Johnny Pépin de Pomme
Date de création :
Le 27 mai 1948
Nom Original :
Johnny Appleseed
Créateur(s) :
Mary Blair (Conception visuelle)
Joe Rinaldi (Conception visuelle)
Ollie Johnston
Les Clark
Milt Kahl
Eric Larson
Hal Ambro
Don Lusk
Marvin Woodward
Ed Aardal
Apparition :
Cinéma
Voix Originale(s) :
Dennis Day
Voix Française(s) :
Jean Raphaël (Doublage de 1951)
Hervé Rey (Doublage de 1999)

Le portrait

rédigé par Karl Derisson
Publié le 13 décembre 2022

Au cours de sa carrière, Walt Disney n’a jamais cessé d’entretenir la mémoire des héros de l’Histoire américaine ayant participé à construire les États-Unis et à forger leur culture. Pecos Bill, Davy Crockett, Paul Bunyan ou bien encore Casey Jones ont ainsi été les vedettes de différents films retraçant leur histoire. En 1948, c’est à un autre pionnier que les studios Disney rendent hommage, John Chapman, alias Johnny Pépin de Pomme.

John Chapman, figure incontournable de la culture américaine

John Chapman naît le 26 septembre 1774 à Leominster, une bourgade du comté de Worcester, au nord de l’État du Massachussetts. Second fils de Nathaniel Chapman, charpentier dans la garnison de George Washington dès le début de la Guerre d’indépendance en 1776, le héros n’est encore qu’un petit garçon lorsque sa mère, Elizabeth Simonds, trépasse des suites de la tuberculose. L’enfant et sa sœur sont alors confiés à des amis de la famille qui s’occupent de leur éducation en attendant que Nathaniel soit déchargé de son service dans l’armée.


Portrait de John Chapman

Élevé au cœur d’une ferme, John Chapman découvre très tôt son amour pour la nature. Âgé de treize ans, il passe ainsi tout son temps dans la pommeraie de son père où, grâce aux conseils d’un certain monsieur Crawford, il apprend l’arboriculture. La pomme devient son fruit fétiche. En 1792, Chapman débute son épopée. Il n’a que dix-huit ans et il se met en tête de suivre les convois en route pour l’Ouest sauvage afin de planter des pommiers tout au long du chemin. Parfois contradictoires, les sources attestent de sa présence en Pennsylvanie et dans l’Ohio où il acquiert son surnom de Johnny Appleseed, Johnny Pépin de Pomme.

Howe's Historical
Collection
Harper's New Monthly
Magazine, 1871

Planteur invétéré, John Chapman entre bientôt dans l’Histoire au fur et à mesure que les récits le concernant se diffusent dans tout le pays. Ces derniers racontent qu’il sème des graines de pommier partout le long de la vallée de l’Ohio, en Pennsylvanie, dans l’Illinois et l’Indiana. La réalité semble cependant moins extravagante et il apparaît que Chapman, loin de s’enfoncer dans les forêts et les espaces sauvages, entretenait en réalité des pépinières bien délimitées par des clôtures qu’il confiait ensuite à des voisins afin de continuer son voyage. Véritable vagabond, le héros poursuit dès lors sa quête, échangeant des graines, des fruits et des arbres contre de vieux vêtements ou un simple souper.


John Chapman, Library of Congress, Washington, D.C.

L’Histoire raconte que John Chapman était en outre prédicateur. Membre de l’Église de la Nouvelle-Jérusalem mise sur pied par le scientifique, penseur et théologien suédois Emanuel Swedenborg, il traversait en effet les contrées avec sa Bible à la main, enseignant alors les Évangiles et mettant en avant un certain idéal de pauvreté et de charité. Réputé pour être un homme particulièrement excentrique, John Chapman a ainsi vécu en marge de la société. Dépourvu de chaussures et souvent vêtu de simples guenilles en toile de sac, les représentations le montrent coiffé d’une casserole en guise de couvre-chef. Loufoque et décalé, cet attribut semble néanmoins relever davantage de la légende que de la réalité.


John Chapman, vers 1840.

