Riri, Fifi et Loulou Duck - Dessin d'Henrieke
Dessin d'Henrieke
Date de création :
Le 17 octobre 1937
Nom Original :
Huey, Dewey and Louie Duck
Autre(s) Nom(s) :
Hubert, Deuteronomy et Louis Duck
Oscar, Désiré et Nestor Duck
Créateur(s) :
Al Taliaferro
Ted Osborne
Apparition :
BD
Cinéma
Télévision
Parcs
Jeux Vidéo
Voix Originale(s) :
Tous les trois :
Clarence Nash (1938-1965)
The Mellomen (Picsou Banquier)
Russi Taylor (Depuis 1987)
Tony Anselmo (Depuis 1987)
Riri :
Jeannie Elias (Couacs en Vrac)
Danny Pudi (La Bande à Picsou - 2017)
Fifi :
Pamela Adlon (Couacs en Vrac)
Ben Schwartz (La Bande à Picsou - 2017)
Loulou :
E.G. Daily (Couacs en Vrac)
Bobby Moynihan (La Bande à Picsou - 2017)
Voix Française(s) :
Tous les trois :
Martine Reigner (Depuis 1987)
Riri :
Charles Pestel (Couacs en Vrac)
Fifi :
Alexis Tomassian (Couacs en Vrac)
Loulou :
Donald Reignoux (Couacs en Vrac)

Le portrait

Publié le 04 février 2017

Riri, Fifi et Loulou Duck sont les trois neveux de Donald Duck. Il s'agit sûrement des personnages d'enfants les plus populaires de l'univers Disney. Tantôt chenapans, tantôt exemplaires, les triplés sont devenus très vite des incontournables de l'univers des canards de Donaldville, étant inséparables de leur oncle Donald mais aussi de leur oncle Picsou. S'ils sont parfois les premiers à faire des bêtises, ils n'hésitent jamais à suivre leurs oncles dans des aventures autour du monde. Ils sont aussi membres des Castors Juniors, une organisation sur le modèle des scouts mais projetée dans l'univers de Donaldville.

Naissance en Comic Strips

Malgré la croyance populaire, les trois neveux de Donald ne sont pas nés au cinéma. Les trois canetons apparaissent en réalité pour la première fois en bandes-dessinées, dans le comic strip en couleur du dimanche consacré à Donald, dans la série Silly Symphonies, et daté du 17 octobre 1937.

Al Taliaferro
Ted Osborne

Il s’agit d’une création du dessinateur Al Taliaferro et du scénariste Ted Osborne.
Charles Alfred Taliaferro, dit Al Taliaferro, est né le 29 août 1905 à Montrose dans le Colorado. Sa famille déménage toutefois en 1918 pour la Californie du Sud où il obtient son diplôme à la sortie du lycée de Glendale en 1924. Attiré par le dessin dès son plus jeune âge, il prend des cours par correspondance puis aiguise son art au California Art Institute. Il cherche ensuite des petits boulots en attendant le job de ses rêves qui est de devenir dessinateur de bandes dessinées. En 1931, il travaille ainsi en tant que designer dans une entreprise d’appareils d’éclairage quand il passe un entretien au sein des studios Disney. Il est alors embauché et vite assigné à l’encrage des comic trips de Mickey Mouse en devenant l’assistant de Floyd Gottfredson. L’année suivante, il prend le relais au dessin d’Earl Duvall qui venait tout juste de lancer les planches dominicales des Silly Symphonies, notamment avec le personnage de Bucky Bug. Continuant à encrer les strips de Mickey Mouse, il devient parallèlement le dessinateur officiel des Silly Symphonies dont il adaptera sur papier de nombreux cartoons à l'exemple des (Les) Trois Petits Cochons, Elmer l'Eléphant et surtout Une Petite Poule Avisée qui verra la première apparition sur papier, le 16 septembre 1934, d’un certain Donald Duck…


Première apparition de Riri, Fifi et Loulou le 17 octobre 1937

Al Taliaferro assume durant six ans les strips dominicaux des Silly Symphonies aidé aux scénarios par Earl Duvall dans un premier temps, puis Ted Osborne. Il va notamment y faire apparaître Donald d’août 1936 à décembre 1937. Le 17 octobre 1937, il crée ce qui reste ses personnages les plus célèbres, à savoir, les trois neveux, Riri, Fifi et Loulou. Le premier strip quotidien de Donald voit le jour le 7 février 1938. Et ce sera un véritable triomphe ! Pourtant, les strips de Donald n’avaient rien à voir avec ceux de Mickey. Si la souris disposait d’aventures dignes des plus grands héros avec le suspense maintenu de jour en jour, Donald, lui, avait droit à des gags différents quotidiennement. Mais Al Taliaferro n’entend pas rester sur cette première victoire, si belle soit-elle. L’année suivante, le 10 décembre 1939, il débute également une planche dominicale pour le canard. Au scénario, il se voit aidé dans un premier temps par Bob Karp puis par d’autres scénaristes. Al Taliaferro dessine Donald de façon quotidienne jusqu’à sa mort à Glendale le 3 février 1969, survenue à l’âge de 63 ans. Son avant-dernier strip, datant  du 17 janvier 1969, voit d'ailleurs l'utilisation d'un de ses neveux. L'auteur aura au final dessiné les triplés dans plus de 3 800 strips !


Première strip quotidien d'un des neveux le 23 février 1938

Theodore H. Osborne, dit Ted Osborne, est né, quant à lui, le 6 février 1900 dans l'Oklahoma. Il a commencé sa carrière comme scénariste pour une radio de la côte ouest des États-Unis. En octobre 1931, il se fait embaucher par les studios Disney afin de développer justement une émission de radio sur Mickey Mouse. Le projet tombe à l'eau mais Ted Osborne reste tout de même aux studios commençant à travailler au département scénario sur des cartoons avant de se voir muté dans l'équipe des comic strips dirigée par Floyd Gottfredson. Fin janvier 1933, il prend ainsi en charge les histoires de Mickey dans les bandes dominicales puis, dès le mois de février suivant, ceux des bandes quotidiennes. Il passe ensuite sur les planches dominicales des Silly Symphonies avec Al Taliaferro au dessin. Ils vont ensemble donner naissance sur papier aux premiers pas de Donald Duck et créer ses neveux. A la fin 1937, il est transféré à nouveau au département scénario et va travailler, entre autre, sur Bambi. En février 1940, quand son apport sur le film est terminé, il pense reprendre sa place au département comic strips mais constate que Merril de Maris l'a supplanté et forme avec Floyd Gottfredson un efficace binôme. Ted Osborne quitte donc les studios et change de carrière en devenant, pendant un temps, gestionnaire d'un studio de photographie. Il s'éteint le 12 mars 1968 à San Carlos en Californie.


Strip du 19 avril 1966 avec l'Oncle Picsou

Même si les trois neveux n'apparaissent que le 17 octobre 1937, un note datant du 5 février 1937 est envoyée par le département Histoire des studios Disney pour remercier Al Taliaferro et lui confirmer la paternité des canetons. La création des personnages s'est donc faite bien en amont de leur sortie sur papier. Les animateurs lui précisent aussi qu'ils sont en train d'adapter les canetons pour l'animation dans un cartoon titré très justement Les Neveux de Donald. Ce dernier sortira finalement que le 15 avril 1938. La création des trois canetons vient ainsi du besoin des auteurs d'élargir l'univers de Donald, le canard irascible, et de trouver des personnages capables de le faire sortir de ses gonds. Auparavant, Donald est, en effet, embêté par les deux neveux de Mickey, Jojo et Michou ; mais difficile pour les deux souriceaux de passer pour les vrais neveux d’un canard ! Les auteurs responsables de Donald décident donc de lui adjoindre trois vrais neveux. Ils s'inspirent pour eux d'un ancien comic strips Happy Hooligan de Frederick Burr Oppe, publié entre 1900 et 1932, où le héros, un vagabond, possède trois neveux quasi identiques. L'ironie de l'histoire veut que Riri, Fifi et Loulou vont devenir très vite bien plus populaires que les neveux de Mickey si bien que Floyd Gottfredson décidera, quelques années plus tard, de supprimer l'un des neveux de Mickey dans les bandes quotidiennes. Le dessinateur pense, en effet, que Jojo et Michou ressemblaient trop à ceux de Donald, Riri, Fifi et Loulou. Il supprime donc Michou tout en choisissant de développer la personnalité de Jojo, en faisant de lui une sorte génie de la mécanique.

