origine du style de Raiponce, il quitte Disney et réalise Duet, Nephtali et Dear Basketball qui lui vaut de remporter l’Oscar du Meilleur court-métrage d’animation en 2018. En 2020, il dirige le long-métrage Voyage vers la Lune distribué sur Netflix.

Glen Keane
Will Finn

Né le 1er novembre 1958 à New York, Will Finn débute sa carrière en 1979. Associé à la production de Brisby et le Secret de NIMH, il entre chez Disney au milieu des années 1980. Après Footmania pour Dingo et Oliver & Compagnie, il s’associe à la production de La Petite Sirène, Bernard et Bianca au Pays des Kangourous, La Belle et la Bête et Aladdin. Superviseur de l’animation de Big Ben et Iago, il est character designer sur Dingo et Max. Créateur de La Volière dans Le Bossu de Notre-Dame, Will Finn passe un temps chez Dreamworks, S.K.G. qui lui confie la réalisation de La Route d’Eldorado. De retour chez Disney, il dirige La Ferme se Rebelle aux côtés de John Sanford. Sa filmographie compte par ailleurs des productions comme Madagascar 2, Les Looney Tunes, Drôles de Dindes, Angry Birds, le Film...

Concept Art
Feuille de modèles

Kathy Zielinki naît le 21 mars 1961. Entrée chez Disney à vingt ans après être passée sur les bancs de CalArts, elle travaille notamment sur Le Noël de Mickey et Taram et le Chaudron Magique avant de donner vie à Ursula dans La Petite Sirène, Frank dans Bernard et Bianca au Pays des Kangourous puis Jafar déguisé en mendiant et changé en serpent dans Aladdin. Sa plus belle création reste sans conteste le juge Claude Frollo dans Le Bossu de Notre-Dame qui lui vaut une nomination aux Annie Awards. Zielinski rejoint ensuite les rangs de Dreamworks, S.K.G. et donne vie à Tzekel-Kan dans La Route d’Eldorado et Marina dans Sinbad : La Légende des Sept Mers. De retour ponctuellement chez Disney pour travailler sur La Reine des Neiges, elle participe à partir de 2017 à l’animation des (Les) Simpson pour le compte de 20th Television Animation.

Kathy Zielinski
Mike Cedeno

Également élève de l’Institut CalArts, Mike Cedeno est engagé par Disney en 1978. Formé auprès des Neuf Vieux Messieurs encore en activité à l’époque au premier rang desquels Eric Larson, ainsi qu’auprès du vétéran Elmer Plummer, il travaille sur Rox et Rouky avant de concevoir le générique animé du long-métrage Condorman. Passant par les studios de Don Bluth lors de la production de Fievel et le Nouveau Monde, il revient chez Disney dès le milieu des années 1980. Responsable des personnages du court-métrage expérimental Oilspot and Lipstick, il participe alors à la production d’Oliver & Compagnie, La Petite Sirène, Le Prince et le Pauvre et Bernard et Bianca au Pays des Kangourous avant d’animer Belle sous la direction de James Baxter et Mark Henn, puis Aladdin avec Glen Keane et Simba adulte aux côtés de Ruben Aquino. Créateur de Kocoum et des Amérindiens de Pocahontas, une Légende Indienne, Cedeno donne vie à Phoebus dans Le Bossu de Notre-Dame et à Hercule bébé et Hercule adolescent dans l’adaptation du mythe de l’Antiquité. Il est également associé à l’animation de Tarzan et à celle d’Atlantide l’Empire Perdu où il donne vie au roi Kashekim Nedakh. Il se charge ensuite de Jim Hawkins dans La Planète au Trésor - Un Nouvel Univers avant de travailler sur Frère des Ours, Le Roi Lion 3 : Hakuna Matata, Mickey, Donald et Dingo - Les Trois Mousquetaires, Tarzan 2 : L'Enfance d'un Héros et Kuzco 2 : King Kronk. Michael Cedeno prend finalement sa retraite en 2004 tout en continuant de pratiquer son art et d’enseigner dans certaines écoles d’animation comme l’Institut Otis.