Végétarien, John Chapman vouait enfin un véritable culte à la nature et un respect infini pour les animaux, y compris les espèces les plus néfastes et dangereuses. Plusieurs récits expliquent qu’il rachetait les bêtes destinées à l’abattoir afin de les restituer à leur propriétaire contre la promesse d’en prendre soin jusqu’à leur mort.


Tombe supposée de John Chapman.

Marchant toujours plus vers l’Ouest, John Chapman n’a pas pour autant abandonné sa région d’origine. Revenant régulièrement dans son Massachussetts natal pour rendre visite à sa famille, renouveler son stock de graines et récupérer le maigre fruit de la vente de ses arbres afin de l’offrir à des œuvres de bienfaisance ou aux églises, il disparaît bientôt mystérieusement. Datée du 18 mars 1845, sa mort semble être la conséquence d’une pneumonie. L’histoire raconte que sa tombe se situe dans la ville de Fort Wayne, dans l’Indiana, dans ce qui devint par la suite le Johnny Appleseed Park. Des années après son décès, sa légende continue d’être entretenue à travers tout le Middle West où la population lui attribue la plantation de quelque cinq-cents hectares de pommiers...

Johnny Pépin de Pomme, héros américain célébré par Disney

« Dans l’histoire du folklore américain, un grand nombre d’hommes légendaires ont laissé les symboles de leur puissance. [...] Plus surprenant, on trouve un bonnet en forme de casserole, un sac de graines de pomme et une Bible. Mais le plus étrange, c’est que ces objets symbolisent le plus grand de tous ces hommes, John Chapman, un authentique pionnier. Et au fil du temps, la réalité a fait place à la légende. Aujourd’hui, nous connaissons cet homme remarquable sous le nom de Johnny Pépin de Pomme ».

Racontée par un vieux pionnier, l’histoire de Johnny débute autour de l’année 1806 dans une ferme près de Pittsburgh. Sifflotant gaiement, le héros pousse sa brouette chargée de deux larges paniers. Remerciant en chantant le ciel de lui donner la pluie et le soleil, il ne tarde pas à monter dans l’un de ses pommiers afin de ramasser ses « beaux fruits vermeilles ».

Inlassablement, Johnny accomplit sa tâche quotidienne dans la joie et la bonne humeur. Un jour, son labeur est cependant interrompu par une caravane passant près de chez lui. La tête remplie d’espoir, des dizaines, des centaines de pionniers s’en vont vers l’Ouest à la recherche d’une vie meilleure. Rêvant de les suivre vers l’aventure, Johnny est rapidement rattrapé par la réalité. Chétif, il n’a ni l’âme, ni la carrure d’un pionnier.

Le cœur lourd, Johnny a du mal à cacher sa peine lorsque soudain, son Ange-Gardien personnel se présente à lui. Se lamentant sur son sort, le héros confie son chagrin de ne pas avoir les épaules assez solides pour se lancer dans la conquête de l’Ouest. Surtout, il ne possède rien d’autre que ses pommiers, un acquis bien mince pour se lancer dans une telle aventure. L’Ange-Gardien tente alors de lui faire comprendre que ses pommes sont en réalité un atout incroyable. Pouvant être transformés en desserts, en tartes, en gâteaux, en compote, en beignets ou en cidre, ses fruits sont une véritable aubaine dont les pionniers auront bien besoin pour affronter l’adversité.

Requinqué, Johnny est déjà prêt à se mettre en route. Baptisé le « Pionnier des pommiers », le jeune garçon baisse cependant bien vite les bras. Il n’a pas le matériel nécessaire pour une telle épopée. Agacé par tant de tergiversations, l’Ange-Gardien montre à Johnny qu’il possède en réalité tout ce qu’il faut : un sac de graines pour les pommiers, une Bible pour purifier ses péchés et une casserole en guise de bonnet.

Ainsi revigoré, Johnny abandonne définitivement son verger et commence son périple. Pour un homme seul, cette nature indomptée est un défi incroyable à affronter. Le vent ou les chutes d’eau sont autant d’obstacles qu’il faut surmonter. Quant à la forêt froide et sombre, elle regorge de créatures tapies dans l’ombre. Mais Johnny décide de continuer malgré tout et dès qu’une clairière s’offre à lui, il plante ses graines. Sous l’œil des animaux circonspects, il laboure ainsi et sème sans relâche, donnant alors naissance à de nouveaux vergers.