Noms, Apparences et Personnalités

L'arrivée des trois bambins va évidemment bouleverser la vie du personnage de Donald. De célibataire maladroit, il gagne en effet, une certaine maturité en prenant en charge l'éducation d'enfants. C'est d'autant plus vrai qu'à l'origine, dans les comic strips mais également dans les cartoons, Riri, Fifi et Loulou sont espiègles, turbulents et surtout de véritables professionnels des bêtises. Ils aiment ainsi faire l'école buissonnière et embêter leur oncle. Si la personnalité des neveux ne va pas bouger au cinéma ni en comic strips, les trois bambins vont nettement évoluer dans leurs aventures en bandes-dessinées au sein des comic books. D'as des bêtises, ils s’assagissent, leur énergie passant davantage dans des jeux plutôt que dans de vilains tours, pour finalement se muer en enfants modèles, grâce à leur adhésion aux Castors Juniors.

Il n’y a alors aucun moyen de différencier physiquement les trois personnages, surtout que leur personnalité est identique. Al Taliaferro tente tout de même de leur attribuer une couleur différente de vêtements : rouge pour l'un, bleu pour le second et vert pour le troisième mais sans jamais préciser quelle couleur va à qui. Cette norme naissante n'est d'ailleurs pas encore respectée, lors de leur première apparition cinématographique, dans Les Neveux de Donald où Riri est en rouge, Fifi en orange et Loulou en vert ; l'orange de Fifi étant choisi pour le différencier de Donald qui lui est déjà vêtu de bleu. Par la suite, les trois frères vont disposer d'habits identiques aussi bien au cinéma qu'en bandes dessinées. Sur papier, ils ont ainsi souvent un tee-shirt noir avec parfois une casquette de couleur (bleu, rouge ou vert) mais sans code-couleur précis pour un personnage. En réalité, il faut attendre la télévision dans les années 80, et en particulier la série La Bande à Picsou, pour que leur apparence soit fixée une fois pour toute par les studios Disney. Leur personnalité s'affine également et s'inscrit aussi dans une volonté de les différencier. Dans la manoeuvre, c'est le code couleur de leur toute première apparition qui est repris : Riri est ainsi en rouge, Fifi en bleu et Loulou en vert.

La paternité des noms des trois personnages revient pour sa part au gag man des studios Disney, Dana Coty. Ce dernier leur attribuent, en effet, des prénoms en se basant sur trois personnalités, deux hommes politiques et un animateur : Huey Pierce Long (1893-1935), gouverneur puis sénateur de Louisiane ; Thomas Edmund Dewey (1902-1971), gouverneur de l'État de New York ; Louie Schmitt (1908-1993), animateur qui participe notamment aux films Blanche Neige et les Sept Nains et Bambi. Dans les pays francophones, leurs noms mettra un peu de temps à se fixer. En France, ils sont ainsi d'abord appelés Oscar, Nestor et Désiré tandis qu'en Belgique ils se prénomment Jojo, Loulou et Victor. Finalement, leurs patronymes deviendront Riri, Fifi et Loulou.

Riri, Fifi et Loulou au Cinéma

Riri, Fifi et Loulou vont ainsi participer à pas moins de vingt-quatre cartoons de la série de Donald Duck de 1938 à 1961. Malgré la fin de la production régulière de dessins animés au début des années 60, ils ne disparaissent pas pour autant du grand écran en s'invitant dans quelques courts-métrages de-ci de-là mais également dans leur premier long-métrage. Le marché des films sortant directement en vidéo leur permettra en outre d'apparaître à Noël entre 1999 et 2004.

La Série Donald Duck

La planche dominicale d'Al Taliaferro où sont introduits les trois canetons est donc adaptée en cartoon sous le titre Les Neveux de Donald par Jack King qui se voit diffusé le 15 avril 1938, soit six mois après la sortie du début des strips. Il va donner le ton de leur carrière cinématographique qui fera apparaître  Riri, Fifi et Loulou exclusivement avec leur oncle pendant seize ans ! Ils sont espiègles, turbulents et font des bêtises à tout va. Dans le premier cartoon, Donald essaye d’ailleurs de garder son sang-froid en utilisant un livre d’éducation pour enfants. Le court-métrage se moque ainsi gentiment de ce genre de guide « y a qu’à - faut qu’on » en démontrant l’inefficacité des conseils proférés dedans. Il est donc le premier cartoon d'une longue série où Donald et ses neveux apparaîtront ensemble et... s'affronteront gentiment.


Les Neveux de Donald (1938)

Dans les courts-métrages avec Donald, la voix des trois bambins présentent la particularité d'être identique mais en plus aiguë à celle de leur oncle formant un caquètement incompréhensible. C'est d'ailleurs le même doubleur qui se charge de tous les personnages : l'inimitable Clarence Nash !
Né à Watonga dans l'Oklahoma, le 7 décembre 1904, Clarence Nash grandit dans une ferme entouré d'animaux. Il s'amuse à les imiter régulièrement à tel point qu'il monte un spectacle dans son école, et remporte tous les suffrages avec ses drôles de voix. En 1930, le jeune homme, fraîchement arrivé à Los Angeles, participe à une émission de radio, The Merry Makers, dans laquelle il imite des cris d'animaux pour une publicité d'une entreprise laitière, l'Adohr Milk Company. Alors que sa carrière semble s'engager dans le doublage et l'imitation, il se crée une petite notoriété en devenant, auprès du jeune public, "Clarence, l'homme au sifflet d'oiseau déambulant dans un camion de lait itinérant". Ayant entendu que les studios Disney produisaient des cartoons mettant en scène des animaux, il tente un beau jour sa chance et dépose une candidature spontanée. Invité à passer une audition, il se présente en grande forme et se lance dans une série d'imitations animales plus loufoques les unes que les autres. Alors qu'il est en train de singer une famille de canards, le directeur du casting appuie malicieusement sur l'interphone reliant le studio des auditions à la pièce dans laquelle se trouve Walt Disney. Le papa de Mickey tombe littéralement sous le charme et s'écrie un légendaire "Je crois que nous avons trouvé notre canard". L'embauche du jeune homme est vite scellée. Clarence Nash se voit aussitôt confier la voix d'un canard irascible dans le cartoon Une Petite Poule Avisée de la série Silly Symphonies : Donald. Il l'incarnera jusqu'à sa mort le 20 février 1985 à Los Angeles ! En plus de Donald qu'il doublera dans plusieurs langues, il se chargera également de Daisy ou de Riri, Fifi et Loulou mais aussi une grenouille dans Bambi, des chiens dans Les 101 Dalmatiens ou encore des oiseaux dans l'attraction The Enchanted Tiki Room à Disneyland.


Clarence Nash

Dès le deuxième cartoon, un certain type de relations entre Donald et ses neveux se met en place. L'oncle n’est, en effet, plus dans la confrontation mais prend la place de leader, en première ligne de l’action. Il joue aussi un rôle de patriarche avec l’ambition de montrer l’exemple. Et cela fonctionne parfaitement : non pas qu’il soit le mieux placé pour montrer ce qui est bien ou mal ; au contraire même, sa patience atteignant très vite ses limites. Il s’énerve en réalité si facilement qu’il amène une profusion de gags sans parler de son côté très vantard qui, à toujours vouloir faire les choses mieux que ses neveux, entraîne en toutes circonstances les situations à se retourner inlassablement contre lui. Parmi les courts-métrages qui suivent ce type d'interactions, il peut être cité Bons Scouts (1938), Scouts Marins (1939), Donald, Capitaine des Pompiers (1940) ou A l'Attaque ! (1943).

