Lumière
Date de création :
Le 22 novembre 1991
Nom Original :
Lumiere
Créateur(s) :
Nik Ranieri (Superviseur de l'Animation)
Beverly Adams (Animateur)
Debra Armstrong (Animateur)
Janet Heerhan Bae (Animateur)
Rejean Bourdages (Animateur)
Edgar Gutierrez (Animateur)
David Stephan (Animateur)
Barry Temple (Animateur)
Arland Barron (Assistant Animation)
Trey Finney (Assistant Animation)
Richard Green (Assistant Animation)
Brian McKim (Assistant Animation)
Matt Novak (Assistant Animation)
Gilda Palinginis (Assistant Animation)
Apparition :
Cinéma
Télévision
Vidéo
Parcs
Jeux Vidéo
Spectacle
Voix Originale(s) :
Jerry Orbach (La Belle et la Bête, La Belle et la Bête 2 : Le Noël Enchanté, Le Monde Magique de la Belle et la Bête, Disney’s Tous en Boîte)
Maurice LaMarche (Mickey, la Magie de Noël)
Jeff Bennett (depuis 2004)
Voix Française(s) :
Daniel Beretta (La Belle et la Bête, Le Monde Magique de la Belle et la Bête)
Jean-Claude Donda (La Belle et la Bête 2 : Le Noël Enchanté, Disney's Tous en Boîte)
Julien Sibre (Once Upon A Time : Il Était une Fois)
Guillaume Beaujolais (La Belle et la Bête, 2017)
Interprète(s) :
Ewan McGregor (La Belle et la Bête, 2017)
Gary Beach (Beauty and the Beast : The Broadway Musical)
Henri Lubatti (Once Upon a Time : Il Était une Fois)

Le portrait

rédigé par Thibaut Ange
Publié le 13 novembre 2021

Personnage lumineux - dans tous les sens du terme - et plein de joie de vivre, Lumière est l'un des occupants du château du Prince Adam dans le Grand Classique La Belle et la Bête (1991). Assurant les fonctions de maître d’hôtel, il est transformé en chandelier quand une terrible malédiction est jetée sur le prince devenu alors une horrible bête, mais aussi sur son château et sur tous ses domestiques. Composé de trois bougies - une principale pour le visage et deux autres qui forment ses mains - Lumière est tout à la fois romantique, démonstratif et chaleureux.

Un Showman Romantique et Optimiste

Après le terrible jour où le prince refuse d’accorder l’hospitalité à une vieille mendiante, qui était en fait une créature enchanteresse, Lumière et les autres servants du château sont transformés en objets animés. Devenu un chandelier, il est le premier à faire preuve de compassion et de gentillesse envers Maurice, quand le vieil homme franchit la porte du château après s’être perdu dans les bois. Malgré les objections de son acolyte Big Ben, Lumière offre en effet l’hospitalité au père de Belle en lui proposant de se réchauffer au coin du feu, dans le fauteuil de la Bête. Quand cette dernière surgit folle de rage de voir un étranger dans sa demeure, il tente de se justifier mais assiste impuissant à la colère de son maître qui enferme Maurice dans son cachot.

Venue secourir son père, Belle accepte de prendre sa place comme prisonnière de la Bête. Pensant au moyen de rompre le sortilège, Lumière suggère à son maître d’offrir à Belle une chambre, plus confortable que les cellules du cachot. Si elle ne semble pas réceptive à cette suggestion de prime abord, la Bête accepte finalement et conduit Belle vers sa chambre. En chemin, Lumière l’encourage à lui faire la conversation et à lui dire des mots gentils, et la pousse à l’inviter à dîner.

Tandis que la Bête attend Belle pour le dîner dans la salle à manger, Lumière évoque le fait que la jeune fille puisse être celle qui rompra le charme. Avec Madame Samovar, il conseille à la Bête de se rendre plus présentable, de se conduire en gentleman, d’accueillir son invitée avec un sourire, de l’impressionner avec son humour, de la couvrir de compliments et, surtout, de dominer son caractère. Mais quand Big Ben se présente pour annoncer que Belle ne viendra pas dîner, la Bête se précipite alors à sa porte et, face à son refus, ordonne qu’elle reste enfermée sans avoir droit à quoi que ce soit.