Avec le temps, Johnny Pépin de Pomme parvient à se faire aimer des animaux. Petits et gros, proies et prédateurs, tous accompagnent cet homme mystérieux, le premier à pénétrer dans la forêt sans couteau, ni fusil. À présent, Johnny n’est donc plus seul à arpenter les contrées sauvages qui, bientôt, voient grandir partout des milliers de pommiers verdoyants.

Semant ses graines et sa foi pendant des décennies, Johnny a vu sa réputation grandir sans cesse. Près de ses vergers, les pionniers se sont installés. Des villages sont apparus. Et chaque année, tout le monde célèbre avec bonheur le « Pionnier des pommiers » et son formidable fruit. Continuant inlassablement de marcher, Johnny assiste parfois par hasard aux festivités. Caché dans l’ombre, il observe alors ses prochains chanter et danser. Heureux, il peut ainsi lire la joie sur le visage de tous ces gens.

Avec les années, Johnny Pépin de Pomme est parvenu à ensemencer une véritable immensité. Devenu un gentil vieillard, sa barbe a poussé et blanchi. Sous sa casserole cabossée, son crâne s’est dégarni. Son dos s’est voûté. Sa voix s’est fragilisée. Au crépuscule de sa vie, le héros a bientôt la surprise de croiser une nouvelle fois la route de son Ange-Gardien. Saluant son œuvre, ce dernier l’accompagne jusqu’au royaume des cieux où Johnny continue son œuvre, la blancheur des fleurs de pommiers se mêlant depuis à celle des nuages...

La Conception du personnage

Johnny Pépin de Pomme est le héros de la troisième séquence incluse dans le film d’anthologie Mélodie Cocktail, le 10e classique animé des studios Disney. Réalisé par Wilfred Jackson d’après un scénario de Winston Hibler, Joe Rinaldi, Erdman Penner et Jesse March, le court-métrage de dix-neuf minutes est alors le premier du genre à mettre en scène un personnage ayant réellement existé. Jusqu’alors, les studios Disney s’étaient en effet surtout concentrés sur l’adaptation de contes de fées, d’histoires légendaires, de récits bibliques ou bien encore de fables. Johnny tient dès lors une place à part dans la longue filmographie des studios de Mickey en étant le premier vrai héros américain porté à l’écran.

Alors que nombre d’historiens s’accordent pour dire que John Chapman était une sorte de doux-dingue excentrique, plein de vie et totalement en marge de la société, les artistes de Disney l’imaginent plutôt comme un être candide et innocent. Sa folie laisse sa place à une belle joie de vivre auprès de ses arbres qui lui offrent tout ce qu’il désire. Lorsque les pionniers passent près de sa ferme, Johnny voit son caractère changer. Jusqu’ici chantant, il devient passablement défaitiste et plutôt effrayé à l’idée de s’éloigner de son verger. Trouvant un sens à sa vie grâce à l’entremise de son Ange-Gardien qui le pousse malgré lui à partir, le héros voit sa personnalité changer encore au cours de son périple. Pétri d’un courage qu’il n’imaginait pas, il s’aventure ainsi dans les profondeurs des bois, là où personne n’est jamais allé. Trouvant une compagnie auprès des animaux qui le suivent, il termine sa vie avec le sentiment que son devoir est encore loin d’être accompli. Refusant de mourir, il accepte finalement de suivre son Ange-Gardien qui lui promet que sa mission sur Terre est bel et bien remplie et qu’elle doit désormais être poursuivie au Royaume des cieux.