Bons Scouts (1938)
Scouts Marins (1939)

Dans certains des cartoons, Riri, Fifi et Loulou redeviennent pourtant aussi turbulents que dans leurs premières rencontres avec leur oncle. Dans Donald Joue au Golf (1938), les trois neveux énervés de servir de caddies n'arrêtent ainsi pas d'entraver le jeu de leur oncle. Dans L'Entreprenant Mr Duck (1940), ils viennent jouer les troubles fêtes dans le rendez-vous de Donald avec Daisy. À la Soupe ! (1948) les voit refuser de se laver les mains pour manger et faite croire à leur oncle qu'il est mort et qu'il est devenu un ange. Dans Attention au Lion (1950), les trois garnements se déguisent en lion pour chaparder des tartes. Enfin, Donald et les Pygmées Cannibales (1954) est une émanation de leur premier cartoon : Donald essaye à nouveau d'éduquer les trois triplés et comme à chaque fois, échoue lamentablement...

Donald Joue au Golf (1938)
L'Entreprenant Mr Duck (1940)

A côté de tout cela, il arrive aussi souvent que les ennuis de Donald soient dus au fait de vouloir embêter ses neveux alors qu’ils n'avaient rien demandé et qu'ils vaquaient tranquillement à leurs occupations. Dans Champion de Hockey (1939), il se vante ainsi d'un être un grand champion de hockey. Dans Donald Bagarreur (1942), il les empêche de construire un bonhomme de neige. Donald et le Gorille (1944), le voit leur faire peur avec des gants de gorille tandis que Le Crime ne Paie Pas (1945) lui fait dérober leur tirelire lui donnant alors de gros remords. Dans Donald et la Sorcière (1952), il refuse de leur donner des bonbons pour Halloween puis dans La Fontaine de Jouvence de Donald (1953), leur fait croire qu'il a rajeuni dans l'idée de leur apprendre le sens des responsabilités. Mais voilà, à chaque fois, les mauvaises blagues de Donald se retournent contre lui ; Riri, Fifi et Loulou arrivant toujours à se venger.

Donald et le Gorille (1944)
Donald et la Sorcière (1952)

Enfin, il existe des cartoons de Riri, Fifi et Loulou avec leur oncle Donald qui sortent un peu du lot. D'abord dans Pile ou Farces (1949), les trois neveux veulent fêter l'anniversaire de leur oncle et lui faire une surprise en achetant des cigares. Mais Donald s'en rend compte avant et, pensant que ses neveux sont devenus délinquants, les forcent en guise de punition à fumer la boite entière, qui lui était pourtant destinée. Pour une fois qu'ils avaient été des gentils garçons et qu'ils voulaient faire une surprise à leur oncle, c'est raté ! Dans Donald Gagne le Gros Lot (1951), le même principe est à peu-près réutilisé : celui de la surprise qu'ils veulent faire à leur oncle. Sauf qu'ici, les triplés ne sont plus des enfants mais des adolescents en âge de conduire une voiture. C'est d'ailleurs une véritable première pour eux : même dans les comics, les trois canetons n'ont jamais eu l'occasion de grandir. Dans Canvas Back Duck (1953), ici encore, les trois canetons ont une confiance aveugle en leur oncle, persuadés qu'il peut gagner un combat de boxe. Malheureusement pour Donald, ils l'ont un peu surestimé. Dans L'Agenda de Donald, Riri, Fifi et Loulou jouent un rôle : celui des petits frères de Daisy, futur épouse de Donald. Enfin Donald et l’Écologie (1961) marque la fin de la série de cartoons de Donald Duck.

Pile ou Farces (1949)
Donald Gagne le Gros Lot (1951)

 

Les Autres Apparitions

En dehors de la série Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou apparaissent dans quelques cartoons durant les années 40. Ils font ainsi un caméo avec Donald et Daisy dans The Nifty Nineties (1941), un cartoon de Mickey Mouse, où ils sont sur un vélo à cinq places. Ils se retrouvent également dans le cartoon de propagande, All Together (1942), une animation reprise du cartoon Bons Scouts qui permet aux studios Disney de proposer une œuvre à bas coût pour faire la promotion des bonds de guerre canadiens. Dans la même idée, pour The New Spirit (1942), les trois bambins s'invitent dans une pensée de Donald qui réfléchit aux personnes dont il a la charge quand il remplit sa déclaration d'impôts pour aider son pays à l'effort de guerre.

The Nifty Nineties (1941)
The New Spirit (1942)

Dans les années 60, Riri, Fifi et Loulou se remarquent dans des courts-métrages éducatifs. La grande nouveauté est que leurs voix changent. Ils parlent désormais comme de vrais petits garçons et non plus avec une tonalité de canard inaudible comme leur oncle. Dans Donald's Fire Survival Plan (1966), ils sont ainsi associés une nouvelle fois à Donald et apprennent aux spectateurs comment réagir en cas d'incendie dans une maison. Dans Picsou Banquier (1967), ils partagent l'affiche cette fois-ci avec leur oncle Picsou pour parler d'argent, de bourse, d'investissements et autres produits financiers. Fait notable, ce sont ici The Mellomen qui assurent les voix des trois canetons. Quatuor vocal masculin, ces derniers ont beaucoup participé aux œuvres des Walt Disney Animation Studios et ont, entre autres, interprété, en chœur ou en solistes, les chansons de nombreux longs-métrages d'animation comme Alice au pays des merveilles (1951) ou La Belle et le Clochard (1955) mais aussi celles de courts-métrages comme Pêché Mignon (1954) ou Paul Bunyan (1958).

Donald's Fire Survival Plan (1966)
Picsou Banquier (1967)

Les années 80 et 90 marquent les dernières apparitions de Riri, Fifi et Loulou sur grand écran. Ils font tout d'abord un caméo dans Le Noël de Mickey en 1983 où ils peuvent être vus dans la fête de Fezziwig lorsque d'Ebenezer Scrooge retourne dans son passé. Ils reviennent ensuite en 1990 une dernière fois au cinéma mais dans ce qui constitue jusque-là leur œuvre la plus ambitieuse. A la fin des années 80, la série La Bande à Picsou rencontre, en effet, un tel succès que les studios Disney décident de la décliner sur grand écran, avec le long-métrage, La Bande à Picsou - Le Film : Le Trésor de la Lampe Perdue. La diffusion est ainsi programmée entre les saisons 3 et 4, le 3 août 1990. Le film devenu culte est depuis régulièrement rediffusé à la télévision à travers le monde entier. Les gentils neveux s'y font un nouvel ami, le génie de la lampe trouvé dans le trésor de Cali Baba.

Le Noël de Mickey
(1983)
La Bande à Picsou - Le Film :
Le Trésor de la Lampe Perdue (1990)

En dehors du cinéma, Riri, Fifi et Loulou apparaissent également dans un certain nombre de longs-métrages sortis directement en vidéo. Le premier d’entre eux est Mickey, Il Était Une Fois Noël en 1999 où dans l'une des séquences, ils rêvent de voir Noël tomber tous les jours mais vont apprendre à leurs dépens que ce n'est pas forcément la meilleure des idées... Ils sont vus ensuite dans le film dérivé de la série Disney’s Tous en Boite : Mickey, la Magie de Noël (2001). Enfin, en 2004, ils sont présents dans trois séquences de Mickey, Il Était Deux Fois Noël, dont l'une est centrée spécialement sur eux et dans laquelle ils se rendent chez le Père Noël afin de s’assurer que leur nom figure bien sur la liste des enfants sages. Ce long-métrage a, en outre, la particularité de proposer la première apparition des personnages en animation assistée par ordinateur.

Mickey, Il Était Une Fois Noël (1999)
Mickey, Il Était Deux Fois Noël (2004)

 

Des Canetons à la Télévision

Parallèlement au cinéma, Riri, Fifi et Loulou mènent également une carrière presque aussi riche sur le petit écran.