En application des instructions de la Bête, Big Ben confie à Lumière le soin de garder la porte de la chambre. S’il s’exécute d’abord, le chandelier part ensuite fricoter derrière des rideaux avec Plumette, un plumeau pour qui il a manifestement le béguin. Il rate ainsi la sortie de Belle qui se dirige vers les cuisines. Lumière décide alors d’accueillir la jeune femme comme il se doit, en l’invitant à rejoindre la salle à manger pour un dîner en musique. Formidable maître de cérémonie, il livre à Belle un spectacle somptueux lors de la chanson C'est la Fête, grâce à une impressionnante mise en scène et une chorégraphie de tous les autres objets animés du château.

La chanson C'est la Fête

Confiée à Howard Ashman et Alan Menken, la musique tient une place importante dans l'histoire de La Belle et la Bête. De nombreuses chansons du film sont d'ailleurs restées célèbres et trois d’entre elles ont été sélectionnées pour l’Oscar de la meilleure chanson originale pour la cérémonie de 1992 : Belle, Be Our Guest (C’est la Fête) et Something There (Histoire Éternelle), cette dernière remportant finalement la statuette.

À l'origine, la chanson C’est la Fête devait se situer au moment où Maurice pénètre pour la première fois dans le château de la Bête. Lui réservant un accueil somptueux, les objets enchantés devaient lui servir un dîner musical et monumental. Ruben Aquino, l'animateur en charge de Maurice, avait presque terminé d'animer la séquence quand, lors d'une projection interne, quelqu'un fait remarquer qu’elle marcherait mieux si Belle, en tant qu'héroïne de l’histoire, était à la place de son père. La chanson a donc été déplacée plus loin dans le film. Merveilleuse séquence d'animation, la scène montre tous les objets animés du château se donner en spectacle sur la grande table de la salle à manger du château, devant la jeune femme, totalement ébahie par le spectacle qui lui est présenté : chopes de bière en ébullition, assiettes et couverts qui dansent, lustre somptueux, petits plats dans les grands, bouteilles de champagne qui explosent, le tout orchestré par un Lumière incroyable maître de cérémonie. Big Ben, lui, tente de calmer tout le monde, craignant la réaction de la Bête, avant de finalement se prendre au jeu.

Alan Menken a déclaré que la chanson a été très facile à écrire, à l'inverse de l'animation, difficile en raison du nombre de personnages, de couleurs et d'effets spéciaux, et de l'intégration d'animation par ordinateur à des scènes dessinées à la main. Alternant entre un refrain au rythme enjoué et un couplet plus sombre au cours duquel Lumière se confie sur le misérable sort des domestiques du château depuis que la malédiction les a frappés, C’est la Fête met l’accent sur la condition de tous ces personnages condamnés à vivre sous la forme d’objets depuis plus de dix ans. La chanson finit aussi de faire passer Belle du statut de prisonnière de la Bête à invitée susceptible de rompre le charme, seul espoir pour Lumière et ses acolytes de retrouver leur condition originelle.

Après le spectacle, Belle demande à Lumière et Big Ben de lui faire découvrir le château et, profitant de leur inattention, s’aventure dans l’aile Ouest, où la Bête lui avait pourtant défendu de se rendre. Furieuse de voir la jeune femme tenter de toucher sa rose magique, la Bête entre dans une colère folle et effraie sa prisonnière qui s’enfuit alors du château. Encerclée par des loups, Belle est sauvée par la Bête qu’elle ramène blessée au château. Tandis que l’hiver arrive, Lumière et ses acolytes assistent au rapprochement de Belle avec la Bête. Pour lui montrer l’affection que son maître porte à son hôte, Lumière lui suggère de lui offrir quelque chose de spécial en lien avec ce « qui émoustille son intérêt » : la bibliothèque du château et tous les livres qu’elle contient !

Plus tard, quand une soirée romantique se prépare, Lumière supervise la toilette de la Bête et tente de lui donner confiance en elle, lui conseillant de se montrer « téméraire, audacieux », et de déclarer sa flamme à Belle le moment venu. Au cours du dîner, Belle emmène la Bête vers la salle de bal, pour une danse romantique où la jeune femme se blottit contre son partenaire, sous le regard enjoué de Lumière et Big Ben. Dans un acte d’amour, la Bête accepte finalement de rendre sa liberté à Belle afin de secourir son père gravement malade. Cette décision atterre les objets enchantés du château, convaincus que l’ultime chance de rompre le sortilège - et par là même de retrouver leur apparence humaine - vient de s’envoler.