Structuré autour d’une histoire simple bien connue du public américain, Johnny Pépin de Pomme s’inspire très largement du travail de Mary Blair. Née le 21 octobre 1911 à McAllister, en Oklahoma, l’artiste débute comme professeur d’art tout en poursuivant ses études à l’Institut Chouinard. Remarquée pour ses toiles, elle est victime de la Grande Dépression et décide de se tourner vers l’animation en rejoignant les équipes d’Ub Iwerks puis les studios Harman-Ising. Engagée en mai 1940 par Walt Disney, Blair travaille sur des dizaines de projets tels que Dumbo, une première version de La Belle et le Clochard, le Baby Ballet finalement avorté, puis Saludos Amigos et Les Trois Caballeros et enfin Mélodie du Sud, La Boîte à Musique, Danny, le Petit Mouton Noir, Le Crapaud et le Maître d’École, Cendrillon, Alice au Pays des Merveilles, Susie, le Petit Coupé Bleu et Peter Pan. Reprenant sa liberté au début des années 1950, elle continue brillamment sa carrière d’illustratrice avant de revenir chez Disney en 1963 afin de concevoir une attraction destinée à l’Exposition universelle de New York, "it’s a small world". Impliquée par la suite dans la réalisation de fresques murales et de mosaïques destinées aux attractions Adventures Through Inner Space, Bell System CircleVision et au hall du Contemporary Resort de Walt Disney World Resort, Mary Blair décède le 26 juillet 1978. Un Disney Legends Award couronne sa carrière.

Mary Blair
Recherche graphique par Mary Blair

Conservant le style graphique inimitable de Mary Blair avec ses formes simples et ses couleurs pastelles, la séquence de Johnny Pépin de Pomme doit également beaucoup au scénariste Joe Rinaldi qui a insufflé le style Disney aux personnages. Originaire de Boston où il naît le 1er août 1914, l’artiste débute sa carrière à la fin des années 1930. Engagé par Disney, il participe notamment à l’écriture de Dumbo, Mickey et le Haricot Magique, Pecos Bill, Le Crapaud et le Maître d’école, Cendrillon, Alice au Pays des Merveilles et Peter Pan. Dessinateur hors pair doué d’un coup de crayon remarquable, Rinaldi donne en particulier tout son cachet à La Belle et le Clochard. Il travaille ensuite sur La Belle au Bois Dormant et Babes in Toyland. Joe Rinaldi décède le 25 novembre 1974 à l’âge de soixante ans.

Joe Rinaldi
Recherche graphique par Joe Rinaldi

La première apparition de Johnny à l’écran est animée par Ollie Johnston. Né le 31 octobre 1912 à Palo Alto, l’artiste suit les cours de l’Institut Chouinard puis entre chez Disney en 1935. Débutant comme intervalliste sur plusieurs courts-métrages avec Mickey, il monte en grade et devient animateur puis superviseur. Au générique de presque tous les longs-métrages d’animation Disney, de Blanche Neige et les Sept Nains à Rox et Rouky, il a notamment donné vie à Pinocchio, Pan-Pan, Javotte et Anastasie, Alice, Monsieur Mouche, Jock, les trois fées de La Belle au Bois Dormant, Nanny, Archimède, Mowgli et Baloo, le Prince Jean, Winnie et Porcinet ainsi que Rox et Rouky. Grand passionné de trains anciens, élevé au rang de Disney Legend en 1989, Ollie Johnston est mort le 14 avril 2008 à l’âge de quatre-vingt-quinze ans.

Ollie Johnston
Les Clark

La séquence durant laquelle Johnny accepte de quitter son verger et se met en route vers l’Ouest sauvage est supervisée par Les Clark. Membre, comme Ollie Johnston, du groupe très fermé des Neuf Vieux Messieurs, il est l’un des premiers artistes engagés par Walt Disney. Né le 17 novembre 1907 à Ogden, dans l’Utah, il rencontre les frères Disney dès 1925. Clark n’est alors qu’un jeune marchand de glaces dans une confiserie située près des studios. Passionné par le dessin, il est finalement embauché le 23 février 1927. C’est le début d’une carrière de quatre décennies marquée par l'animation de personnages aussi remarquables que Mickey, Clara Cluck, Blanche Neige, Pinocchio, Lulubelle, Alice, Lady, les trois bonnes fées de La Belle au Bois Dormant. Réalisateur des courts-métrages Paul Bunyan et L'Homme, le Monstre et les Mystères, Les Clark prend sa retraite en 1975. Il disparaît quatre ans plus tard, le 11 septembre 1979. Un Disney Legends Award lui est décerné à titre posthume dix ans plus tard.