At Home with Donald Duck (1956)
Highway to Trouble (1959)

Walt Disney s’essaie au média télévision dès 1950 en prenant les rênes d’une émission spéciale : One Hour in Wonderland. Le show possède déjà tous les ingrédients qui feront, pendant des années, la renommée de ses programmes hebdomadaires. Une deuxième tentative avec The Walt Disney Christmas Show finit par le convaincre de l’intérêt pour sa compagnie toute entière d’une présence récurrente sur le petit écran. Dans cet esprit, Walt Disney accepte de collaborer sur la durée avec la chaîne ABC en produisant, pour elle, dès 1954, plusieurs émissions dont le sujet central est son parc à thèmes, Disneyland. En bon maître de cérémonie (et véritable VRP !), il enchante ainsi l'Amérique chaque semaine dans un show qui traite sans détour des quatre « lands » du resort naissant. Fantasyland décortique donc l'univers des films d'animation et cartoons ; Adventureland sert de base aux documentaires animaliers ou géographiques (True-Life Adventures, People and Places) ; Tomorrowland explore le futur et l'espace tandis que Frontierland présente des séries "western" dont le fameux Davy Crockett. Ces émissions d'anthologie changeront de nom ou de chaîne au fil des années passant de Disneyland à Walt Disney Presents ou Walt Disney's Wonderful World of Color mais garderont toujours le même principe.
Au tout début de son aventure télévisuelle, Walt Disney prend vite l'habitude de proposer aux téléspectateurs des compilations de cartoons de grande qualité. Et pour les valoriser plus encore, il demande à ses artistes de créer des scènes de transition destinées à les lier de façon harmonieuse. Donald a bien évidemment droit à une multitude de compilations tournant autour de lui et il y est souvent accompagnés de ses neveux : At Home with Donald Duck, Your Host - Donald Duck, Duck For Hire, Donald's Weekend, Highway to Trouble, Donald, Vedette de Télévision...


Mickey Mouse Club (1955)

Parallèlement (du 3 octobre 1955 et ce jusqu'au 25 septembre 1959), Disney produit une émission, Mickey Mouse Club, d'une durée d'une heure, du lundi au vendredi, présentant 24 talentueux enfants. Surnommés les "mouseketeers", ces enfants, triés sur le volet, font des claquettes, jouent de la musique et introduisent les invités, séries et autres cartoons, sous la direction de deux adultes, Jimmie Dodd et Roy Williams. Nombreux de ces "mouseketeers" (Annette, Tommy, Darlene, Lonnie, Sharaon, Sherry, Doreen, Bobby, Cubby, Karen, Dennis ou Cheryl) connaissent d'ailleurs instantanément la célébrité. Riri, Fifi et Loulou interviennent uniquement dans le générique de l'émission. Les téléspectateurs les remarquent sur le dos de Dumbo puis, un peu plus tard, sortant au dessus d'un fanion à la gloire de la souris.


Footmania pour Dingo (1987)

Après les années 60, il faut attendre près de 20 ans pour revoir Riri, Fifi et Loulou sur le petit écran. En 1984, les succès aussi bien financiers qu'artistiques du moyen-métrage de cinéma, Le Noël de Mickey, donnent, en effet, l'idée aux responsables des studios Disney de l'époque de mettre en chantier un nouveau moyen-métrage mettant en vedette leurs stars maisons. De nouveaux animateurs fraîchement débarqués de CalArts sont alors rapidement mobilisés. Tad Stones jette les bases du scénario tandis que Darrell Van Citters s'occupe de la réalisation. Leurs travaux jugés peu convaincants les font bien vite déposséder du projet. Footmania pour Dingo est, en effet, à ce stade purement et simplement abandonné. Quelques années plus tard, il est relancé et confié au réalisateur Matthew O'Callaghan qui bénéficie alors de l'aide, en qualité de consultant, de Ward Kimball. De nombreuses scènes sont modifiées et redoublées. Pour autant, le résultat pèche toujours. Au final, la qualité est jugée incompatible avec le cinéma, le moyen-métrage étant ainsi rétrogradé pour le média télévision où il est finalement diffusé le 27 mai 1987. Il suit donc l'oncle Picsou qui décide de parrainer l'équipe de football de Riri, Fifi et Loulou, dans le seul but de récupérer le trophée qu'il leur a offert par erreur. Les Rapetou, mis au courant de la valeur de l'objet, s'inscrivent eux aussi au tournoi. Sport Dingo intervient ensuite pour sauver le milliardaire... Dans cette production, deux créations de Carl Barks font leurs premières apparitions en animation : les frères-voleurs Rapetou (créés en 1951) et l'inventeur Géo Trouvetou (apparu en 1952). Mais Footmania pour Dingo va surtout être un galon d'essai pour ce qui constitue assurément l'apothéose télévisuelle de Riri, Fifi et Loulou : la série La Bande à Picsou.


La Bande à Picsou (1987)

Le succès de Footmania pour Dingo aidant, décision est, en effet, prise de mettre en œuvre une série basée entièrement sur les personnages de Carl Barks : La Bande à Picsou. Le 18 septembre 1987, est donc diffusé lors d'un "spécial" de deux heures, le pilote du programme, La Bande à Picsou : Le Trésor de la Vallée du Soleil d'Or, qui sera plus tard scindé en cinq épisodes d'une vingtaine de minutes (N'Abandonnez pas le Navire, Fausse Route vers Fausse Route, Les Trois Canards du Condor, Canards en Gelée, La Cupidité ne Paie Pas). La série, La Bande à Picsou, commence ainsi le 21 septembre 1987 avec une diffusion, tous les jours de la semaine, d'épisodes d'une vingtaine de minutes chacun. Après le succès des 65 premiers épisodes de la Saison 1, Disney en commande 25 nouveaux qui ne sont néanmoins pas prêts avant un an pour une diffusion à partir du 18 septembre 1988 et étalée sur deux saisons. En attendant, et en guise de Saison 2, deux téléfilms sont proposés : La Bande à Picsou : Le Temps, C'est de l'Argent et La Bande à Picsou : Super Picsou, le premier en syndication et le second en tant qu'épisode de l'émission d'anthologie, The Magical World of Disney. Chacun d'eux est, ensuite, découpé en cinq épisodes comme son aîné La Bande à Picsou : Le Trésor de la Vallée du Soleil d'Or, pour être diffusé dans la série composée, au final, d’un total de 100 épisodes ! La Bande à Picsou est assurément l'une des séries animées de Disney parmi les plus connues et les plus réussies. Chaque épisode est un véritable régal. Les scénarios sont fouillés. L'action est omniprésente et mêle, avec malice, l'aventure au fantastique et à l'humour. Les personnages, quant à eux, sont tous plus attachants les uns que les autres. Et peu importe le camp auquel ils appartiennent : les gentils comme les vilains rayonnent ici dans un casting impressionnant en nombre et en qualité. Néanmoins, par rapport aux histoires de Carl Barks, Riri, Fifi et Loulou ne sont pas accompagnés par leur oncle Donald. Ce dernier s'enrôle, en effet, dans la marine et confie les trois enfants à son avare et archi-milliardaire d'oncle Picsou. Ils vont alors vivre avec lui des aventures extraordinaires ! Il faut noter également que Riri, Fifi et Loulou, version La Bande à Picsou, feront une apparition dans le téléfilm Les Personnages Animés Préférés à la Rescousse qui met en garde les adolescents contre la drogue.


Couacs en Vrac (1996)

En 1996, Riri, Fifi et Loulou reviennent dans une nouvelle série, Couacs en Vrac, qui marque un vrai changement pour les personnages, le plus grand depuis leur création tous supports confondus. Donald, habillé étonnamment en chemise hawaïenne, est cameraman et suit Daisy qui, elle, est reporter. Les trois neveux sont ici des adolescents, plutôt lycéens même si la série n'est jamais vraiment précise sur leur âge. Autre fait notable, les triplés ont des apparences et des personnalités différentes : Riri, avec sa chemise rouge, est l'intrépide chef, le cupide à ses heures et le dragueur de service ; Fifi, avec sa chemise de baseball bleue, est l'intellectuel, le calme et le passionné d'informatique ; Loulou, avec son t-shirt vert et sa casquette, est le sportif, le rêveur toujours plongé dans une BD. A noter, en version originale, les trois canetons sont appelés par leurs vrais noms sans diminutif : Hubert, Deuteronomy and Louis Duck. La série sera diffusée durant une saison pendant 39 épisodes du 2 septembre 1996 au 28 novembre 1996.