Quand le château est assailli par une horde de villageois ayant appris l’existence de la Bête, Lumière prend la direction des opérations, organisant la riposte des objets enchantés et lançant l'attaque au moment où Lefou le saisit dans sa main. Menacé d’être brûlé par le complice de Gaston, le chandelier est sauvé par Big Ben, avant de lui-même secourir Plumette des mains d’un villageois ayant commencé à la déplumer. Si les assaillants battent en retraite, Gaston, lui, s’est aventuré dans le château pour combattre la Bête et parvient à la poignarder sous le regard de Belle, revenue auprès d'elle.

Lumière, Big Ben et Madame Samovar assistent impuissants à la mort de la Bête, au moment où le dernier pétale tombe de la rose magique, et juste après que Belle lui a déclaré son amour. Le sort est alors rompu et Lumière retrouve son apparence humaine, comme tous ses acolytes du château. La Bête redevenue prince se réjouit de revoir ses domestiques sous leur véritable apparence. Lors du bal royal, Lumière tente de rejoindre la charmante Plumette mais en est empêché par Big Ben qui le retient alors. Les deux hommes se disputent au sujet de Belle, prétextant avoir tous deux dit le premier que la jeune fille serait celle qui romprait le charme. Lumière est vu une dernière fois au bras de Plumette, regardant Belle et son prince danser, puis sur le vitrail du château marquant la clôture du film.

La Conception du Personnage

L’animation de Lumière a été supervisée par Nik Ranieri. Né en 1961 à Toronto, il intègre les studios Disney en 1987, contribuant d’abord à l’animation de Roger Rabbit dans Qui Veut la Peau de Roger Rabbit (1988) et celle d'Ursula dans La Petite Sirène (1989). Il se voit confier ensuite la supervision de l'animation de l'albatros Wilbur dans Bernard et Bianca au Pays des Kangourous (1990), puis celle de Meiko dans Pocahontas, une Légende Indienne (1995), d'Hadès dans Hercule (1997), de Kuzco (empereur et lama) dans Kuzco, l'Empereur Mégalo (2000), de Buck Cluck dans Chicken Little (2005), de Lewis dans Bienvenue Chez les Robinson (2007) et de Charlotte La Bouff dans La Princesse et la Grenouille (2009). Il a également participé à l'animation de Jafar dans Aladdin et du Docteur Doppler dans La Planète au Trésor - Un Nouvel Univers. Son travail est récompensé par deux Annie Awards en 1995 pour l’animation de Meiko et en 1997 pour celle d’Hadès. Il est congédié en 2013 avec d’autres artistes à la suite de coupes budgétaires des Walt Disney Animation Studios.


Esquisses du personnage

Pour donner vie aux objets enchantés du château de la Bête, Nik Ranieri pour Lumière, Will Finn pour Big Ben et Dave Pruiskma pour Madame Samovar se sont inspirés d’objets animés de productions Disney précédentes : Susie, le petit coupé bleu dans le cartoon éponyme de 1952, la poignée de porte d’Alice au Pays des Merveilles (1951) ou encore le sucrier facétieux de Merlin l’Enchanteur (1963). Afin de rendre un tel personnage crédible, il convient de trouver le juste équilibre entre la forme originale de l’objet inanimé et sa personnalité d’objet vivant. Pour cela, les animateurs doivent réussir à conserver l’intégrité structurelle de l’objet tout en jouant sur ses appendices corporels pour lui donner vie avec émotion et justesse.


Nik Ranieri, superviseur de l'animation de Lumière

Pour animer Lumière, Nik Ranieri s’est rendu aux séances d’enregistrements de Jerry Orbach, l’acteur qui lui prête sa voix, afin d’étudier son élocution et ses mimiques « qui ont eu un immense impact sur (s)on animation ». L’animateur précise : « je n’ai jamais considéré Lumière comme un objet. On aborde l’animation par le biais de la personnalité. On anime l’âme du personnage, l’extérieur est secondaire. Il sert juste à montrer les émotions et à faire croire aux spectateurs que le personnage pense et agit spontanément, qu’il s’agisse d’un candélabre, d’une jolie fille ou d’un raton laveur ».