Milt Kahl
Feuille de modèles par Milt Kahl

La rencontre entre Johnny et son Ange-Gardien est quant à elle animée par Milt Kahl. Également chargé du design des personnages, il naît le 22 mars 1909 à San Francisco, en Californie. Débutant sa carrière modestement à l’âge de seize ans lorsqu’il est embauché comme dessinateur pour le journal The Oakland Post Inquirer puis pour le San Francisco Bulletin, il devient bientôt dessinateur d’affiches de cinéma. Il entre ensuite chez Disney en 1934. Se distinguant, grâce à son caractère bien trempé, de ses collègues qui redoutent ses colères mémorables, Kahl travaille comme intervalliste sur plusieurs cartoons de Mickey. Son talent lui permet rapidement de devenir animateur puis superviseur de l’animation. Très doué pour l’animation des humains, il collabore alors à presque tous les longs-métrages animés de Disney et donne vie à des personnages aussi fameux que Pinocchio, dont il définit l’apparence finale, Bambi, Brom Bones, Frère Lapin, Cendrillon, le prince Philippe et le roi Hubert, Roger Radcliff et Pongo, Merlin l’enchanteur ou bien encore Tigrou. Derrière l’animation remarquable de Shere Khan et de Madame Médusa, son ultime méchante, Milt Kahl est élevé au rang de Disney Legend en 1989, deux ans après sa mort survenue le 19 avril 1987 à l’âge de soixante-dix-huit ans.

Eric Larson

Les interactions entre Johnny et les animaux de la forêt sont pour leur part dirigées par Eric Larson. Autre membre du groupe des Neuf Vieux Messieurs, Larson est originaire de Cleveland où il voit le jour le 3 septembre 1905. Apprenant le dessin dès l’adolescence, il débute sa carrière en tant que rédacteur du journal de la fac puis comme graveur et enfin comme scénariste pour la radio. Grâce à l’entremise de Richard Creedon, il est engagé chez Disney le 1er juin 1933. C’est alors le début d’une carrière longue de plus de cinquante ans. Montant les échelons, Larson œuvre ainsi sur des dizaines de cartoons avant de collaborer à la production de Blanche Neige et les Sept Nains. En charge des animaux de la forêt, il enchaîne ensuite avec Pinocchio, Fantasia, Bambi, La Boîte à Musique et Mélodie du Sud. Créateur de Figaro, des chevaux ailés, des centaures, de Monsieur Hibou, de Sacha ou bien encore de Monsieur Lapin, il donne par ailleurs vie à Cendrillon, à la Chenille et à Peg. Remplacé par Clyde Geronimi à la direction de La Belle au Bois Dormant, Eric Larson travaille sur Les 101 Dalmatiens, Merlin l’Enchanteur, Mary Poppins, Le Livre de la Jungle, Les Aristochats, L’Apprentie Sorcière, Robin des Bois et Les Aventures de Winnie l’Ourson. Dernier vétéran encore en poste dans les années 1980, il forme la nouvelle génération avant de se retirer le 28 février 1986. Eric Larson disparaît le 25 octobre 1988.

Hal Ambro
Don Lusk
Ed Aardal

L’animation de Johnny Pépin de Pomme est également complétée par Hal Ambro (Ichabod Crane, la Marraine Fée), Don Lusk (Cléo, Wendy), Marvin Woodward (Mickey, les nains, Ichabod Crane, Gus et Jaq, le Lapin Blanc, les Garçons perdus) et Ed Aardal (Donald).

Les Voix de Johnny Pépin de Pomme

En version originale, le personnage de Johnny est interprété par Dennis Day. Né le 21 mai 1916 dans le Bronx, le chanteur débute sa carrière à la radio à la fin des années 1930. Travaillant notamment aux côtés de Jack Benny, il se fait un nom grâce à la chanson Goodnight My Beautiful. Également plébiscité pour ses talents d’imitateur, il obtient sa propre série radiophonique, A Day in the Life of Dennis Day, programmée sur NBC entre 1946 et 1951. Jouant le rôle d’un jeune chanteur candide, il attire l’attention de Walt Disney qui lui confie le rôle de Johnny Pépin de Pomme, mais aussi celui de l’Ange-Gardien et du narrateur de la séquence. Le succès à la radio est rapidement décliné à la télévision dans The Dennis Day Show diffusé sur NBC de 1952 à 1954. Par la suite, Dennis Day continue d’apparaître à l’écran dans des émissions comme The Gisele MacKenzie Show, The Bing Crosby Show et Alfred Hitchcock Présente, et des séries comme Death Valley Days. Tête d’affiche de la comédie musicale No, No, Nanette lors de sa tournée aux États-Unis, le cinéma lui offre quelques rôles dans Sérénade Américaine, Une Fille en Or, The Girl Next Door, Won Ton Ton, le Chien qui Sauva Hollywood. Dennis Day disparaît le 22 juin 1988 à l’âge de soixante-douze ans.