Mickey Mania
(1997)
Disney's Tous en Boîte
(2001)
Mickey Mouse
(2013)

Après elle, la carrière télévisuelle de Riri, Fifi et Loulou va s'affadir. Ils vont ainsi apparaître dans Mickey Mania en 1999 dans quelques cartoons. En 2001, dans Disney's Tous en Boîte, ils ont un rôle encore plus limité puisqu'ils sont vus uniquement en tant que musicien de la boite à Mickey et sont vraiment secondaires. Bizarrement, à la différence de nombreux personnages classiques, ils n'apparaissent pas en animation 3D dans la série La Maison de Mickey. Les téléspectateurs les revoient ensuite dans un seul épisode de la série Mickey Mouse (2013) et encore, en simple caméo. Leur rôle est toutefois plus étoffé dans le special de Noël diffusé en 2016, Joyeux Noël, Mickey et Donald. Ils signent en revanche leurs grand retour en 2017 avec le reboot de La Bande à Picsou.

Joyeux Noël, Mickey et Donald (2016)
La Bande à Picsou (2017)

 

Riri, Fifi et Loulou dans les Comic Books

Un des auteurs qui a le plus développé en comic books les trois neveux, Riri, Fifi et Loulou, est assurément Carl Barks, le Maître des Canards.
Carl Barks est né le 27 mars 1901 à Merrill dans l'État de l'Oregon aux États-Unis au sien d’une famille de cultivateurs. En novembre 1935, il apprend que Walt Disney recherche des dessinateurs d'animation. Il déménage pour cela à Los Angeles et se fait embaucher comme intervalliste : il dessine ainsi tous les dessins répétitifs nécessaires pour créer l'animation. En 1936, la qualité de son travail lui permet d'intégrer le département des scénarios, où son imagination le fait remarquer plus encore. En 1937, à la faveur du développement de la carrière de Donald Duck qui devient le héros unique de ses aventures cinématographiques et ne sert plus seulement de faire-valoir à Mickey Mouse, Carl Barks fournit déjà quelques pistes de scénarios, avant d’obtenir le droit d'écrire ses propres histoires. Il travaille entre autres sur Les Neveux de Donald (1938), Le Cousin de Donald (1939) ou L'Entreprenant Mr Duck (1940). Il devient ainsi (un peu) le papa de Riri, Fifi et Loulou, Gus et Daisy. Il soumet également quelques idées de gags pour les comics quotidiens de Donald. Il s'agit là de ses toutes premières contributions aux bandes dessinées Disney. Mais peu intéressé par les films de guerre et gêné par la climatisation des nouveaux studios de Burbank, le 6 novembre 1942, Carl Barks démissionne et quitte Disney. Juste avant, il dessine avec Jack Hannah le premier comic book de Donald sur un scénario de Bob Karp : Donald et le Trésor du Pirate (Donald Duck Finds Pirate Gold). Le thème de la chasse au trésor par Donald et ses neveux est alors lancé...


Carl Barks

Carl Barks va dessiner pour la première fois Riri, Fifi et Loulou exactement en même temps que Donald dans Donald et le Trésor du Pirate en 1942. Si la personnalité des neveux ne va pas bouger au cinéma et en comic strips, les trois bambins vont nettement évoluer sous la plume du Maître des Canards dans leurs aventures en bandes-dessinées. Dans les années 1930, uniquement présents en comic strip, Riri, Fifi et Loulou ont, en effet, plutôt tendance à être les as des bêtises. Dans les années 1940, ils apparaissent désormais dans les comic books et s'y assagissent, leur énergie passant davantage dans des jeux plutôt que dans de vilains tours. A partir des années 1950, ils se transforment enfin en enfants modèles, sous l'influence bénéfique de l'arrivée de leur Oncle Picsou mais également de leur adhésion aux Castors Juniors dont ils deviennent rapidement des généraux multi-décorés. Grâce à leur célèbre manuel, source inépuisable de connaissances, ils vont ainsi devenir indispensables aux chasses aux trésors de leur oncle milliardaire. En fait, au fur et à mesure des aventures, les trois enfants vont se montrer plus futés et intelligents que leurs oncles, l'un avare et l'autre maladroit. Carl Barks crée aussi des histoires où l'oncle Picsou met en compétition ses neveux, Donald, Gontran mais aussi Riri, Fifi et Loulou pour savoir qui est le mieux placé pour hériter de sa fortune. Naturellement, les triplés sont souvent les plus sages et les plus posés par rapport au colérique Donald ou au paresseux chanceux Gontran.


Riri, Fifi et Loulou par Carl Barks dans
Le Perroquet qui Comptait (1950)

Riri, Fifi et Loulou vont ensuite vivre une énorme carrière en bandes dessinées aussi bien aux États-Unis qu'en Europe ou Amérique du Sud. Aux USA, ils seront dessinés par de nombreux artistes comme Tony Strobl, Dick Moores, Bob Moore, Paul Murry ou Jim Fletcher. Western Publishing, l'éditeur des comics Disney, va même lancer une série de quatre one-shots autour des trois neveux de Donald : Huey, Dewey and Louie Back to School, le premier en 1958, puis en 1959, 1960 et 1961. Ceux-ci comprennent principalement des dessins de Tony Strobl mais aussi d'Al Hubbard, de Pete Alvarado, de Jack Bradbury. En Europe, ils auront droit à des histoires au Danemark, aux Pays-Bas, en France notamment sous le dessins de Claude Marin mais surtout en Italie avec des grands artistes comme Romano Scarpa ou Marco Rota.

Huey, Dewey and Louie
Back To School #1 (1958)
Dell Giant #22
(1959)
Dell Giant #35
(1960)
Dell Giant #49
(1961)

 

Les Castors Juniors

Une des plus belles créations de Carl Barks est assurément l'organisation des Castors Juniors. Les Castors Juniors (The Junior Woodchucks en anglais) sont apparus pour la première fois en février 1951 dans Castors Juniors à la Rescousse ! (Operation St. Bernard), publiée dans Walt Disney's Comics and Stories #125. Dans cette histoire, les triplés veulent que Bolivar, le chien de leur oncle Donald, les aide à gagner une médaille pour l'organisation dont ils sont membres, Les Castors Juniors. Ces derniers sont une sorte de troupe de la jeunesse qui possède beaucoup de points communs avec le scoutisme : la solidarité, l'entraide, le préservation de la nature, le savoir et le respect. En fait, seuls les aspects religieux et spirituels sont totalement gommés. Pour autant, l'auteur n'hésite pas à être aussi critique en se moquant, entre autre, du système de médailles en trouvant des acronymes toujours plus à rallonge comme par exemple le tout premier O.S.ST.B. pour "Opération Sauvetage Saint Bernard". Dès l'histoire suivante, Castor Médiocre (Ten-Star Generals) en 1951, le lecteur apprendra que les trois neveux ont déjà dix médailles tandis que dans Digne d'un Don (Tracking Sandy) en 1960, ils seront passés à 99. En 1955, dans Le Pont de la Rivière Couac (The Chickadee Challenge), il crée le pendant féminin des Castors Juniors, les Castorettes appelées parfois la Patrouille des Rossignols. Au total, Carl Barks dessinera pas moins de deux douzaines d'histoires avec les Castors Juniors.