Autres Apparitions Animées

Lumière figure naturellement au casting des deux suites données au film de 1991, à l’animation beaucoup plus sommaire et dont les intrigues se passent au cœur du Grand Classique. Dans La Belle et la Bête 2 : Le Noël Enchanté (1997), les domestiques du château sont réunis autour du sapin de Noël, se remémorant le Noël de l’année précédente, quand ils étaient encore transformés en objets enchantés. Lumière et Big Ben se disputent alors, estimant tous deux avoir sauvé la fête. Madame Samovar intervient pour raconter l’histoire à Zip, replongeant les spectateurs un an plus tôt au cœur du château.


La Belle et la Bête 2 : Le Noël Enchanté (1997)

L’horloge Big Ben explique à Belle que la Bête a expressément interdit toute célébration, refusant d’évoquer des souvenirs qui lui rappelleraient son passé quand il était humain. C’est en effet un soir de Noël que le Prince orgueilleux et colérique a repoussé une enchanteresse déguisée en mendiante venue frapper à sa porte et que celle-ci l’a alors transformé en une bête monstrueuse. Belle insiste pourtant sur le fait qu’un esprit de fête ferait au contraire du bien à son geôlier. Approuvant cette idée, Lumière souhaite aider la jeune femme à organiser les préparatifs, tandis que Big Ben y est d'abord réticent, par crainte de la réaction de la Bête, mais finit par se rallier à la volonté générale. Lumière emmène alors Belle au grenier où sont entreposées depuis des années toutes les décorations de Noël du château. Il y retrouve Angélique, un ange décoratif, transformée ainsi au moment où le sort est tombé sur les lieux. Sortant d’un vieux coffre parmi des boules et des ornements de Noël, elle est chaleureusement accueillie par le chandelier séducteur, qui la prend dans ses bras pour l’embrasser affectueusement en l’appelant « mon amour », semblant avoir oublié Plumette.

Plus tard, Lumière et Big Ben se lancent à la recherche de Belle partie dans la forêt pour trouver un sapin, et viennent à son secours quand elle tombe dans l’eau d’un lac gelé. La jeune femme est finalement sauvée par la Bête qui, croyant qu’elle cherchait à s’enfuir, l’enferme dans son donjon. Après avoir neutralisé l’orgue Maestro Forte qui envisageait de détruire le château, Belle, la Bête et les objets enchantés célèbrent finalement Noël comme il se doit.

Le Monde Magique de la Belle et la Bête (1998) est, quant à lui, une succession de quatre histoires dont l'une d'elles, Plumette en Fête, met en avant la romance entre Lumière et Plumette. Les deux amoureux s’apprêtent à célébrer le cinquième anniversaire de leur premier rendez-vous. Lumière, qui avait oublié la date, se précipite pour organiser une soirée romantique et cherche des idées originales. Le chandelier passe du temps à prendre conseil auprès de Belle, mais Plumette croit alors que son amoureux s’est épris de la jeune femme. Le malentendu dissipé, Lumière emmène Plumette dans les jardins pour une balade dans la saucière transformée en traîneau, tirée par le repose-pied Sultan. La promenade vire au fiasco mais marque l’occasion pour Lumière de dire « je t’aime » au plumeau, actant leur amour pour l’éternité. Les rôles de Lumière dans les autres segments du film sont anecdotiques.


Le Monde Magique de la Belle et la Bête (1998)

Lumière a aussi fait plusieurs apparitions dans la série télévisée Disney's Tous en Boîte (2001-2003), dans laquelle Mickey et ses amis tiennent un club où il reçoivent de nombreux personnages Disney. Son apparition la plus remarquée se fait dans l'épisode Mortimer S’Invite à Dîner où il joue le rôle d'un critique gastronomique dont la tâche est compliquée par l'arrivée impromptue de la souris Mortimer Mouse. Il est également visible dans les épisodes On A Volé les Dessins Animés, La Saint-Valentin de Dingo, Pluto Sauve le Show et Une Soirée en Amoureux.


Disney's Tous en Boîte (2001)

Lumière est aussi visible dans les films Mickey, la Magie de Noël (2001) et Mickey, le Club des Méchants (2002), dérivés de la série.