Dennis Day et Walt Disney

Dans le doublage français de 1951, le rôle de Johnny est tenu par Jean Raphaël. De son vrai nom Georges Lafaix, le chanteur est né le 17 avril 1916 à Orléans. Passionné par la musique et la chanson dès le plus jeune âge, il débute une carrière de chanteur de charme, piochant en particulier dans le répertoire de Tino Rossi. Avec l’aide de Mistinguett et de Maurice Chevalier, il est engagé par le chef d’orchestre Jo Bouillon avec qui il tourne dans toute la France. Se produisant également à la radio, il se spécialise bientôt dans le tango. Fort d’une carrière longue de près de quarante ans, Jean Raphaël se retire dans les années 1990. Il s’éteint en octobre 2006.

Jean Raphaël
Hervé Rey

Lors du redoublage de 1999, Johnny est cette fois joué par Hervé Rey. Acteur et directeur artistique, il débute sur les écrans dès l’âge de neuf ans. Apparu à la télévision dans L’Enfant Bleu, Les Cinq Dernières Minutes, La Croisade des Enfants, Maigret, L’Instit et plus récemment Engrenages, ainsi qu’au cinéma dans Rouge Baiser et Uranus, Rey se produit également sur les planches dans des pièces comme La Maison du Lac, Poil de Carotte, L’Illusionniste et Helsingor. Le comédien prête par ailleurs sa voix à des dizaines de personnages parmi lesquels Peter Pan, Porcinet, Icare, Cornelius Fillmore et Chip Goff.

Les Autres Apparitions de Johnny Pépin de Pomme

Bien que mineur dans la filmographie Disney et fort méconnu en dehors des États-Unis, Johnny Pépin de Pomme a eu le droit à quelques brèves réapparitions au cours des décennies suivantes.
Le 11 mars 1960, il fait en particulier partie des membres de l’écurie Disney qui se réunissent autour de Donald dans Donald, Vedette de Télévision, un opus de l’émission Walt Disney Presents.

Donald, Vedette de Télévision
Loyer Impayé

Près de quarante ans plus tard, Johnny Pépin de Pomme apparaît en 1997 dans l’épisode Make a Difference de la série Sing Me a Story With Belle dans lequel l’héroïne de La Belle et la Bête raconte aux téléspectateurs l’histoire du « Pionnier des pommiers ». Johnny est par ailleurs présent dans quelques épisodes de la série animée Disney’s Tous en Boîte. Montré parmi les spectateurs, il est notamment visible dans l’épisode Loyer Impayé où il apparaît âgé. Dans Dingo et la Cuisine Magique, c’est un Johnny plus jeune qui fait la queue avec d’autres protagonistes afin d’obtenir un bol de la délicieuse soupe préparée par Dingo. Dans Monsieur Je-Sais-Tout, le héros est visible une fraction de secondes aux côtés de Mr. Toad.

Monsieur Je-Sais-Tout
Disney's American Legends

Vedette de son court-métrage diffusé en salle indépendamment de son film d’origine le 25 décembre 1955, Johnny Pépin de Pomme fait enfin partie des héros honorés dans la compilation Disney’s American Legends présentée par James Earl Jones et proposée dans les bacs le 12 février 2001.

Légende de l’Histoire américaine, Johnny Pépin de Pomme fait partie de ces héros enjoués qui contribuent à véhiculer les valeurs de courage et d’abnégation si chères au cœur de Walt Disney.

Poursuivre la visite

Le Forum et les Réseaux Sociaux

www.chroniquedisney.fr
Chronique Disney est un site de fans, non officiel, sans lien avec The Walt Disney Company, ni publicité,
utilisant des visuels appartenant à The Walt Disney Company ou des tiers par simple tolérance éditoriale, jamais commerciale.