Première apparition des Castors Juniors par Carl Barks dans
Castors Juniors à la Rescousse ! (1951)

L'outil le plus essentiel des Castors Juniors est assurément le Manuel des Castors Juniors (Junior Woodchucks Guidebook dans la version originale), un livre imaginaire au format de poche. Véritable encyclopédie, il contient une immense somme de connaissances diverses. Il apparaît pour la première fois dans une histoire de Carl Barks publiée en mars 1954 dans Les Mystères de l'Atlantide (The Secret of Atlantis) sous le titre anglais de Junior Woodchucks' Book of Knowledge. Trois mois plus tard, il devient officiellement le Junior Woodchucks Guidebook (soit le Manuel des Castors Juniors en français) dans Des Capsules pour Tralla La (Tralla La). En France, le Manuel sera publié une première fois physiquement en 1970 puis réédité en 1975 augmenté de quelques pages. Plusieurs tomes supplémentaires suivront jusqu'au début des années 80.

Les Mystères de l'Atlantide
par Carl Barks (1954)
Des Capsules pour Tralla La
par Carl Barks (1954)

Les personnages des scouts donaldvillois seront repris par de nombreux auteurs, américains comme internationaux. Les Castors Juniors auront droit même à leur propre publication, Huey Dewey and Louie Junior Woodchucks, d'août 1966 à 1984 et ce, pour près de 81 numéros. Il faut savoir que Carl Barks, partant à la retraite en 1969, ne va plus dessiner. Toutefois, à la demande de son ancien éditeur, la Western Publishing, il propose des scénarios qui seront mis en dessin par d'autres. La routine s'installant, il imagine ensuite des histoires de façon quasi-continue de 1970 à 1974, presque exclusivement pour le périodique consacré aux Castors Juniors. A cette époque, la majorité des histoires est dessinée par Tony Strobl, John Carey et Kay Whright. Elles seront ensuite redessinées par Daan Jippes à partir des années 90. En France, un mensuel autour des Castors Juniors voit aussi le jour entre 1978 et 1981. Nommé sobrement  Castors Juniors Magazine, il propose, en plus des bandes dessinées, des reportages et des articles.

Huey Dewey and Louie
Junior Woodchuck #1 (1966)
Huey Dewey and Louie
Junior Woodchuck #81 (1984)
Manuel des
Castors Juniors (1970)
Castors Juniors Magazine #1
(1978)

Parmi les personnages qui reviennent régulièrement dans les histoires des Castors Juniors, le plus fameux reste le Grand Moghol, commandant de troupes de Castors multidécorés et souvent pompeux. Même si des chefs bardés de médailles, à tête de chien, apparaissent rapidement après la création du groupe, il faut attendre le lancement du magazine Huey Dewey and Louie Junior Woodchucks pour voir la notion de Grand Moghol établie. En effet, le terme de Grand Moghol, utilisé pour désigner le chef de la troupe (ayant encore une tête de chien), se remarque pour la première fois dans Mission Dangereuse ! (Rescue of the Grand Mogul) d'après un scénario de Vic Lockman et des dessins de Tony Strobl. En se mettant à écrire des histoires pour le magazine, Carl Barks s'autorise en outre quelques changements. D'abord, il désigne les chefs comme des canards et non plus des humains à truffe de chien. Il s’amuse ensuite à faire varier le chef, à chaque récit, par un sigle constitué de séries d'initiales lisibles comme un mot. Un exemple est N.A.T.U.R.I.S.T.E. pour Noble et Admirable Théoricien de l'Utilité Radicale et de l'Importance du Sport, du Terrain et de l'Exercice.


Le Grand Moghol par Daan Jippes avec un scénario de Carl Barks dans
Embouteillés (1971 / 1995)

Mais l'auteur qui va le plus enrichir la mythologie des Castors Juniors est assurément Don Rosa.
Keno Don Hugo Rosa naît le 29 juin 1951 à Louisville, dans le Kentucky. Sous le nom raccourci de Don Rosa, il débute dans son art en dessinant dans les années 1970 un certain nombre d'aventures avec des personnages de son invention. Il ne s'agit toutefois alors que d'un hobby ; sa principale source de revenus venant d'un autre métier. La B.D. prenant une place de plus en plus importante dans sa vie, il se porte bientôt candidat auprès d’un éditeur ayant annoncé son intention de publier de nouvelles histoires de Disney. Embauché, il s’emploie vite à démontrer qu’il ne pouvait y avoir meilleur candidat que lui pour imaginer des aventures inédites des canards. Sa première histoire Disney, Le Fils du Soleil (The Son of the Sun), met donc en scène Picsou : elle est réalisée pour le compte de la maison d'édition Gladstone et se voit publiée pour la première fois en juillet 1987. Le succès est immédiat : Don Rosa continue donc logiquement d'inventer d'autres histoires de Donald Duck et Picsou. En 1989, l’artiste se fâche et claque la porte de Gladstone à la suite de la décision de Disney de ne plus rendre les planches originales à leurs auteurs. Il passe, dès l’année suivante, chez la société Egmont qui publie les histoires Disney au Danemark, une société avec laquelle il collabore toujours actuellement. Il travaille parallèlement pour d'autres éditeurs européens notamment le français Disney - Hachette, via Picsou Magazine.


Don Rosa

Don Rosa va ainsi bien étoffer la légende des Castors Juniors. Il en précise notamment les origines historiques. Ainsi, le nom de Castors est utilisé quand Cornélius Écoutum, le fondateur de Donaldville, crée une milice pour défendre Fort Donaldville. Son fils Clinton Écoutum (le père de Grand-Mère Donald) fonde par la suite les Castors Juniors pour enseigner aux jeunes donaldvillois les bonnes actions, la protection de la nature et la préservation du savoir. Dans l'histoire C.E.S.T.D.U.C.H.A.R.A.B.I.A. (W.H.A.D.A.L.O.T.T.A.J.A.R.G.O.N.) en 1997, Riri, Fifi et Loulou racontent comment ils sont rentrés pour la première fois dans le groupe ; le fait qu'ils soient les arrières petits fils de Grand-Mère Donald, fille du fondateur des Castors Juniors, Clinton Écoutum ayant naturellement bien aidé. Dans Les Gardiens de la Bibliothèque Perdue (The Guardians of the Lost Library) en 1993, l'auteur envoie Picsou et ses trois neveux des Castors Juniors, Riri, Fifi et Loulou, retrouver la grande bibliothèque d'Alexandrie ! C'est une véritable chasse au trésor qui est alors proposée aux lecteurs, se basant sur des faits historiques réels qui la rendent plausible. Le lecteur part donc en Égypte, à Venise, à Constantinople pour revenir finalement aux États-Unis. La conclusion de l'histoire est, elle aussi, à la hauteur de l'enjeu : le Manuel des Castors Juniors se révèle être, en réalité, la compilation des livres perdues de la grande bibliothèque !


Cornélius Écoutum et  Clinton Écoutum par Don Rosa
dans C.E.S.T.D.U.C.H.A.R.A.B.I.A. (1997)

 

La Dynastie de Donald Duck
 
   
 
   
         
     
     
     
     

A la suite de son œuvre fleuve, La Jeunesse de Picsou, Don Rosa va s’atteler dès 1993 à établir un arbre généalogique des Duck. Il prend pour postulat de départ d’utiliser uniquement les personnages créés ou dessinés par Carl Barks à l’exception notable de Popop Duck imposé par son éditeur danois, Egmont. En effet, ce dernier est très populaire en Europe. Par contre, il fait totalement l’impasse sur les personnages créés par d’autres auteurs qu’ils soient américains, italiens ou autres. Ainsi et bien qu’imparfait, son arbre généalogique des Duck et des Picsou est désormais considéré comme le seul officiel. Bizarrement, pour les parents de Riri, Fifi et Loulou, il décide de ne pas tenir compte de Carl Barks qui a pourtant été le premier a leur donner un visage dans l'arbre généalogique The Duck Family Tree dessiné en 1990, tout en nommant leur mère, Thelma Duck.