Les Voix de Lumière

L'acteur américain Jerry Orbach a été la voix unique de Lumière dans toutes les productions où le personnage est apparu, de La Belle et la Bête (1991) jusqu'à sa mort en 2004. Né dans le Bronx, il débute sa carrière d’acteur dans des comédies musicales avant d’apparaître à la télévision et au cinéma. Parmi ses plus grands rôles figurent Gus Levy dans Le Prince de New York (1981), le père de Jennifer Grey dans Dirty Dancing (1987) ou encore l’inspecteur Lennie Briscoe dans 274 épisodes de la série New York, Police Judiciaire (de 1990 jusqu'à sa mort en 2004). Pour Disney, outre Lumière, il a doublé Sa’luk dans Aladdin et le Roi des Voleurs (1995). Le rôle a été repris par Maurice LaMarche dans Mickey, la Magie de Noël, puis par Jeff Bennett depuis.

Jerry Orbach
Daniel Beretta
Jean-Claude Donda

Voix française de Lumière dans le Grand Classique de 1991 et dans Le Monde Magique de la Belle et la Bête, Daniel Beretta a aussi interprété le Maire dans L’Étrange Noël de Monsieur Jack (1993) et réalise les chants du pingouin Siffli dans Toy Story 2 (1999). Ce spécialiste du doublage est surtout connu pour être la voix d'Arnold Schwarzenegger dans la version française de tous ses films depuis 1987.
Dans La Belle et la Bête 2 : Le Noël Enchanté, le rôle du chandelier est repris par Jean-Claude Donda, acteur particulièrement actif dans le domaine du doublage. Il a notamment prêté sa voix à Flagada Jones dans La Bande à Picsou - Le Film : Le Trésor de la Lampe Perdue (1990), Geri le Nettoyeur dans Toy Story 2 (1999), Courant d’Air dans 101 Dalmatiens 2 : Sur la Trace des Héros (2002), Enzo dans Les Énigmes de l’Atlantide (2003), Chef dans Rox et Rouky 2 (2006), Monsieur Hibou dans Bambi 2 (2006), Winnie l’Ourson dans Winnie l’Ourson (2011), Don Carlton dans Monstres Academy (2013), Flash Slothmore dans Zootopie (2016), un commentateur sportif dans Cars 3 (2017) et C-3PO et Grincheux dans Ralph 2.0 (2018).

Au-Delà de l'Animation

Lumière a été adapté dans plusieurs productions live. Dans la série Once Upon A Time - Il Était Une Fois (ABC, 2011-2018), il apparaît dans un épisode de la troisième saison. Il est un homme dont l’esprit a été piégé dans les flammes d’un chandelier par Zelena, la Méchante Sorcière de l’Ouest. Belle et Neal font sa rencontre au Château des Ténèbres quand ils s’y rendent pour ramener Rumplestiltskin. Le personnage est joué par l’acteur américain Henri Lubatti, sa voix française étant celle de Julien Sibre.


Once Upon A Time - Il Était Une Fois (2011)

En 2017, Lumière figure évidemment dans La Belle et la Bête, le remake live du Grand Classique réalisé par Bill Condon. Il est incarné par Ewan McGregor, interprète d’Obi-Wan Kenobi dans la prélogie Star Wars et de Jean-Christophe dans le film Jean-Christophe & Winnie (2018). Son apparence de chandelier se révèle plus sophistiquée que dans le film d'animation, prenant la forme d’un valet de pied en bronze vêtu d’un manteau et de bottes. Son rôle est toutefois similaire à celui du film de 1991, se montrant accueillant envers Belle, suggérant à la Bête que la jeune femme pourrait être celle qui romprait le charme, et dirigeant le show musical lors de la chanson C’est la Fête. Au fur et à mesure de l'avancée du film, le personnage perd en mouvement, rouillant et se rigidifiant un peu plus sous l'effet du sort jeté sur le château. Quand le dernier pétale de la rose magique tombe, Lumière se transforme en véritable chandelier inanimé. Comme tous les autres servants du château, il retrouve son apparence humaine après qu’Agathe utilise sa magie pour mettre un terme au sortilège. Il retrouve alors Plumette, leur relation amoureuse se révélant plus officielle que dans le film d’animation, les deux amoureux s’échangeant un langoureux baiser de retrouvailles puis dansant ensemble lors du bal clôturant le film.