Les Voix de Georgette

En version originale, le personnage de Georgette est interprété par Bette Midler. Née le 1er décembre 1945 à Honolulu, sur les îles Hawaï, celle dont le prénom est un hommage à Bette Davis débute modestement au cinéma au milieu des années 1960 avec une petite apparition dans le film Hawaii. Grâce à l’argent de son cachet, elle part pour New York en 1965 et obtient un rôle dans Miss Nefertiti Regrets et Cinderella Revisited. Tzeitel dans Un Violon sur le Toit, elle débute en parallèle une carrière de chanteuse grâce à laquelle elle devient une star. Surnommée The Divine Miss M, Midler enchaîne les récompenses et les disques d’or. Sacrée aux Grammy Awards puis aux Tony pour le spectacle Clams on the Half Shell Revue, elle obtient sa propre émission de télévision, The Bette Midler Show, diffusée en 1976 sur HBO, suivi un an plus tard de Bette Midler: Ol’Red Hair is Back sur NBC. Interprète de Woody dans la série Vegetable Soup programmée de 1975 à 1978 sur PBS, elle s’affiche au cinéma en 1979 dans The Rose qui lui vaut une nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleure Actrice. Tout en triomphant dans la chanson, elle complète sa filmographie avec des longs-métrages comme Y'a-t-il Quelqu'un Pour Tuer Ma Femme ?, Le Clochard de Beverly Hills, Quand les Jumelles s’Emmêlent, Hocus Pocus - Les Trois Sorcières... Dans son autobiographie Bette Midler: Still Divine parue en 2002, Midler écrit que le personnage de Georgette fait partie de ses rôles préférés.

Bette Midler

En France, Georgette est doublée par Michelle Bardollet. Originaire de Paris où elle naît le 26 mai 1939, l’actrice est une enfant de la balle et la fille des comédiens Léo Bardollet et Colette Iris. Au générique des (Les) Aventures de Bidibi et Banban, elle débute au cinéma en 1956 dans Les Promesses Dangereuses et en 1958 au théâtre avec le rôle de Nicky dans L’Année du Bac. Michelle Bardollet apparaît à l’affiche de films comme Les Tricheurs, Les Bons Vivants, Un Homme de Trop, mais aussi à la télévision dans Arsène Lupin, Au Théâtre Ce Soir ou Le Comte de Monte-Cristo. Spécialiste du doublage, elle est la voix française de Bette Midler, Barbra Streisand, Joan Collins, Claudia Cardinale et Dolly Parton. Reprenant le rôle de Madame Patate à la suite d’Arlette Thomas, Michelle Bardollet campe Terry dans Soul.

Michelle Bardollet
Marie Ruggeri

La chanson La Perfection C’est Moi est interprétée en français par Marie Ruggeri. Née au Luxembourg le 21 juillet 1952, la comédienne et chanteuse débute dès les années 1960 en devenant une véritable star dans son pays de naissance et en Allemagne. Sous le nom de Mary Cristy, elle participe à la création de l’opéra-rock La Révolution Française de Claude-Michel Schönberg en 1973. Représentante de la Principauté de Monaco lors de l’édition 1976 du Concours Eurovision de la chanson dont elle sort à la 3e place avec Toi, la Musique et Moi, elle accompagne des dizaines d’artistes sur scène parmi lesquels Claude François. Mari Ruggeri mène en parallèle une carrière de doubleuse. Elle est ainsi la voix chantée d’Audrey (Ellen Greene) dans La Petite Boutique des Horreurs, de Miss Kitty dans Basil, Détective Privé, de Peg dans le second doublage de La Belle et le Clochard, de l’Araignée dans James et la Pêche Géante. Également comédienne de théâtre, elle narre l’histoire de Bongo dans Coquin de Printemps.

Les Autres Apparitions de Georgette

Georgette apparaît dans l’adaptation en bande dessinée d’Oliver & Compagnie parue conjointement à la sortie du film en 1988. Sa participation est cependant altérée. La scène du sauvetage de Jenny étant raccourcie pour les besoins de la pagination, la caniche n’y joue en effet plus aucun rôle.

Bande dessinée Oliver & Compagnie
Disney's Tous en Boîte

Georgette fait ensuite un petit caméo dans la série Disney’s Tous en Boîte. Dans l’épisode Réservé aux Dames diffusé le 23 février 2002, la caniche apparaît en effet parmi le public aux côtés de la chienne Peg.

Georgette dans les Parcs Disney

En 1988, Georgette a un temps défilé dans les allées de Disneyland et de Walt Disney World.

Elle trônait ainsi aux côtés d’Oliver, de Jenny, de Tito et de Roublard sur le char créé spécialement pour la sortie en salle d’Oliver & Compagnie.

Bien que secondaire, Georgette fait partie des protagonistes les plus réussis d’Oliver & Compagnie. Ostensible et truculente, elle offre en effet cette belle dose de comédie indispensable pour divertir le public et enjouer une histoire par de nombreux aspects bien sombre.

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