Don Rosa décide en effet de revenir au personnage de Della Duck, dévoilé lors de la création des personnages de Riri, Fifi et Loulou. L’histoire veut en effet que leur mère - donc une certaine Della Duck - les confie un jour à Donald pendant que son mari est à l’hôpital et après que les trois chenapans aient mis un pétard sous son fauteuil... Détail d'importance, dans le strip d'Al Taliaferro, Della Duck n'est pas la sœur de Donald mais sa cousine ! Son statut familial changera ainsi dans le cartoon Les Neveux de Donald où elle devient bien sa sœur. A noter également que la raison de la garde est réduite à la portion congrue dans le court-métrage puisque Della demande simplement à Donald de s’occuper de ses enfants. De plus, son nom se mue au cinéma en Dumbella... Quoi qu’il en soit, il ne sera plus jamais fait mention des parents de Riri, Fifi et Loulou dont Donald conservera la garde permanente. La sœur de Donald ne sera, il est vrai, finalement jamais dessinée jusqu'à l'avant-dernier épisode de La Jeunesse de Picsou, Le Canard le Plus Riche du Monde (The Richest Duck In The World), dans lequel Don Rosa la représente enfant, avec le reste de sa famille, dont bien-sûr Donald. Il s'agit là de sa seule apparition d'envergure ! L'éditeur de l'artiste, Egmont, a, en effet, toujours refusé que Don Rosa écrive une histoire sur la mère de Riri, Fifi et Loulou car elle devrait forcément mal se finir, se terminant par l'abandon de ses enfants ! Or, dans l'univers Disney, la fin doit forcément être positive !

Lettre de Della Duck
par Al Taliafero (1937)
Lettre de Dumbella
dans Les Neveux de Donald (1938)
Della Duck par Don Rosa
dans Le Canard le Plus Riche du Monde (1994)

L'identité du père de Riri, Fifi et Loulou est encore plus obscur. Il est tout de même mentionné dans le strip d'Al Taliaferro du 17 octobre 1937 qu'il s'est retrouvé à l'hôpital après que ses trois charmants garçons ait mis un pétard sous sa chaise. Le personnage ne sera ensuite plus jamais mentionné. Son visage est ainsi révélé seulement dans l'arbre généalogique de Carl Barks de 1990 ! Don Rosa, dans son propre arbre, choisit, lui, de le laisser caché en plaçant un oiseau devant son portrait et laissant de la sorte planer le mystère. La paternité de Riri, Fifi et Loulou reste décidément une des plus grandes énigmes de l'univers de Donaldville. Une chose est toutefois établi, dans le cartoon de Donald, The New Spirit en 1942 : les trois neveux sont bien notés dans la déclaration d'impôts de Donald en qualité d'adoptés par leur oncle. C'est donc Donald qui a légalement la charge de l'éducation de ses trois neveux. Il n'empêche ! Les canetons conservent un fracture émotionnelle de leur abandon comme le laisse ressortir un détail présent dans le dernière chapitre de La Jeunesse et Picsou, Le Reclus du Manoir McPicsou (The Recluse Of McDuck Manor). Quand Riri, Fifi et Loulou rencontrent leur oncle Picsou pour la première fois et que ce dernier leur dit "Je n'ai pas l'habitude de la famille non plus. La mienne semble s'être évaporée !", la fratrie lui répond tristement : "On connaît cela aussi !"...

The New Spirit
(1942)
Le Reclus du Manoir McPicsou
par Don Rosa (1994)

Un dernier détail sur la famille des triplés se doit d'être abordé sérieusement : il existe, en effet, une légende urbaine parmi les fans des comics Disney qui veut que Riri, Fifi et Loulou aurait un quatrième frère dénommé Phoeey Duck. Le nom est ainsi un clin d'oeil à l'une des expressions favorites de Donald dans les cartoons signifiant "Zut". Ce personnage n'est en réalité qu'un mythe. Il s'agit là de trouver une justification dans ce qui s'apparente la plupart du temps à une erreur de dessinateurs qui, pressés par les délais, se trompent dans le nombre de canetons à faire apparaître. Même les plus grands ont commis cette erreur, y compris Carl Barks lui-même dans les histoires L'Ascension du Matterhorn (1959), La Course aux Médailles (1962) ou Beach Boy (1963) ou Dan Jippes dans Aigles en Danger (2001) !


Erreurs de Carl Barks : un quatrième frère pour Riri, Fifi et Loulou

 

Au Delà du Papier et de l'Animation

En dehors, de leurs carrières en animation et sur papier, Riri, Fifi et Loulou sont apparus sur d’autres supports dont, en premier lieu, en jeux vidéo. Ils ont ainsi naturellement été vus dans les adaptations vidéoludiques de La Bande à Picsou à commencer par DuckTales (1989), DuckTales 2 (1993) et DuckTales Remastered (2013). Ils sont aussi entraperçus dans les jeux Donald Duck : Goin' Quackers (2000), Mickey's Speedway USA (2000) et Disney's Magical Quest 3 starring Mickey and Donald (2006). Enfin, ils sont aussi présents dans les jeux vidéo de la licence Kingdom Hearts, développée conjointement par Disney et Square Enix, notamment dans Kingdom Hearts (2002), Kingdom Hearts II (2005) ou Kingdom Hearts : Birth by Sleep (2010).

Kingdom Hearts : Birth by Sleep (2010)
DuckTales Remastered (2013)

Bien que les trois neveux de Donald soient des personnages emblématiques des comics et des cartoons, ils apparaissent en revanche très peu dans les Parcs à thème Disney. Ils y sont ainsi assez rarement en tant que Personnages Disney mais s'invitent souvent dans les vidéos promotionnelles comme par exemple dans celle diffusée dans les bus de Disney's Magical Express amenant les visiteurs de l'aéroport d'Orlando à Walt Disney World Resort. Les triplés apparaissent aussi, de temps en temps, dans les spectacles ou les parades à l'image de La Parade de Noël Disney à Disneyland Paris.

En dehors des Personnages Disney, Riri, Fifi et Loulou se remarquent aussi au sein des décors. À Walt Disney World Resort, ils pouvaient, par exemple, être vus dans le Parc Disney's Animal Kingdom, dans l'ancien Land Camp Minnie-Mickey habillés en scouts. Toujours en Floride, ils sont visibles en éléments de décors de l'Hôtel Disney's All-Star Sports Resort. Enfin, dans les paquebots Disney Dream et Disney Fantasy de Disney Cruise Line, ils sont présents dans la piscine pour enfants The AquaLab ainsi que dans la zone pour tout-petits, Nephews' Splash Zone.

Riri, Fifi et Loulou se remarquent aussi à Tokyo Disney Resort. Ils sont présents ainsi non seulement dans certains décors du Parc Tokyo DisneySea mais aussi dans les chambres du Tokyo DisneySea Hotel MiraCosta où ils font partie d'un magnifique tableau, style renaissance, représentés sur un bateau à voile, mais aussi d'une tapisserie. Dans la boutique Villa Donaldo Home Shop de Tokyo DisneySea, ils sont, à gauche de l'oncle Picsou, dans l'attablée reconstituée au sein d'une grande fresque peinte qui réunit toute la famille des Duck à l'occasion d'un banquet de la Renaissance.