La Belle et la Bête (2017)

Au-delà de ses apparitions audiovisuelles, Lumière s'invite dans différents livres et bandes dessinées déclinant les aventures de Belle et de la Bête. Il apparaît notamment dans Beauty and the Beast, une série de treize comics publiés par Marvel Comics entre juillet 1994 et juillet 1995. L’histoire de ces livres se situe lors du séjour de Belle dans le château de la Bête, après qu’elle lui a offert la bibliothèque.

La Belle et la Bête, le jeu vidéo
Kingdom Hearts II (2005)

Le chandelier joue aussi un rôle dans plusieurs jeux vidéo, à commencer par ceux inspirés du Grand Classique sortis dans les années 1990 et 2000 pour plusieurs consoles de jeu. Le chandelier apparaît aussi dans les opus Kingdom Hearts II (Square Enix, 2005) et  Kingdom Hearts 358/2 Days (Square Enix, 2009), lorsque Sora, Donald et Dingo se rendent dans le château de la Bête, mais aussi dans Epic Mickey: Power of Illusion (Disney Interactive Studios, 2012) et Disney Magical World (Namco et Nintendo, 2013).
Plus récemment, il s'est montré dans des titres développés pour smartphones comme Disney Magic Kingdoms (Gameloft, 2016), Disney Emoji Blitz (Disney Mobile, 2016), Disney Enchanted Tales (Disney Interactive, 2016) ou encore Disney Sorcerer’s Arena (Glu Mobile, 2020).

Disney Magical World (2013)
Disney Magic Kingdoms (2016)

Après le succès rencontré par le film d’animation de 1991, Disney envisage assez rapidement d’adapter son chef-d’œuvre en comédie musicale. Après l’accord de Michael Eisner, président de The Walt Disney Company, le projet est confié à une équipe menée par Robert Jess Roth. À la fin de l’année 1993, la pièce est en période d’essai quelques semaines dans un théâtre de Houston, avant de s’installer à Broadway où la première a lieu le 18 avril 1994 au Palace Theatre. Le show reste programmé jusqu’à l’automne 1999 avant de déménager au Lunt-Fontanne Theatre où il sera à l’affiche pendant près de huit ans. Le spectacle reprend l’histoire du Grand Classique, augmenté de plusieurs scènes et chansons écrites par Alan Menken et Tim Rice. Lumière figure naturellement au casting, joué initialement par Gary Beach puis, plus tard, par une dizaine d'autres acteurs. Le personnage y joue un rôle similaire à celui du film d’animation, avec la présence de quelques scènes et chansons supplémentaires.


Lumière dans la comédie musicale de Broadway

Au total, la comédie musicale La Belle et la Bête a été jouée 5 461 fois à Broadway. Saluée par le public et la critique, elle a reçu neuf nominations aux Tony Awards et en a remporté un, celui des meilleurs costumes pour Ann Hould-Ward. Le show a ensuite été joué dans de nombreuses villes américaines lors de deux tournées nationales de 1995 à 1999 puis de 1999 à 2003, avant d’être exporté dans le monde entier, donné dans plus de cent villes différentes. En France, le spectacle a été joué au théâtre Mogador de 2013 à 2014.

Lumière a fait l'objet de nombreuses déclinaisons en objets dérivés, notamment en pin's, peluches et surtout figurines, telles que celles de la Walt Disney Classics Collection et de la marque POP!.

Dans les Parcs à Thèmes

Fort de sa popularité acquise auprès du public, Lumière apparaît dans de nombreux spectacles, parades et attractions des divers Parcs à thèmes Disney à travers le monde.

À Walt Disney World Resort, Lumière apparaît dans le film projeté avec effet 4D dans l’attraction Mickey’s PhilharMagic ouverte en 2003 dans le Parc Magic Kingdom et reproduite à Hong Kong Disneyland en 2005, Tokyo Disneyland en 2011, Disneyland Paris en 2018 (sous le nom Mickey et son Orchestre PhilharMagique) et Disney California Adventure en 2019. Prenant possession du chapeau magique de Mickey, Donald se retrouve embarqué dans des scènes mythiques de Grands Classiques Disney, dont celle de la chanson C’est la Fête. Le canard prend la place de Belle pour assister au dîner musical orchestré par Lumière.

Mickey's PhilharMagic
(Walt Disney World Resort)
Enchanted Tales With Belle
(Walt Disney World Resort)

Le chandelier figure aussi sous forme d'Audio-Animatronic dans l'attraction Enchanted Tales With Belle ouverte en 2012 dans le nouveau Fantasyland du Magic Kingdom. Perché sur la cheminée du château de la Bête, il donne la réplique à Belle qui se présente devant les visiteurs. Dans le même Land, le personnage apparaît sur certains tableaux accrochés sur les murs de Be Our Guest Restaurant.

Dans le Parc Disney's Hollywood Studios, Lumière figure dans le spectacle Beauty and the Beast: Live on Stage basé sur l'histoire du Grand Classique et joué depuis 1991.

Beauty and the Beast: Live on Stage
(Walt Disney World Resort)
Mickey et le Magicien
(Disneyland Paris)

À Disneyland Paris, Lumière avait été choisi comme l'une des mascottes des célébrations du 15e anniversaire du Parc Disneyland en 2007. Entre 2012 et 2017, il apparaissait dans l'un des tableaux du spectacle nocturne Disney Dreams! projeté sur le Château de la Belle au Bois Dormant, y interprétant la chanson C'est la Fête.

Dans le Parc Walt Disney Studios, une version Audio-Animatronic du personnage participe au spectacle Mickey et le Magicien, joué dans l’Animagique Theater depuis 2016.


Enchanted Tale of Beauty and the Beast
(Tokyo Disney Resort)

À Tokyo Disney Resort, Lumière apparaît plusieurs fois dans l’attraction Enchanted Tale of Beauty and the Beast. Ouverte en septembre 2020 à Fantasyland dans le Parc Tokyo Disneyland, cette attraction permet aux visiteurs de pénétrer dans le château de la Bête pour revivre les grands moments du film d’animation de 1991. Le public traverse d'abord les premières salles du palais. Lumière et Big Ben apparaissent alors inanimés sur une cheminée. Arrivé dans le hall, il assiste à une présentation de la malédiction lancée sur la Bête et les occupants de son château, avant de traverser les cuisines où Lumière est de nouveau visible sur une table. Les visiteurs embarquent ensuite dans un véhicule s’inspirant de la forme de la tasse Zip. Ils traversent plusieurs pièces du château : la salle à manger où Lumière anime le dîner lors de la chanson Be Our Guest, le jardin enneigé durant la chanson Something There, ou encore la salle de bal où Belle et le Prince dansent après que la malédiction a été rompue. Redevenu humain, Lumière les regarde aux côtés de Big Ben et Plumette.

Dans le Parc Tokyo DisneySea, le personnage était la vedette du spectacle musical A Table is Waiting joué de 2011 à 2017 et rendant hommage à la gastronomie nationale de plusieurs pays.
Enfin, dans le resort tokyoïte, Lumière apparaît sur les murs des chambres thématisées sur La Belle et la Bête, au sein du Tokyo Disneyland Hotel.

Tokyo Disneyland Electrical Parade: DreamLights
(Tokyo Disney Resort)
Dreaming Up!
(Tokyo Disney Resort)

À Shanghai Disney Resort, le chandelier apparaît au cours de l’attraction Voyage of the Crystal Grotto, parcours scénique aquatique menant les visiteurs à travers différents films Disney, au cours d’une balade autour du château du Parc.

Lumière figure ou a figuré dans plusieurs parades Disney : Tokyo Disneyland Electrical Parade: DreamLights (Tokyo Disneyland, depuis 2001), La Parade du Monde Merveilleux de Disney (Disneyland Paris, 1999-2007), la Walt Disney's Parade of Dreams (Disneyland Resort, 2005-2008) ou encore la parade Dreaming Up! (Tokyo Disneyland, depuis 2018).

Éternel optimiste malgré sa transformation en chandelier, Lumière a gardé son art de l’accueil et de la mise en scène. Charmeur qui aime plaire aux dames, il est le plus proche confident de la Bête et concourt au rapprochement de son maître et de la charmante Belle. Ses multiples prises de bec pleines d’humour avec son acolyte Big Ben - singeant les relations franco-britanniques souvent tumultueuses - atténuent l’atmosphère pesante du château. Sa prestation musicale lors de la séquence C’est la Fête a achevé de hisser le personnage au rang d’acolyte Disney iconique. Un véritable régal visuel et musical !

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