Tokyo DisneySea Hotel MiraCosta
Villa Donaldo Home Shop

Il existe à leur sujet également une curiosité musicale, française qui plus est. Au milieu des années 70, Disney France souhaite en effet s’assurer d'une présence dans les émissions de variétés dont l’audience familiale est sa cible de prédilection. Pour cela, il est décidé de faire appel à l’icône des enfants alors en devenir, Chantal Goya. La chanteuse sort ainsi, en 1977, un album Disney sous le titre Allons Chanter avec Mickey dont les résultats commerciaux sont vite impressionnants. Chantal Goya en fait donc la promotion à la télévision (limitée à l'époque à 3 chaînes autonomes mais toutes publiques T.F.1, Antenne 2 et F.R.3 ; T.F.1 étant privatisée en 1986 tandis qu'Antenne 2 et F.R.3 seront rebaptisées et regroupées en 1992 dans la holding publique France Télévisions) toujours accompagnée, au minimum des Personnages Mickey et Minnie. Lui sont associés également, Bernard et Bianca, et même Orville (qui ne ressortira plus jamais après !) assurant par la même une publicité à peine clandestine pour le nouveau Grand Classique Disney du moment : Les Aventures de Bernard et Bianca. La synergie Disney est désormais en marche à la télévision française ! Chantal Goya ne correspond pourtant pas au standard américain des ambassadrices Disney. A 35 ans, elle est, en effet, déjà trop âgée pour prétendre au titre et conserver sa place. Elle dispose en outre d’une belle carrière à son actif, au cinéma notamment, qu’elle ne doit absolument pas à Disney. Enfin, elle est en train de se constituer le personnage de Marie Rose dont la firme de Burbank n’a que faire mais accepte bon gré, mal gré de la voir nommée dans l’album, et notamment dans les paroles d'Allons Chanter avec Mickey. La prestation de Chantal Goya pour Disney s’apparente ainsi plus à un test grandeur nature qu’à une réelle volonté d’en faire une ambassadrice de la marque, au sens américain de la fonction. L’expérience sera ainsi un « one shot ». La rupture se fait toutefois en douceur, trois titres Disney apparaissant en effet dans l’album suivant de Chantal Goya, La Poupée, sorti en 1978 dont un certain Riri Fifi Loulou...

Les enfants de l'époque se rappellent encore des paroles de la chanson :
Riri, Fifi, Loulou
Soyez gentils et surtout soyez sages
Riri, Fifi, Loulou
Car tous les autres enfants de votre âge
Riri, Fifi, Loulou
Rêvent de ressembler à votre image
Ils font du sport et des efforts
Pour être des Castors Juniors
(...)

Riri, Fifi et Loulou sont des personnages Disney incontournables. Qu'ils partent à l'aventure avec leur Oncle Picsou, fassent tourner en bourrique leur Oncle Donald ou protègent la nature avec les Castors Juniors, les lecteurs ou les spectateurs sont toujours ravis de les retrouver. Sages comme une image ou véritables garnements, ils n'en restent pas moins toujours terriblement attachants et sont essentiels à l'univers des canards Disney. Sans eux, leurs oncles n'auraient assurément pas le même capital sympathie. Enfin, Riri, Fifi et Loulou sont des personnages parfaits pour le public enfantin qui adore, depuis des générations, s'identifier à eux d'une façon ou d'une autre.

La filmographie

▼ Aller en bas de la liste ▼
001
Les Neveux de Donald
Animation 2D
1938
Cinéma
1938
Cinéma
002
Bons Scouts
Animation 2D
1938
Cinéma
1938
Cinéma
003
Donald Joue au Golf
Animation 2D
1938
Cinéma
1938
Cinéma
004
Champion de Hockey
Animation 2D
1939
Cinéma
1939
Cinéma
005
Scouts Marins
Animation 2D
1939
Cinéma
1939
Cinéma
006
L'Entreprenant Mr Duck
Animation 2D
1940
Cinéma
1940
Cinéma
007
Donald, Capitaine des Pompiers
Animation 2D
1940
Cinéma
1940
Cinéma
008
The Nifty Nineties
Animation 2D
1941
Cinéma
1941
Cinéma
009
Donald, Garde Champêtre
Animation 2D
1941
Cinéma
1941
Cinéma
010
Animation 2D • National Film Board of Canada
1942
Cinéma
1942
Cinéma
011
The New Spirit
Animation 2D • American Treasury Departement
1942
Cinéma
1942
Cinéma
012
Donald Bagarreur
Animation 2D
1942
Cinéma
1942
Cinéma
013
A l'Attaque !
Animation 2D
1943
Cinéma
1943
Cinéma
014
Donald et le Gorille
Animation 2D
1944
Cinéma
1944
Cinéma
015
Donald est de Sortie
Animation 2D
1944
Cinéma
1944
Cinéma
016
Le Crime ne Paie Pas
Animation 2D
1945
Cinéma
1945
Cinéma
017
Straight Shooters
Animation 2D
1947
Cinéma
1947
Cinéma
018
À la Soupe !
Animation 2D
1948
Cinéma
1948
Cinéma
019
Pile ou Farces
Animation 2D
1949
Cinéma
1949
Cinéma
020
Attention au Lion
Animation 2D
1950
Cinéma
1950
Cinéma
021
Donald Gagne le Gros Lot
Animation 2D
1951
Cinéma
1951
Cinéma
022
Donald et la Sorcière
Animation 2D
1952
Cinéma
1952
Cinéma
023
La Fontaine de Jouvence de Donald
Animation 2D
1953
Cinéma
1953
Cinéma
024
Canvas Back Duck
Animation 2D
1953
Cinéma
1953
Cinéma
025
Donald et les Pygmées Cannibales
Animation 2D
1954
Cinéma
1954
Cinéma
026
L'Agenda de Donald
Animation 2D
1954
Cinéma
1954
Cinéma
027
Jeunesse • 4 Saisons
1955 • 1959
Télévision
1955 • 1959
Télévision
028
At Home with Donald Duck
Compilation
1956
Télévision
1956
Télévision
029
Your Host - Donald Duck
Compilation
1957
Télévision
1957
Télévision
030
Duck For Hire
Compilation
1957
Télévision
1957
Télévision
031
Donald's Weekend
Compilation
1958
Télévision
1958
Télévision
032
From All of Us to All of You
Compilation
1958
Télévision
1958
Télévision
033
Highway to Trouble
Compilation
1959
Télévision
1959
Télévision
034
Donald, Vedette de Télévision
Compilation
1960
Télévision
1960
Télévision
035
Donald et l’Écologie
Animation 2D / Film "Live"
1961
Cinéma
1961
Cinéma
036
Kids is Kids
Compilation
1961
Télévision
1961
Télévision
037
Donald's Fire Survival Plan
Animation 2D / Film "Live"
1966
16 mm
1966
16 mm
038
The Ranger's Guide To Nature
Compilation
1966
Télévision
1966
Télévision
039
Picsou Banquier
Animation 2D
1967
Cinéma
1967
Cinéma
040
Le Noël de Mickey
Animation 2D
1983
Cinéma
1983
Cinéma
041
Compilation • Animation 2D
1987
Télévision
1987
Télévision
042
Footmania pour Dingo
Animation 2D
1987
Télévision
1987
Télévision
043
La Bande à Picsou
Animation 2D
1987 • 1990
Télévision
1987 • 1990
Télévision
044
La Bande à Picsou : Le Trésor de la Vallée du Soleil d'Or
Animation 2D
1987
Télévision
1987
Télévision
045
La Bande à Picsou : Le Temps, C'est de l'Argent
Animation 2D
1988
Télévision
1988
Télévision
046
La Bande à Picsou : Super Picsou
Animation 2D
1989
Télévision
1989
Télévision
047
A DuckTales Valentine ! (amour or less)
Compilation
1990
Télévision
1990
Télévision
048
Les Personnages Animés Préférés à la Rescousse
Animation 2D
1990
Télévision
1990
Télévision
049
La Bande à Picsou - Le Film : Le Trésor de la Lampe Perdue
Animation 2D
1990
Cinéma
1990
Cinéma
050
Animation 2D • 39 Épisodes
1996 • 1996
Télévision
1996 • 1996
Télévision
051
Mickey Mania
Animation 2D
1999 • 2000
Télévision
1999 • 2000
Télévision
052
Mickey, Il Était Une Fois Noël
Animation 2D
1999
Vidéo
1999
Vidéo
053
Disney's Tous en Boîte
Animation 2D
2001 • 2003
Télévision
2001 • 2003
Télévision
054
Mickey, la Magie de Noël
Animation 2D
2001
Vidéo
2001
Vidéo
055
Mickey, Il Était Deux Fois Noël
Animation 3D
2004
Vidéo
2004
Vidéo
056
Mickey Mouse
Animation 2D
2013 • ....
Télévision
2013 • ....
Télévision
057
Joyeux Noël, Mickey et Donald
Animation 2D
2016
Télévision
2016
Télévision
058
Animation 2D
2017
Télévision
2017
Télévision
059
Animation 2D
2017 • ....
Télévision
2017 • ....
Télévision
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